Juan Van Halen
militaire espagnol
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Don Juan Van Halen y Sarti, né le à Isla de León, Cadix et mort le à El Puerto de Santa María, Cadix à l'âge de 76 ans, est un officier espagnol de haut rang. Il est général en Espagne, colonel russe dans le Caucase, lieutenant général en Belgique[1] et mercenaire actif dans plusieurs conflits. Il a défendu les idéaux libéraux contre les monarchies absolutistes.
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Juan Manuel Julián Antonio Van Halen y Sarti, Murphy y Castañeda |
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Biographie
Juan Manuel Julián Antonio Van Halen y Sarti, né le à Isla de León (Cadix) est le fils d'Antonio Van Halen, lieutenant de vaisseau, et de Francisca Sarti. Son père est un espagnol d'origine belge. Son frère cadet, Antonio Van Halen, comte de Peracampos, est aussi un officier supérieur. En 1921, Van Halen first a épousé Maria del Carmen Quiroga y Hermida, sœur du général Antonio Quiroga. Après son décès en 1859, Van Halen a épousé Clotilde Butler y Abrines, fille d'un capitaine de frégate[2].
Il est formé à l'École des Nobles et à l'École des Pages de Sa Majesté, y rencontrant en 1800 quelques hauts officiers libéraux et 'afrancesados' François et Mariano de Unzaga Saint Maxent, avec Joseph Marie Torrijos ou avec le comte de Montijo[3]. Il entre au collège des gardes-marines et de 1803 à 1804 et participe à deux campagnes navales contre les forces navales de l'Angleterre[2].
Lors de la guerre d'indépendance espagnole (1808-1814), il prend part à l'insurrection espagnole contre les Français du maréchal Joachim Murat. Par la suite, il combat contre les Français et est fait prisonnier. Il se rallie alors aux Français jusqu'en 1814 après quoi changeant de nouveau de camp, il rejoint l'armée du roi d'Espagne[2].
De 1815 à 1818, il est traduit en justice pour sa défection au bénéfice de l'armée française et pour ses liens avec la franc-maçonnerie. Accusé de conspiration, il est arrêté le et emprisonné dans les cachots de l'inquisition d'Espagne. En , il s'évade avec l'aide d'une complice et s'exile en Angleterre.
De 1819 à 1821, il prend du service dans l'armée russe et combat dans la région du Daghestan et du Caucase à la tête d'un régiment avec le grade de major puis de colonel[2].
De 1822 à 1825, il est chef d'état-major d'une des divisions de l'armée de Francisco Espoz y Mina, qui combat les Français partisans de l'absolutisme (voir Expédition d'Espagne). À l'issue de la victoire des Français, il s'exile pendant trois ans à Cuba puis aux États-Unis[2].
Ses intérêts familiaux le ramènent ensuite à Bruxelles à l'époque dans le Royaume uni des Pays-Bas.

Libéral et franc-maçon, il se trouve à Bruxelles en alors qu'éclate la Révolution belge. Le , le gouvernement provisoire belge fait appel à lui et le nomme commandant en chef des forces de la Belgique. Par des manœuvres adroites, il contraint les Hollandais à évacuer la parc de Bruxelles puis la ville et les faubourgs de Bruxelles. Il nomme également le général français émigré Anne François Mellinet, commandant de l'artillerie. Le , il est nommé lieutenant-général par le gouvernement provisoire en charge du brabant méridional. Le , il est mis en disponibilité, le gouvernement provisoire ne souhaitant pas conserver un général étranger à la tête de son armée et craignant de sa part des velléités de pronunciamento[4].
En 1831, il quitte la Belgique, formant une brigade de Belges pour défendre les libéraux portugais des persécutions du monarque absolu Michel Ier du Portugal[2].
De 1833 à 1840, il prend également part aux combats en Catalogne contre les troupes carlistes.
En 1834, il a écrit et publié Histoire sur l'inquisition d'Espagne. Contenant le récit de sa captivité dans les cachots de l'Inquisition d'Espagne en 1817 et 1818, de son évasion, etc. Accompagné de pièces justificatives et ornée du portrait de l'auteur, de fac-similés de signatures des inquisiteurs et de plusieurs gravures représentant les supplices de l'inquisition.
Il a fait un certain nombre de séjours en Belgique et en Angleterre notamment lors de ses périodes d'exil. En 1854, il s'établit définitivement en Espagne et y reçoit de nombreux honneurs en raison de son attachement à l'Espagne et à la cause libérale[2].
Hommages et distinctions
Un monument au général Van Halen a été érigé dans le parc du Retiro à Madrid.
On trouve la « Calle Juan Van Halen » à San Fernando et à « Torrelodenes » et la « Calle del general Juan Van Halen » à Madrid.
En 1854, il est nommé gentilhomme de la chambre par la reine Isabelle II d'Espagne.
Les décorations suivantes lui ont été attribuées :
Grand-croix de l'ordre de Charles III en 1854 (Espagne) ;- Grand-Croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne) ;
Chevalier Croix laurée de Saint-Ferdinand (Espagne) ;- Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Herménégilde (Espagne).
Chevalier de l'ordre de Léopold (Belgique) ;- Croix de fer (Belgique) ;
- Croix de l'ordre impérial et militaire de Saint-Georges (Russie).
Publications
- Charles Rogier et Juan Van Halen, Mémoires de Don Juan Van Halen, chef d'état major d'une des divisions de l'armée de Mina, en 1822 et 1823, écrits sous les yeux de l'auteur par Charles Rogier[5], Liège, s.d.
- Les quatre journées de Bruxelles[6], Bruxelles, 1831.
- Histoire sur l'inquisition d'Espagne : accompagnée de pièces justificatives : Ornée d'un portrait, des fac-simile et de plusieurs gravures, Paris : Le Bailly, 1834, 335 pp.
Annexes
Bibliographie
- Louis Alvin, « Halen (Don Juan van) », dans Biographie nationale, t. VIII, Bruxelles, Bruylant-Christophe & Cie, 1884-1885 (lire en ligne), col. 617-628.
- Pío Baroja, Juan Van Halen, el oficial aventurero, Espasa-Calpe, collection «Vidas españolas e hispanoamericanas del siglo XIX», Madrid, 1933 (2de édition).
- Juan Van Halen Acedo, Los Van Halen, una familia flamenca en España, Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía. Discurso de Ingreso, Madrid, 1991.
- Gran Enciclopèdia Catalana, tome 8, p. 355.
- Anne-Marie Storrer[7], Le général van Halen et la Révolution belge de 1830, Bruxelles : Racine, 2005.
Liens connexes
Liens externes
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