Métro (journal montréalais)

ancien quotidien distribué gratuitement à Québec et Montréal From Wikipedia, the free encyclopedia

Métro est un quotidien montréalais publié du à . Parfois aussi appelé Métro Montréal ou Journal Métro, le journal imprimé était distribué gratuitement dans le réseau de transport en commun de Montréal. Il était également disponible sur le Web et via son application mobile.

PaysDrapeau du Canada Canada
LangueFrançais
PériodicitéQuotidienne
FormatTabloïd
Faits en bref Pays, Langue ...
Métro
Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Format Tabloïd
Genre Généraliste
Date de fondation
Ville d’édition Montréal (Québec)

Propriétaire Métro Média
Rédacteur en chef Olivier Robichaud
Site web journalmetro.com
Fermer

En , Métro célébre ses vingt ans. Le journal procéde à une refonte importante cette même année, mais fait faillite en .

En , le quotidien est relancé avec un nouveau concept[1].

Historique

À l'automne 2000, la STCUM se montre intéressé à la distribution d'un quotidien gratuit dans le réseau du métro, dont plusieurs éditeurs se montrent intéressés[2]. Fin , la STCUM choisi Métro comme quotidien exclusif. Québecor affirme être en attente de la première publication de Métro avant d'agir[3].

Détenu à l'origine par Publications Métropolitaines, un consortium formé par Médias Transcontinental, Metro International et Gesca, le quotidien a été lancé le à Montréal, au Québec, sous le nom de Métro. Le journal faisait alors partie du réseau de quotidiens portant la marque de Metro International, implanté dans de nombreuses villes à travers la planète.

Une semaine plus tard, Québecor met en demeure la STCUM[4]. Le , Québecor distribue son nouveau quotidien, Montréal Métropolitain. Prise de court, la STCUM expulse les camelots de ses stations[5].

Pendant plusieurs années, Métro et son compétiteur 24 Heures étaient souvent critiqués comme étant des sources plutôt superficielles. Les textes venaient principalement d'agences de presse externes, sauf pour les nouvelles locales. Ils étaient courts et (au départ) n'étaient pas signés. Selon le chercheur Daniel Giroux, le modèle était celui du « résumé succinct de ce qui s'était passé dans les dernières 24 heures »[6].

En , Transcontinental Inc., par l'entremise de sa filiale TC Media, est devenue l'unique propriétaire de Métro[7]. TC Media a ensuite mis l'ensemble de ses publications du Québec et de l'Ontario en vente en 2017, y compris Métro[8].

En , Michael Raffoul, de l’entreprise Transmet Logistics & Metropolitan Media, s'est porté acquéreur de l'ensemble des publications de TC Media à Montréal et à Québec[9],[10]. Le nouveau groupe de presse ainsi formé par Métro et les hebdomadaires de quartier s'appellait Métro Média.

Le journal connaît certaines difficultés pendant les premiers mois de la pandémie de COVID-19. Métro Média doit mettre à pied 40% de ses effectifs, y compris au sein de la salle de rédaction[11]. L'impression du journal passe aussi à trois jours par semaine plutôt que d'être publié du lundi au vendredi. Toutefois, les employés licenciés reviennent au bureau quelques mois plus tard grâce à l'augmentation des revenus publicitaires et l'entrée en vigueur d'aides gouvernementales pour la main-d'oeuvre journalistique annoncées précédemment par les gouvernements fédéral[12] et provincial[13].

En 2021, Métro célébrait son 20e anniversaire[14]. La même année, Métro Média connaît un vent de changement. Il renforce le branding de ses publications en misant davantage sur la nouvelle locale, sur le contenu original et sur la vie urbaine. Il rajeunit aussi son style pour attirer davantage les millénariaux. Le quotidien Métro concrétise ainsi une transition entamée depuis plusieurs années, où il est passé d'un journal misant d'abord et avant tout sur le contenu produit à l'externe par des agences de presse (comme La Presse canadienne et l'Agence France-Presse) et par Metro International à un journal où la quasi-totalité du contenu est produit à l'interne. Une application mobile est également lancée. Cependant, le journal affirme que les versions papier seront toujours disponibles, comme avant[15].

Fermeture et relance

Le , Métro Média annonce la suspension de toutes ses publications[16]. Le 17 septembre, la société confirme que « la mise à pied temporaire sera donc maintenant une mise à pied définitive ». Quelque 70 employés, dont une trentaine de journalistes, perdent leur emploi[17].

En décembre la même année, Pierre-Antoine Fradette, propriétaire d'une entreprise de publicité numérique, fait l'acquisition de la marque, des équipements, des données et de la propriété intellectuelle de Métro et des publications de quartier de Métro Média. Toutefois, aucune mesure n'est annoncée pour relancer les activités du journal[18]. Le site web journalmetro.com était toujours accessible mais aucun nouveau contenu n'y était diffusé depuis la faillite.

En , Métro est officiellement relancé[19]. Sous cette nouvelle mouture, le quotidien mise sur l'intelligence artificielle pour rédiger la majorité de ces articles, réservant le contenu réalisé par ses journalistes pour ses abonnés payants.

Diffusion et concurrence avec 24 heures

Le journal était disponible dans plus de 1 000 points de distribution du lundi au vendredi, à travers le réseau de la Société de transport de Montréal et dans certains points de chute des transporteurs des banlieues. En 2015, Métro était le quotidien le plus lu à Montréal (un million de lecteurs par édition[20]). De 2001 à 2020, il était imprimé chaque jour de semaine, du lundi au vendredi. Pendant la pandémie de COVID-19, la fréquence d'impression a été réduite à trois éditions par semaine, puis deux, puis en 2023 il n'y avait qu'une seule édition imprimée par semaine[21].

Son principal concurrent était 24H Montréal, publié par Québecor Média et également gratuit. Une entente d'exclusivité avec la Société de transport de Montréal (STM) a fait en sorte que seul Métro ait pu être distribué à l'intérieur des stations de métro jusqu'au . Par souci d'égalité, la STM a ensuite octroyé cette exclusivité à 24H Montréal pour cinq ans[22],[23]. Le , l’octroi de la distribution de journaux gratuits dans les stations de métro pour revenait à nouveau à Métro[24]. Depuis 2020, les deux journaux étaient distribués dans les stations de métro de Montréal. Le 24H a ensuite cessé le papier en 2021 et Métro a fait faillite en 2023.

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI