K-PAX : L'Homme qui vient de loin

film sorti en 2001 From Wikipedia, the free encyclopedia

K-PAX : L'Homme qui vient de loin (K-Pax) est un film germano-américain de Iain Softley, sorti en 2001. Kevin Spacey et Jeff Bridges interprètent les personnages principaux.

Titre original K-PAX
Réalisation Iain Softley
Scénario Gene Brewer
Charles Leavitt
Musique Ed Shearmur
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
K-PAX : L'Homme qui vient de loin
Titre original K-PAX
Réalisation Iain Softley
Scénario Gene Brewer
Charles Leavitt
Musique Ed Shearmur
Acteurs principaux Kevin Spacey
Jeff Bridges
Mary McCormack
Alfre Woodard
Sociétés de production Intermedia
Lawrence Gordon Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre drame
science-fiction
Durée 121 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Synopsis

Dans la gare centrale de New York, comme de nulle part, un homme dénommé « Prot » (sans majuscule) (Kevin Spacey) apparaît mystérieusement dans un rayon de lumière.

Pris à partie et interrogé par des policiers à cause d'un vol à l'arraché qui vient de se produire, il prétend être un extraterrestre venu d'une planète nommée « K-PAX » (« k-paX », selon Prot). Prot est donc emmené dans un hôpital psychiatrique à New York. Le Dr Mark Powell (Jeff Bridges), un psychiatre de Manhattan apathique, se voit alors confier la tâche de traiter et de « guérir » Prot de ses prétendus délires. Dès la première session psychiatrique, le Dr Powell qui tente sceptiquement de le confronter aux apparentes contradictions de ses allégations, découvre la personnalité de Prot — qui s'intéresse autant aux patients qu'au personnel hospitalier dont il suscite une sympathie unanime, et commence à découvrir ses étranges capacités — notamment son cas médicalement aberrant selon les normes de la médecine humaine, ou lorsqu'il réussit là où tous ses collègues et lui échouent en aidant à sa manière plusieurs patients de son service à « se guérir eux-mêmes » au fil de l'histoire — comme ses immenses connaissances, notamment en astrophysique — et jugées soit difficiles, soit impossibles d'accès pour un humain ordinaire. Au fur et à mesure, le docteur s’attache de plus en plus à Prot et commence à croire à ses affirmations. Prot impressionne même certains des plus grands astrophysiciens dont fait partie Steve, l'un des amis de Powell, avec ses connaissances pointues et ésotériques des sciences et de l'astronomie — dont des informations précises qui, sur Terre, ne seraient connues que d'une poignée d'humains (voire d'aucun), alors qu'elles relèveraient pour les siens de la « culture générale, même pour un enfant », selon Prot.

Un jour toutefois, en réaction à un stimulus imprévu, Prot manifeste un bref épisode de comportement violent lors d’une visite dans un cadre familial à la maison du Dr Powell avec des amis et collègues hospitaliers. Ce dernier décide alors d’effectuer une régression hypnotique sur Prot pour en savoir plus sur son passé. Comme Prot a annoncé qu'il quitterait la Terre le à 5h51 (heure locale), le psychiatre effectue une course contre le temps afin de découvrir l'identité réelle de l'énigmatique Prot avant son « départ », craignant le pire quand ce jour arrivera. Prot promet également qu'il emmènera un des patients volontaires avec lui, et à la suite de l'idée de l'un d'eux, Howie, encourage un concours de rédaction entre eux en vue de déterminer son choix.

Malheureusement, le Dr Powell est seulement en mesure de s'informer sur l'homme dont Prot occupe le corps. Celui-ci aurait été témoin d'un drame terrible. Dans le cadre de sa régression hypnotique, il révèle des détails de ce douloureux événement qui se serait très mal terminé. Le Dr Powell effectue alors des recherches qui, à la suite d'un heureux hasard, l'amènent au cas de Robert Porter, un cogneur d'abattoir qui vivait à Guadalupe au Nouveau-Mexique et aurait disparu dans une rivière à proximité de son domicile. D'après les conclusions officielles rapportées par le shérif local qui accompagne Powell sur les lieux laissés à l'abandon, en cette nuit du Porter se serait suicidé en s'y jetant, après avoir surpris à son retour du travail le meurtre de sa propre famille, sa femme Sarah — violée avant sa mort — et sa fille Rebecca, et brisé de ses mains la nuque de leur meurtrier (un criminel multirécidiviste libéré sur parole), dans un lieu remarquablement similaire à celui que Prot a décrit durant les séances hypnotiques.

À son retour à l'hôpital, alors qu'en parallèle s'organise la veille de son départ une fête avec les patients, après lui avoir offert un pot de départ dans l'intimité de son bureau Powell confronte Prot à une photo d'album scolaire de lui-même, avec le nom de « Robert Porter » imprimé en dessous. Prot ne confirme pas être Porter et demande à Powell de « prendre soin de lui » (Robert) et l'encourage à renouer avec son fils aîné, issu d'un premier mariage et avec qui il est en froid.

Le jour du , Powell qui, éreinté par tous ses efforts et trajets, s'est endormi dans son bureau et ne se réveille que quelques minutes avant l'heure du « départ », court jusqu'à la chambre de Prot (surveillée de l'extérieur par l'un des aides-soignants, de l'intérieur par un collègue via des caméras jusqu'à une panne technique à l'instant T), arrive juste au moment annoncé et croit dans un premier temps qu'il a disparu. Après vérification, il le trouve inconscient sous l'un des lits. Au même moment, les patients de l'établissement psychiatrique se rendent compte que Bess, sans doute la plus silencieuse et la moins égoïste d’entre eux, a disparu en laissant sur son lit sa brève lettre de rédaction (« Je n'ai pas de foyer. ») écrite à Prot.

Plus tard, Powell s’occupe personnellement de Robert Porter, qui est désormais plongé dans un état catatonique, et le tient ponctuellement informé des événements, notamment le sort de deux des anciens patients (Howie et Ernie) qui se sont réinsérés et ont trouvé une vocation. Le film laisse le spectateur indécis quant à savoir si Prot est un homme qui a subi une dépression nerveuse en raison de son passé tragique, ou s’il a vraiment quitté le corps de son hôte humain et est retourné dans son monde, la planète K-PAX, avec Bess.

Scène post-générique

La nuit, Powell, en robe de chambre sur sa pelouse, observe les étoiles avec un télescope. Il sourit et se dirige vers sa maison.

Fiche technique

Distribution

Musique

Bande originale

Faits en bref Sortie, Enregistré ...
K-PAX
(Original Motion Picture Soundtrack)
Bande originale d’Edward Shearmur
Sortie [1],[2]
Enregistré
Music Grinder, Hollywood et Sony Pictures Scoring, Culver City (Californie)
Durée 43:17
Genre Électronique, atmosphérique, bande originale
Format disque microsillon, album
Compositeur Edward Shearmur
Label Decca Records
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Toutes les musiques sont composées par Edward Shearmur.

Davantage d’informations Liste des titres,, No ...
Liste des titres[1],[2]
NoTitreDurée
1.Grand Central4:39
2.Good Morning Bess2:48
3.Taxi Ride3:51
4.Constellation Lyra2:41
5.Bluebird3:52
6.4ᵗʰ of July4:15
7.Prot Missing2:30
8.Sarah3:03
9.New Mexico6:25
10.Powell’s Return1:11
11.July 27ᵗʰ4:41
12.Coda3:21
43:17
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Musiques préexistantes utilisées dans le film

Accueil

Accueil critique

Faits en bref Site, Note ...
K-PAX : L'Homme qui vient de loin
Score cumulé
SiteNote
Metacritic 49/100[Note 1]
Rotten Tomatoes 42 %[3]
Allociné 2,6/5 étoiles[4]
Compilation des critiques
PériodiqueNote
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Le film a obtenu des critiques mitigées, recueillant 42 % de critiques positives, avec une note moyenne de 5,1/10 et sur la base de 141 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[3]. Il obtient un score de 49/100, sur la base de 31 critiques, sur Metacritic[5].

En France, le site Allociné propose une note moyenne de 2,65 à partir de l'interprétation de critiques provenant de 14 titres de presse[4].

Box-office

Le film a rapporté 65 001 485 $ au box-office (dont 50 338 485 $ aux États-Unis)[6]. Il a réalisé 146 650 entrées au Québec, 137 416 en France, 85 002 en Belgique, et 12 076 en Suisse[7].

Accusation de plagiat

Le réalisateur argentin Eliseo Subiela, auteur du film Homme regardant au sud-est (1986), a engagé un procès pour plagiat contre Paramount Pictures. La plainte a cependant été abandonnée et Gene Brewer a affirmé ne pas avoir vu ce film avant d'écrire K-PAX, et avoir découvert son existence seulement cinq ans après la sortie du livre[réf. nécessaire].

Distinctions

Nominations

Kevin Spacey a été nommé aux Saturn Awards 2002 du meilleur acteur pour son rôle.

Analyse

K-PAX montre l'hôpital psychiatrique comme un endroit haut en couleur, presque magique, où les maladies des patients disparaissent grâce à l'interaction avec Prot. On peut d'ailleurs trouver un motif similaire dans Vol au-dessus d'un nid de coucou ou Docteur Patch.

Les critiques pensent que cette vision des hôpitaux psychiatriques fait du tort aux médecins qui y travaillent, qu'elle amoindrirait leur rôle et les montrerait comme des incompétents, incapables de voir que (en citant Prot) : « Chaque être dans l'Univers sait se guérir soi-même ». Le Dr Powell est montré comme l'un de ces apathiques formalistes qui ne prête pas beaucoup d'attention à ce que disent les patients et qui, en étant fasciné par le cas de Prot, commence à changer son point de vue sur son travail.

Notes et références

Voir aussi

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