Kishore Singh
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Kishore Singh (né le ), un ressortissant indien, est l'ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'éducation et un fonctionnaire international retraité, qui a travaillé pendant des années à l'UNESCO, à Paris.
Kishore Singh est originaire du village Kuri (Rajasthan, Inde). Il a fait ses études au niveau secondaire (1964) dans un village voisin, Ratkuria. Il a obtenu le diplôme de B. A. (Hons) à l’Université du Rajasthan (Jaipur) en 1967 et un diplôme de maîtrise en sciences politiques à l’Université de Delhi en 1969. Il est titulaire d’un doctorat en droit international (1977) à l’Université Paris 1 (Sorbonne). Il maitrise l’anglais, le français et l’hindi.
Carrière
Kishore Singh a enseigné dans les collèges de l’Université de Delhi, a travaillé comme consultant pour le Centre de développement de l’OCDE et a été pendant une courte période ‘National Fellow’ à l’Institut indien d’études avancées de Shimla (Inde) avant d’intégrer le Secrétariat de l’UNESCO en 1994 en tant que membre du personnel, où il avait également travaillé auparavant comme consultant par intermittence.
Les programmes sur les droits de l’homme qu’il a menés à l’UNESCO ont contribué à promouvoir la culture des droits de l’homme dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation aux droits de l’homme (1995-2004). Il a également œuvré pour la culture de la paix aux Nations Unies.

À l’UNESCO, Kishore Singh a initié et développé le programme sur le droit à l’éducation, en mettant l’accent sur ses bases normatives et fournissant une assistance technique à plusieurs pays pour développer/moderniser la légalisation nationale du droit à l’éducation, renforçant ainsi ses fondements dans les systèmes juridiques nationaux.
Après son départ à la retraite de l’UNESCO en 2009, Kishore Singh a été nommé Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation - mandat qu’il a exercé d’ à . Les rapports thématiques qu’il a présentés chaque année au Conseil des droits de l’homme et à l’Assemblée générale des Nations Unies (disponibles sur le site web du Haut-Commissariat aux droits de l’homme) abordent un large éventail de questions d’une importance capitale. Kishore Singh a également effectué des visites officielles dans de nombreux pays pour dialoguer avec les Ministres de l’Éducation, les autorités éducatives et les pouvoirs publics afin de réaliser le droit à l’éducation – à la fois comme droit et comme autonomisation – par le biais de politiques et de programmes éducatifs. Il a contribué au développement du droit à l'éducation dans ses différentes dimensions et à sa meilleure compréhension en tant que droit internationalement reconnu.
Kishore Singh a participé à plusieurs réunions ministérielles, tant aux Conférences des Ministres de l’Éducation du Commonwealth qu’aux sessions ministérielles de la Conférence des Ministres de l’Éducation des pays francophones (CONFEMEN). Il a également pris la parole lors de Réunions Ministérielles organisées sous l’égide de l’UNESCO et a été invité à intervenir lors de la Réunion des hauts fonctionnaires des BRICS sur l’éducation, organisée à Moscou en .
Il a également participé à de nombreux forums et événements publics de haut niveau et continue de défendre la cause de l’éducation, d’interagir avec le monde universitaire et de donner des conférences dans les universités, en anglais et en français. Il a à son actif de nombreuses publications dans le domaine de l’éducation, domaine auquel il a consacré sa carrière.

Préserver l’éducation en tant que bien public et déraciner le « business éducatif »
Kishore Singh accorde une importance primordiale à la préservation de l’éducation en tant que droit humain et bien public. Le rapport thématique qu’il a présenté à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2014 a suscité un débat public mondial sur la réglementation de la privatisation de l’éducation. Suite à son rapport thématique analogue sur la « protection de l'éducation contre la commercialisation », le Conseil des droits de l'homme a adopté le la Résolution (A/HRC/RES/29/7), exhortant les États « mettre en place un cadre réglementaire, guidé par les obligations internationales en matière de droits humains » et d’« Assurer le contrôle des prestataires privés de services d’enseignement et demander des comptes à ceux dont les pratiques portent préjudice à l’exercice du droit à l’éducation (….) » Kishore Singh reste engagé à éradiquer « edu-business » et d’élargir le champ de l’éducation publique de qualité.
Poser des limites à l’« Edu-Tech »
Par ses écrits et ses conférences dans des universités et instances académiques, Kishore Singh a mis en exergue les enjeux liés aux technologies numériques, à l’Intelligence Artificielle et à l’éducation (edu-tech), mettant en lumière le « dark side » du numérique et ses effets néfastes sur l’esprit des enfants, des adultes et des jeunes, ainsi que sur le système éducatif, ainsi que les conséquences déshumanisantes du recours à l’Intelligence Artificielle, qui appauvrissent la faculté d’analyse critique et de réflexion méditative. Il est un protagoniste du plaidoyer en faveur de l’établissement de limites à l’« edu-tech » en tant qu’impératif moral, tout en encourageant la mission humaniste de l’éducation.
Guest Lecture
Le Centre pour les droits de l’enfant et l’initiative Improving Children’s Lives ont eu l’honneur d’organiser conjointement une conférence donnée par le Dr Kishore Singh, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’éducation. L’évènement, qui s’est tenu le mardi , a rassemblé des universitaires ainsi que des représentants du secteur public et des organisations non gouvernementales intéressés par l’éducation et les droits de l’enfant. La conférence du Dr Singh portait sur « La responsabilité de l’État dans la fourniture d’une éducation de qualité pour chaque enfant », en mettant en lumière son rapport récent intitulé « Privatisation et droit à l’éducation ». Dans ce rapport, le Dr Singh soutient que les États contournent leur obligation morale de fournir une éducation publique gratuite en externalisant l’enseignement à des entreprises à but lucratif, et que la privatisation a un impact négatif sur le droit à l’éducation. Le Dr Singh a également profité de cette occasion pour rappeler l’importance d’une éducation de qualité axée sur les processus et les compétences.

Lors de sa visite, le Dr Singh a également passé du temps avec certains de nos doctorants. À propos de cette rencontre, Jen Banks, doctorante à la Faculté des sciences de l’éducation, a déclaré :
« Le Dr Singh a écouté avec intérêt chacun d’entre nous présenter ses travaux de recherche. Il faisait preuve d’une connaissance remarquable dans tous les domaines de l’éducation, évoquant des conférences, des auteurs et des publications en lien avec chaque étude. Sa culture encyclopédique a été très appréciée par tous et a rendu cette rencontre mémorable pour le groupe, qui a grandement apprécié sa visite. »
Liens externes
- https://www.alterpresse.org/Le-rapporteur-special-de-l-Onu-Kishore-Singh-preoccupe-par-la-situation-de-l
- https://www.unesco.org/fr/articles/semaine-mondiale-daction-pour-leducation-leducation-est-un-bien-public-et-une-obligation-morale
- https://timesofindia.indiatimes.com/education/news/privatisation-negatively-affects-the-right-to-education-un-special-rapporteur-on-right-to-education/articleshow/47969321.cms
- http://www.thebahamasweekly.com/publish/bis-news-updates/UN_Special_Rapporteur_on_the_Right_to_Education_printer.shtml