Koné Justin Katinan est issu d’un milieu social modeste, de paysans sénoufos. Il fait ses études secondaires à Katiola, puis entre à l’université avant d'intégrer l’École nationale d’administration à Abidjan[2]. À sa sortie de l'ENA, il entre dans l'administration fiscale[2].
Début de carrière politique
Parallèlement, en , il rejoint le FPI, qui sort de la clandestinité. Il est alors parrainé par Lia Bi Douayoua, futur ministre de la Communication[2]. Il gravit les échelons du parti, jusqu'à devenir secrétaire national chargé de l’Intégration[2].
Entré au gouvernement et départ en exil
Koné Katinan est le directeur du cadastre de 2005 à 2010, jusqu'à ce qu'il soit nommé ministre du Budget en , dans le gouvernement Aké N'Gbo. Il est chargé par le président Gbagbo d’organiser la résistance d’un régime étranglé par les sanctions financières pendant la crise ivoirienne de 2010-2011[2]. Après l'arrestation du président Gbagbo et la démission du gouvernement, Justin Koné Katinan part en exil à Accra le [2].
Mandat d’arrêt international
Koné Justin Katinan est visé par un mandat d’arrêt international pour crimes économiques émis par la justice ivoirienne le [2]. Il est accusé entre autres d'avoir «cambriolé» l'agence principale de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) à l'occasion de sa réquisition par le gouvernement Gbagbo[3].
Condamnation
Le , Koné Justin Katinan, Laurent Gbagbo, Gilbert Marie N'gbo Aké et Désiré Dallo (ex-ministre de l'Économie et des Finances), sont condamnés par la cour d'assises d'Abidjan à vingt ans de prison et une amende de 329 milliards de francs CFA pour «vol en réunion par effraction portant sur des caves à la BCEAO et des numéraires, complicité de vol en réunion par effraction, destruction d'une installation appartenant à autrui, détournement de deniers publics» en vue d'obtenir des liquidités en pleine crise postélectorale[4].
Retour d'exil
Koné Justin Katinan rentre d'exil au Ghana le après plus de dix ans, dans le cadre d’un processus de réconciliation facilité par le HCR et les autorités ivoiriennes[5]. Il a depuis été réintégré dans la fonction publique et joue un rôle politique actif au sein du PPA-CI de Laurent Gbagbo (Koaci)[6].
Candidat aux élections municipales et régionales de 2023
En , Katinan est nommé deuxième vice-président et porte-parole du nouveau parti de Laurent Gbagbo, le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI). Le même mois, en accord avec le pouvoir politique ivoirien, il est réintégré à la direction générale des impôts, avec toutefois un grade inférieur à celui auquel il pouvait prétendre[7].