K-PAX : L'Homme qui vient de loin
film sorti en 2001
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K-PAX : L'Homme qui vient de loin (K-Pax) est un film germano-américain de Iain Softley, sorti en 2001. Kevin Spacey et Jeff Bridges interprètent les personnages principaux.
| Titre original | K-PAX |
|---|---|
| Réalisation | Iain Softley |
| Scénario |
Gene Brewer Charles Leavitt |
| Musique | Ed Shearmur |
| Acteurs principaux |
Kevin Spacey Jeff Bridges Mary McCormack Alfre Woodard |
| Sociétés de production |
Intermedia Lawrence Gordon Productions |
| Pays de production |
|
| Genre |
drame science-fiction |
| Durée | 121 minutes |
| Sortie | 2001 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
Dans la gare centrale de New York, comme de nulle part, un homme dénommé « Prot » (sans majuscule) (Kevin Spacey) apparaît mystérieusement dans un rayon de lumière.
Pris à partie et interrogé par des policiers à cause d'un vol à l'arraché qui vient de se produire, il prétend être un extraterrestre venu d'une planète nommée « K-PAX » (« k-paX », selon Prot). Prot est donc emmené dans un hôpital psychiatrique à New York. Le Dr Mark Powell (Jeff Bridges), un psychiatre de Manhattan apathique, se voit alors confier la tâche de traiter et de « guérir » Prot de ses prétendus délires. Dès la première session psychiatrique, le Dr Powell qui tente sceptiquement de le confronter aux apparentes contradictions de ses allégations, découvre la personnalité de Prot — qui s'intéresse autant aux patients qu'au personnel hospitalier dont il suscite une sympathie unanime, et commence à découvrir ses étranges capacités — notamment son cas médicalement aberrant selon les normes de la médecine humaine, ou lorsqu'il réussit là où tous ses collègues et lui échouent en aidant à sa manière plusieurs patients de son service à « se guérir eux-mêmes » au fil de l'histoire — comme ses immenses connaissances, notamment en astrophysique — et jugées soit difficiles, soit impossibles d'accès pour un humain ordinaire. Au fur et à mesure, le docteur s’attache de plus en plus à Prot et commence à croire à ses affirmations. Prot impressionne même certains des plus grands astrophysiciens dont fait partie Steve, l'un des amis de Powell, avec ses connaissances pointues et ésotériques des sciences et de l'astronomie — dont des informations précises qui, sur Terre, ne seraient connues que d'une poignée d'humains (voire d'aucun), alors qu'elles relèveraient pour les siens de la « culture générale, même pour un enfant », selon Prot.
Un jour toutefois, en réaction à un stimulus imprévu, Prot manifeste un bref épisode de comportement violent lors d’une visite dans un cadre familial à la maison du Dr Powell avec des amis et collègues hospitaliers. Ce dernier décide alors d’effectuer une régression hypnotique sur Prot pour en savoir plus sur son passé. Comme Prot a annoncé qu'il quitterait la Terre le à 5h51 (heure locale), le psychiatre effectue une course contre le temps afin de découvrir l'identité réelle de l'énigmatique Prot avant son « départ », craignant le pire quand ce jour arrivera. Prot promet également qu'il emmènera un des patients volontaires avec lui, et à la suite de l'idée de l'un d'eux, Howie, encourage un concours de rédaction entre eux en vue de déterminer son choix.
Malheureusement, le Dr Powell est seulement en mesure de s'informer sur l'homme dont Prot occupe le corps. Celui-ci aurait été témoin d'un drame terrible. Dans le cadre de sa régression hypnotique, il révèle des détails de ce douloureux événement qui se serait très mal terminé. Le Dr Powell effectue alors des recherches qui, à la suite d'un heureux hasard, l'amènent au cas de Robert Porter, un cogneur d'abattoir qui vivait à Guadalupe au Nouveau-Mexique et aurait disparu dans une rivière à proximité de son domicile. D'après les conclusions officielles rapportées par le shérif local qui accompagne Powell sur les lieux laissés à l'abandon, en cette nuit du Porter se serait suicidé en s'y jetant, après avoir surpris à son retour du travail le meurtre de sa propre famille, sa femme Sarah — violée avant sa mort — et sa fille Rebecca, et brisé de ses mains la nuque de leur meurtrier (un criminel multirécidiviste libéré sur parole), dans un lieu remarquablement similaire à celui que Prot a décrit durant les séances hypnotiques.
À son retour à l'hôpital, alors qu'en parallèle s'organise la veille de son départ une fête avec les patients, après lui avoir offert un pot de départ dans l'intimité de son bureau Powell confronte Prot à une photo d'album scolaire de lui-même, avec le nom de « Robert Porter » imprimé en dessous. Prot ne confirme pas être Porter et demande à Powell de « prendre soin de lui » (Robert) et l'encourage à renouer avec son fils aîné, issu d'un premier mariage et avec qui il est en froid.
Le jour du , Powell qui, éreinté par tous ses efforts et trajets, s'est endormi dans son bureau et ne se réveille que quelques minutes avant l'heure du « départ », court jusqu'à la chambre de Prot (surveillée de l'extérieur par l'un des aides-soignants, de l'intérieur par un collègue via des caméras jusqu'à une panne technique à l'instant T), arrive juste au moment annoncé et croit dans un premier temps qu'il a disparu. Après vérification, il le trouve inconscient sous l'un des lits. Au même moment, les patients de l'établissement psychiatrique se rendent compte que Bess, sans doute la plus silencieuse et la moins égoïste d’entre eux, a disparu en laissant sur son lit sa brève lettre de rédaction (« Je n'ai pas de foyer. ») écrite à Prot.
Plus tard, Powell s’occupe personnellement de Robert Porter, qui est désormais plongé dans un état catatonique, et le tient ponctuellement informé des événements, notamment le sort de deux des anciens patients (Howie et Ernie) qui se sont réinsérés et ont trouvé une vocation. Le film laisse le spectateur indécis quant à savoir si Prot est un homme qui a subi une dépression nerveuse en raison de son passé tragique, ou s’il a vraiment quitté le corps de son hôte humain et est retourné dans son monde, la planète K-PAX, avec Bess.
- Scène post-générique
La nuit, Powell, en robe de chambre sur sa pelouse, observe les étoiles avec un télescope. Il sourit et se dirige vers sa maison.
Fiche technique
- Titre : K-PAX : L'Homme qui vient de loin
- Titre original : K-PAX
- Réalisateur : Iain Softley
- Scénario : Charles Leavitt, d'après l'œuvre de Gene Brewer parue en 1995
- Musique : Ed Shearmur
- Photographie : John Mathieson
- Montage : Craig McKay
- Décors : John Beard
- Costumes : Louise Mingenbach
- Production : Lawrence Gordon, Lloyd Levin, Robert F. Colesberry
- Sociétés de production : Pathé Pictures International, Intermedia Films, IMF Internationale Medien und Film GmbH & Co. 2. Produktions KG
- Société de distribution : Universal Pictures (États-Unis), United International Pictures (France), Belga Films (Belgique)
- Budget : 48 000 000 $
- Pays de production :
États-Unis et
Allemagne - Langue originale : anglais
- Format : couleurs - 2,35:1 - 35 mm - son Dolby Digital
- Genre : drame, science-fiction
- Durée : 121 minutes
- Date de sortie :
- États-Unis :
- Belgique, France, Suisse romande :
- Allemagne :
Distribution
- Kevin Spacey (VF : Gabriel Le Doze ; VQ : Pierre Auger) : Prot / Robert Porter
- Jeff Bridges (VF : Patrick Floersheim ; VQ : Hubert Gagnon) : le docteur Mark Powell
- Mary McCormack (VF : Marie-Brigitte Andrei) : Rachel Powell
- Alfre Woodard (VF : Pascale Vital ; VQ : Anne Caron) : le docteur Claudia Villars
- David Patrick Kelly (VF : Michel Tureau ; VQ : Sébastien Dhavernas) : Howie
- Saul Williams : Ernie
- Peter Gerety (VF : Claude Brosset ; VQ : Jacques Lavallée) : Sal
- Celia Weston (VF : Martine Sarcey) : Doris Archer
- Ajay Naidu (VQ : Daniel Lesourd) : Dr Chakraborty
- Tracy Vilar : Maria
- Kimberly Scott (VF : Martine Maximim) : Joyce Trexler
- Mark Christopher Lawrence : Simms
- Brian Howe (VF : Pierre Forest ; VQ : Stéphane Rivard) : Steve
- Aaron Paul : Michael Powell (âgé de 21 ans)
- William Lucking (VF : Jacques Richard) : le shérif
- Conchata Ferrell : Betty McAllister
- Acteurs principaux
- Kevin Spacey en 2009.
- Jeff Bridges en 2009.
- Acteurs secondaires
- Mary McCormack en 2012.
- Alfre Woodard en 2008.
- Saul Williams en 2008.
- Mark Christopher Lawrence en 2011.
- Conchata Ferrell en 2016.
Musique
Bande originale
(Original Motion Picture Soundtrack)
| Sortie | [1],[2] |
|---|---|
| Enregistré | Music Grinder, Hollywood et Sony Pictures Scoring, Culver City (Californie) |
| Durée | 43:17 |
| Genre | Électronique, atmosphérique, bande originale |
| Format | disque microsillon, album |
| Compositeur | Edward Shearmur |
| Label | Decca Records |
Toutes les musiques sont composées par Edward Shearmur.
Musiques préexistantes utilisées dans le film
- Rocket Man par Elton John (fête de départ, où les patients volontaires pour le voyage remettent leur copie à Howie)
- Safe and Sound par Sheryl Crow (générique de fin)
Accueil
Accueil critique
| Site | Note |
|---|---|
| Metacritic | 49/100[Note 1] |
| Rotten Tomatoes | 42 %[3] |
| Allociné |
| Périodique | Note |
|---|
Le film a obtenu des critiques mitigées, recueillant 42 % de critiques positives, avec une note moyenne de 5,1/10 et sur la base de 141 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[3]. Il obtient un score de 49/100, sur la base de 31 critiques, sur Metacritic[5].
En France, le site Allociné propose une note moyenne de 2,6⁄5 à partir de l'interprétation de critiques provenant de 14 titres de presse[4].
Box-office
Le film a rapporté 65 001 485 $ au box-office (dont 50 338 485 $ aux États-Unis)[6]. Il a réalisé 146 650 entrées au Québec, 137 416 en France, 85 002 en Belgique, et 12 076 en Suisse[7].
Accusation de plagiat
Le réalisateur argentin Eliseo Subiela, auteur du film Homme regardant au sud-est (1986), a engagé un procès pour plagiat contre Paramount Pictures. La plainte a cependant été abandonnée et Gene Brewer a affirmé ne pas avoir vu ce film avant d'écrire K-PAX, et avoir découvert son existence seulement cinq ans après la sortie du livre[réf. nécessaire].
Distinctions
Nominations
Kevin Spacey a été nommé aux Saturn Awards 2002 du meilleur acteur pour son rôle.
Analyse
K-PAX montre l'hôpital psychiatrique comme un endroit haut en couleur, presque magique, où les maladies des patients disparaissent grâce à l'interaction avec Prot. On peut d'ailleurs trouver un motif similaire dans Vol au-dessus d'un nid de coucou ou Docteur Patch.
Les critiques pensent que cette vision des hôpitaux psychiatriques fait du tort aux médecins qui y travaillent, qu'elle amoindrirait leur rôle et les montrerait comme des incompétents, incapables de voir que (en citant Prot) : « Chaque être dans l'Univers sait se guérir soi-même ». Le Dr Powell est montré comme l'un de ces apathiques formalistes qui ne prête pas beaucoup d'attention à ce que disent les patients et qui, en étant fasciné par le cas de Prot, commence à changer son point de vue sur son travail.
