Contrôleur des finances de la maison d’Orléans, profondément dévoué à ce prince, il se dévoua à ses intérêts politiques à l’époque de la Révolution durant laquelle il eut une attitude assez équivoque. On a même prétendu qu’il avait voulu faire empoisonner le comte d’Artois.
Fervent patriote, il rédigea les instructions que les bailliages de l’apanage du prince distillaient à leurs députés, et contribua beaucoup à la nomination du prince lui-même. Nommé député du tiers état de Villers-Cotterêts, il refusa et fut remplacé par Bourgeois, son suppléant. Maire de la commune de Pont-l'Évêque, il fit don à l’Assemblée nationale de 182 marcs d’argent.
Après ces démonstrations éminemment civiques, M. de Limon sortit cependant de France, et devint à l’étranger un royaliste exalté, au point de publier, en 1796, un écrit tendant à engager le roi de Prusse à entrer dans la coalition contre la France. C’est également lui qui, le , aurait rédigé, avec Pellenc le manifeste de Brunswick, attribué au duc de Brunswick.
Source
Biographie nouvelle des contemporains, t. 12, Paris, Librairie historique, 1823, p. 33.
Béatrice Hyslop, L’apanage de Philippe-Égalité, duc d’Orléans (1785-1791), Paris, SER, coll.«Bibliothèque historique de la Révolution française, 3e série», , 453p.