Jules Daisay
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Barberaz
Barberaz
Jean-Marie Daisay, dit Jules Daisay, né le à Barberaz (Savoie) et mort le dans la même ville, est un peintre, enseignant et conservateur de musée français.
Jules Daisay naît le à Barberaz[1]. Fils du cordonnier chambérien Pierre-Antoine Daisay, il grandit au sein d'une fratrie de dix frères et sœurs[2]. Il est l'élève du peintre savoyard Benoît Molin (1810-1894) à l'école municipale de peinture de Chambéry, et poursuit sa formation à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris[3].
Après un long service militaire dans l'artillerie jusqu'en 1873[4], il rejoint l'atelier du peintre Isidore Pils[5], puis celui d'Henri Lehmann[6].
En 1873 il épouse sa cousine Marguerite Roux, avec laquelle il avait eu deux enfants[2],[7].
Revenu à Chambéry en 1880, il enseigne le dessin d'abord en tant que suppléant, puis comme professeur certifié à partir de 1881[5]. En 1883, il est nommé membre correspondant de l'Académie de Savoie[7]. Il succède à Benoît Molin en 1885 à l’Ecole préparatoire à l’Enseignement supérieur, au cours de peinture de la fondation Guy[8], et l'assiste dans sa fonction de conservateur du musée des Beaux-Arts à partir de 1881, puis devient conservateur en titre en 1894[6].
Conseiller municipal de Chambéry, il est nommé premier adjoint au maire en 1894. Il ne se représente pas en 1896, mais pose sa candidature et est élu au conseil d'arrondissement[8].
Atteint d'une maladie hépatique[2], il meurt le [8].
Oeuvres

- Autoportrait (1875)
- La prière (1875)
- La sortie de bal (1876)
- Une lectrice (1876)
- Portrait de M. Ben Tayoux, compositeur (1877)
- Portrait de M. Delannoy, comédien (1877)
- L'indiscrète (vers 1878)
- Autoportrait (1880)
- Portrait de Madame de *** (1880)
- Le mendiant (1880)
- Portrait de M. Savoyen (1881)
- Portrait de jeune fille (1881)
- Portrait de Mademoiselle D. (1882)
- Portrait de Madame D. (1883)
Voir la liste des œuvres dans "Jules Daisay - un peintre savoyard de l’École française devenu conservateur de musée"[2]
Prix et médailles
- Médaille de la fondation Pillet-Will (1874)[5]
- Deuxième prix de la Société florimontane d’Annecy pour le Mendiant (1880)[5]
- Prix François Guy pour un Portrait de Jeune fille (1881)[5]
- Premier prix du concours de l’Académie florimontane (1897)[2]
Expositions
Hommages
- Le passage Jules Daisay, jouxtant le musée des Beaux-Arts de Chambéry, porte son nom.
- Le square Gilbert Durand, près du lycée Vaugelas à Chambéry, s'appelait square Jules Daisay jusqu'en 2013[9].