King Kong (comédie musicale)
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Pat Willams
| King Kong | |
| Livret | Harry Bloom |
|---|---|
| Sources | la vie d'Ezekiel Dlamini |
| Lyrics | Todd Matshikiza Pat Willams |
| Musique | Todd Matshikiza (en) |
| Première | Université du Witwatersrand, Johannesbourg |
| Langue d’origine | anglais |
| Pays d’origine | |
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King Kong est, en 1959, une comédie musicale sud-africaine marquante influencée par le jazz. Fruit d'une collaboration entre Noirs et Blancs, en plein régime d'apartheid, elle a connu un succès important en Afrique du Sud, les représentations tournant dans le pays pendant deux ans, avant d'être présentée à Londres.
Basé sur une histoire vraie[1], le spectacle met en scène le parcours d'Ezekiel Dlamini, un boxeur poids lourd né à Soweto en 1921. Après des résultats fulgurants dans les compétitions de boxe, il tombe amoureux de la belle Joyce, tenancière d’un shebeen (bar clandestin) dans le township de Sophiatown, à Johannesbourg. Cette passion fait sombrer le champion dans l'alcoolisme et la violence. Ezekiel Dlamini finit par poignarder sa petite amie, et demande la peine de mort pendant son procès. Condamné à 14 ans de travaux forcés, on le retrouve noyé, à 36 ans, en 1957[2],[3].
Historique
Créée initialement à Johannesbourg le dans une salle de l'Université du Witwatersrand, la comédie musicale connaît un succès immédiat, provoquant l'euphorie d'un public multi-racial[2],[3],[1]. Le journal The Star la qualifie à l'époque de « plus grande émotion en 20 ans de théâtre sud-africain »[4]. Le spectacle tourne à travers toute l'Afrique du Sud pendant deux ans et bat des records en termes de public, 200 000 spectateurs, avant de se produire à Londres en 1961[2],[5].
En 2017, une troupe sud-africaine, le Fugard Theatre a recréé cette comédie musicale et l'a jouée à Johannesbourg jusqu’au , puis au Cap de décembre à , avant d'effectuer une tournée internationale[2],[1],[6],[7].
Auteurs
La musique et certaines paroles pour King Kong sont écrites par le pianiste, compositeur et journaliste sud-africain Todd Matshikiza (en). Les paroles sont de Pat Willams et le livret de Harry Bloom. La réalisation du spectacle est dirigée par Leon Gluckman avec l'orchestration et les arrangements du pianiste Sol Klaaste, du saxophoniste ténor Mackay Davashe (en), du saxophoniste alto Kippie Moeketsi (en) et du compositeur Stanley Glasser (en). Le chorégraphe est Arnold Dover. Le décor et les costumes sont dessinés par Arthur Goldreich, un architecte communiste juif et concepteur visuel (qui a ensuite été arrêté dans le cadre de la répression du mouvement anti-apartheid)[3],[8].
