Juan Antonio de Urbiztondo
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Juan Antonio de Urbiztondo | |
Portrait par Luis Carlos Legrand (es) en 1852 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Gouverneur espagnol des Philippines | |
| – (3 ans, 4 mois et 21 jours) |
|
| Ministre de la guerre | |
| – (2 mois et 4 jours) |
|
| Prédécesseur | Leopoldo O'Donnell |
| Successeur | Francisco de Paula Figueras (es) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | San Sebastian |
| Date de décès | (à 54 ans) |
| Lieu de décès | Madrid |
| Profession | Militaire |
| modifier |
|
Paramètres
Juan Antonio de Urbiztondo y Eguía (1803 - 1857), marquis de La Solana, est un militaire espagnol du XIXe siècle. Il prit part à la première guerre carliste en tant qu'insurgé, puis se rallia à la couronne espagnole dont il fut ministre de la guerre en 1856. Il conquit l'archipel de Sulu pour son pays.
La ville d'Urbiztondo aux Philippines est nommée en son honneur.
Première guerre carliste
Né à San Sébastien le , Juan Antonio de Urbiztondo entre dans l'armée en 1814, en tant que chevalier-page.
En 1833, lors de la première guerre carliste, il rejoint les rangs des soutiens au prétendant Charles de Bourbon (les carlistes), mais est capturé dès la première année de conflit, pour être emprisonné à Mérida. Il s'évade et fuit vers le Portugal, puis rejoint l'Angleterre au côté de Charles de Bourbon. Il revient bien vite combattre dans son pays natal, mais est cette fois déporté à Porto Rico après une nouvelle capture. A nouveau évadé, il est nommé général de brigade par le prétendant et retourne en Espagne.
Au fil des combats il gravit les échelons, devient chef d'état-major en second des carlistes puis commandant en chef de l'armée de Catalogne. A la fin de la guerre, il accepte la Convention d'Ognate, et devient commandant d'une unité intégrée à l'armée royale. A la tête de celle-ci, et sous les ordres du général Espartero il combat son ancien allié Ramón Cabrera.
Durant la Régence d'Espartero, il rejoint l'insurrection du pronunciamiento de 1841 tentant de mettre un terme à celle-ci, mais il échoue dans sa tentative et doit finalement se rallier à la cause du régent Espartero. Malgré son engagement initial contre le régime, il parvient à intégrer l'armée royale et poursuit sa carrière militaire.
Aux Philippines
Devenu un lieutenant-général grandement décoré, il est nommé le en tant que gouverneur des Philippines, alors espagnoles. Il est principalement chargé par le gouvernement d'y réformer l'armée, en augmentant les effectifs. Il prend aussi part à la création de différentes villes, ainsi qu'à l'édification des jardins de la Place du palais de Manille. Il permet aussi le retour des jésuites sur l'île.
En , il prend la tête de la répression contre les Moros du Sultanat de Sulu, car ceux-ci ne respectaient pas l'Espagne. Il part avec quatre régiments et vainc dans un premier temps sans problème ses adversaires, leur enlevant huit forts et 130 pièces d'artillerie. Il détruit les places-fortes situées sur les îles de Balanguingui et de Tonquil, mais il échoue ensuite devant la capitale, Jolo. Lors de sa seconde attaque, le , il détruit la forteresse défendant la ville, prend 112 canons et finit de s'emparer de l'entièreté de l'Archipel de Sulu en mars, pour la couronne espagnole. Le traité de paix est signé le et confie l'archipel de Sulu à la gouvernance espagnole des Philippines.
Le , il est remplacé à son poste par un certain Ramón Montero Blandino, son ancien adjoint.
Retour en Espagne
Du au , il est ministre de la Guerre dans le gouvernement de Ramón María Narváez y Campos.
Il meurt à Madrid (au palais Royal) le , officiellement d'une maladie foudroyante. Selon certains chroniqueurs, il aurait été assassiné par Narváez en personne au cours d'une dispute impliquant aussi le roi François d'Assise de Bourbon et Joaquín Osorio y Silva (es), lui-aussi tué par Urbiztondo lui-même.