Jour de l'Évacuation (New York)
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Le Jour de l'Évacuation (Evacuation Day en anglais) a eu lieu le lors du départ de Manhattan des troupes stationnées à New York, dernier vestige de l'autorité britannique aux États-Unis, marquant ainsi le dernier chapitre de la révolution américaine. Le dernier tir de la guerre d'indépendance des États-Unis est rapporté comme ayant été tiré ce jour-là, quand un artilleur britannique tira, depuis un des navires sur le départ, un coup de canon sur la foule qui moquait les Anglais, rassemblée sur le rivage de l'île de Staten Island, à l'embouchure du port de New York ; le boulet tomba bien avant d'atteindre la rive.
À la suite du premier grand combat de la guerre d'indépendance américaine, entre les troupes de l'armée continentale et britanniques, lors de la bataille de Long Island (connue aussi sous le nom de « bataille de Brooklyn »), le , le général George Washington et l'armée continentale battent en retraite sur l'île de Manhattan. Les Continentaux se replient vers le nord et l'ouest puis après la bataille de Fort Washington le , évacuent l'île. Jusqu'à la fin de la guerre d'indépendance, la grande partie de ce qu'est aujourd'hui le grand New York et ses alentours sont sous contrôle britannique. La ville de New York (occupant alors seulement la pointe sud de Manhattan) devient, sous Richard Howe et son frère William Howe, le centre des opérations politiques et militaires britanniques en Amérique du Nord.
Dans le même temps, la région devient le point central du développement du réseau de renseignement des Patriots, dirigé par Washington en personne. Le célèbre Nathan Hale a été l'un des agents de Washington travaillant à New York, bien que les autres agents aient eu généralement plus de succès que Hale.
La ville est victime de deux incendies dévastateurs d'origine inconnue pendant l'occupation britannique. Ces évènements font que les forces britanniques et les loyalistes éminents décident d'occuper les bâtiments intacts, laissant aux citadins les ruines fumantes et des conditions de vie misérables. S'ajoutent à cela les quelque 10 000 soldats et marins patriots qui meurent pendant l'occupation britannique à la suite de manque de soins volontaire sur les bateaux prisons mouillés dans les eaux de New York. Plus de Patriots moururent sur ces bateaux que dans l'ensemble des batailles de la guerre réunies[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9]. Le sort de ces hommes est commémoré, et beaucoup de leurs dépouilles sont inhumées au Prison Ship Martyrs' Monument (en) dans Fort Greene Park (en) à Brooklyn, qui surplombe le site proche de leurs tourments.
L'évacuation
Au cours du mois d', Sir Guy Carleton reçoit des ordres de Londres pour procéder à l'évacuation de la ville de New York. Il déclare au président du Congrès continental qu'il va procéder à l'évacuation des réfugiés, des esclaves libérés ainsi que du personnel militaire aussi vite que possible, mais qu'il ne lui est pas possible de fournir une date exacte car le nombre de réfugiés entrés dans la ville a grandement augmenté. Plus de 29 000 réfugiés loyalistes seront ainsi évacués de la ville. Les Britanniques évacuent aussi d'anciens esclaves qu'ils ont libérés des Américains et qu'ils refusent de renvoyer à leurs propriétaires, dérogeant ainsi à un des termes prévus par le traité de Paris de 1783.

Carleton communique comme date d'évacuation finale le à midi. L'entrée de George Washington dans la ville est retardée jusqu'à ce qu'un drapeau britannique flottant toujours sur la ville soit retiré. Ce dernier est cloué à une hampe dans Battery Park à l'extrémité sud de Manhattan. La hampe aurait été graissée. Après les tentatives de plusieurs hommes qui échouent à descendre les couleurs britanniques (symbole de tyrannie pour les Patriots), des taquets en bois sont coupés et cloués au poteau et, à l'aide d'une échelle, un vétéran du nom de John Van Arsdale est à même d’escalader la hampe, de décrocher le drapeau et de le remplacer par le Stars and Stripes et ce avant que la flotte britannique ne soit hors de vue[10],[11],[note 1]. Le général George Washington mène alors l'armée continentale dans une marche triomphale de Broadway jusqu'à Battery immédiatement après.
Sir Guy Carleton, Andrew Elliot (en) le gouverneur nommé par les Britanniques et quelques anciens autres officiels quittent la ville le [12]. Washington lève le camp peu de temps après le départ des Britanniques.
Mais même après le Jour de l'Évacuation, les troupes britanniques restent stationnées dans des forts frontaliers dans des zones clairement définies par le traité de Paris comme étant sur le territoire des États-Unis. La Grande-Bretagne continuera à maintenir une présence dans le nord-ouest jusqu'en 1815, période à laquelle prend fin la guerre anglo-américaine de 1812.
