Kaikaku
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Le kaikaku (改革, « réforme ») est une notion japonaise du toyotisme signifiant « changement brutal ». Il s'oppose en ce sens au kaizen qui est un changement continu, par petites étapes, réalisé en vue de s'améliorer.
Le kaikaku est souvent associé à la méthode Hoshin (management par percée). Il s'agit de réaliser un changement radical dans un système de production en vue d'augmenter l'efficacité dans un objectif précis.
Dans le contexte de la production industrielle, les fabricants japonais utilisent ce terme lorsqu'ils adoptent des approches plus radicales de l'amélioration de la production que le kaizen. Le kaizen est un terme bien connu et est généralement défini comme une amélioration progressive et continue (par exemple, Imai, 1986). Dans certains livres et articles, le kaikaku est souvent décrit comme l’opposition du kaizen. Par exemple, Imai affirme que la stratégie de kaizen maintient et améliore le standard de travail grâce à des améliorations mineures et graduelles, tandis que kaikaku appelle à des améliorations radicales résultant d'investissements importants dans la technologie ou les équipements.
Le kaikaku a tendance à entraîner des changements à grande échelle impliquant des activités plus vastes. Des modifications sont apportées, par exemple, aux processus de production, aux équipements de production, à la culture dans les organisations, aux stratégies de fabrication, aux styles de leadership, aux systèmes d’information et aux processus de gestion. Dans certains cas, le changement ne concernait pas uniquement les systèmes de production mais également toutes les fonctions de production ou l'ensemble de l'entreprise. Dans les rapports d’entreprise qui ont utilisé cette méthode, le kaikaku impliquait souvent la mise en œuvre de la « lean production » (gestion sans gaspillage).
Le kaikaku peut être considéré comme une approche descendante, mais cela ne signifie pas nécessairement que les changements ne sont jamais collaboratifs et participatifs.
Une initiative de kaikaku comprenait souvent des projets de moindre envergure menés à différents moments de l’initiative. Les délais des initiatives kaikaku allaient de quelques mois à quelques années. D'autre part, le kaizen est normalement considéré comme un effort continu, ce qui indique la nature de la pratique dans un voyage sans fin vers la qualité et l'efficacité (Brunet et New, 2003).