Jours de fête
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392 p. |
Jours de fête, sous-titré Jours fériés et fêtes légales dans la France contemporaine, est un ouvrage de l'historienne française Jacqueline Lalouette, paru aux Éditions Tallandier en 2010.

Jacqueline Lalouette retrace les fêtes légales et jours fériés des XIXe siècle et XXe siècle en France. Elle s'interroge sur la fonction sociale, religieuse ou politique qui fonde leur existence. Elle distingue les fêtes chrétiennes des fêtes à caractère national ou civique ou encore « sociétales[1] ».
J. Lalouette étudie principalement l'établissement progressif des onze fêtes légales du calendrier actuel, mais n'oublie pas de passer en revue les fêtes révolues, notamment les fêtes nationales établies par chacun des régimes politiques successifs du Premier au Second Empire, reflets de l'instabilité politique du XIXe siècle[1].
L'auteur retrace ensuite les débats autour de l'établissement comme jour férié du 11-Novembre en 1921, du 1er-Mai en 1941 et enfin du 8-Mai, sans doute le plus polémique[1].
Dans les chapitres suivants, l'auteur étudie successivement les quatre fêtes religieuses, puis les fêtes civiques (actuelles ou disparues) et enfin le 1er-Janvier, qu'elle qualifie de fête « sociétale ». Pour chacune, elle envisage d'abord sa signification ou sa symbolique, puis elle décrit les rituels et pratiques variées qui y sont attachés. Elle n'oublie pas d'évoquer les formes de détournements, subversions, contestations, qui ont pu naître de ces pratiques[1].
Dans le chapitre V, J. Lalouette explore la fonction caritative et philanthropique des jours fériés : droit de grâce et d'amnistie, organisation de la bienfaisance et de la solidarité, rôle des pouvoirs publics et pratiques privées dans la « manière de donner[1] ».
Le chapitre VI décrit les réjouissances et divertissements liés aux fêtes et leur évolution : jeux, bals, spectacles, concerts, feux d'artifice et illuminations[1].
La conclusion n'oublie pas de montrer les enjeux actuels de la recherche : les débats passionnés autour de la pertinence de la suppression ou de l’adjonction de jours fériés ainsi que la perte de sens religieux ou civique qui a tendance à transformer les jours fériés en « coquilles vides[1] ».