Ketouba

Contrat de mariage juif. From Wikipedia, the free encyclopedia

La ketouba (de l'araméen ketoubba, « document écrit ») est un contrat de mariage juif.

Rare Ketouba célébrant le mariage d'Abraham, fils de Jacob Lopez, à Dona Luna, fille de David Marini, le mercredi 15 Av, 5458 ( ) à Livourne (Italie).

Censée fixer les obligations y compris monétaires du fiancé vis-à-vis de sa future épouse, elle est constituée des noms des futurs époux, de leurs parents et de leurs témoins. Elle fixe les devoirs de chacun selon la loi juive et attribue une protection particulière pour l'épousée.

Fonction historique

Ketouba célébrant le mariage de Shelomò, fils de Zare de Carcassona et de Bella di Merwanha, à Alghero (Sardaigne) au XIV° s., avant l'Inquisition et l'expulsion des Juifs en 1492.

La ketubah remplaçait le mohar biblique - le prix payé par le marié à la mariée ou à ses parents pour le mariage (c'est-à-dire la dot)[1]. La ketubah servait de contrat, par lequel le montant dû à la femme (la dot) devait être payé en cas de cessation du mariage, soit par la mort du mari, soit par le divorce. Le mohar biblique avait créé un problème social majeur : de nombreux jeunes futurs maris ne pouvaient pas réunir le mohar à l'époque où ils auraient normalement dû se marier. Pour permettre à ces jeunes gens de se marier, les rabbins ont donc retardé la date à laquelle la somme devait être versée[2].  

Ketouba antique

Une des plus anciennes ketubot de la documentation est celle retrouvée dans la Grotte aux lettres, appartenant Babatha, née vers 104 après J.-C. et morte vers 132 - soit à l'époque du Second Temple, à la fin du Ier et au début du IIe siècle -, fille de Shimon et Miriam, dans la ville de Mahuza, près de celle de Zoar, sur la rive sud-est de la mer Morte[3]. La date de la ketouba est endommagée mais le montant d'argent que son mari lui avait donné était « Zurin Mea », qui, selon la loi juive, est celui qui est dû à une veuve ou à une divorcée. La formule d'ouverture de la ketouba stipule que le mariage est célébré « selon la loi de Moïse et des Juifs » - et non « selon la loi de Moïse et d'Israël » -, comme le mentionnent également la Mishna et le Talmud de Jérusalem[4],[5]. D'après l'une des sections de la ketouba, il est sous-entendu qu'elle a été enregistrée dans la version judéenne (qui incluait Ein Gedi) et non dans la version de Jérusalem et de Galilée, comme indiqué dans la Mishna[6],[7].

Contenu

De manière générale, le fiancé juif s'engage dans la ketouba à fournir à sa femme trois choses essentielles : des vêtements, de la nourriture et des relations conjugales[8], ainsi qu'à lui verser une somme d'argent préétablie en cas de divorce.

Le document est lu à voix haute durant la cérémonie devant l'assemblée, signé par deux témoins juifs et confié à la mariée.

Galerie

Références

Articles connexes

Liens externes

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