Léo Claretie

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Nom de naissance
Léo Eugène Hector ClaretieVoir et modifier les données sur Wikidata
Léo Claretie
Portrait photographique de l’atelier Nadar.
Biographie
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Léo Eugène Hector ClaretieVoir et modifier les données sur Wikidata
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Rédacteur à
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Henriette Caillaux (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
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signature de Léo Claretie
Signature au bas d’une missive envoyée à Nadar, le 4 juin 1894.

Léo Claretie, né le à Merbes-le-Château et mort le à Servon-sur-Vilaine, est un journaliste, critique littéraire, dramaturge et romancier français.

Diplômé de l'École normale supérieure, agrégé de lettres et docteur ès lettres, il a exercé la profession de bibliothécaire, chef du service des publications du Comité français des Expositions.

Il été rédacteur et chroniqueur au Temps, au Figaro, au Gaulois, au Journal des débats, à la Revue des deux Mondes, à la Revue de Paris et de nombreuses gazettes théâtrales[1].

Auteur de nombreux ouvrages de critique et d’histoire, il a publié, en outre, des études sur Lesage, Florian, J.-J. Rousseau. S’intéressant beaucoup aux jouets, il avait écrit l’histoire de leur fabrication et possédait une collection unique de poupées. Il s’est également essayé au théâtre avec la pièce le Pécheur converti, pièce en vers, en collaboration avec Henri Potez[2]. Il est l’auteur d'ouvrages d'histoire littéraire, de récits de voyages et de romans.

Léo Claretie et le cercle de famille, 1893.

Souhaitant que l’Académie française homologue certaines réformes de la langue française qui lui avaient été proposées, il est également connu pour avoir publié en 1900 une version de la célèbre dictée de Mérimée, qui souligne les bizarreries inutiles qui existent dans la langue et la nécessité de réformes, même s’il met en garde contre une réforme radicale[3].

Époux de 1894 à 1908, d’Henriette Caillaux, qui l’avait quitté pour se remarier au leader radical Joseph Caillaux, il s’était remarié, en 1861, avec Mme Fallot, mère de quatre enfants. De graves dissentiments ayant surgi entre les deux époux, à la suite d’une violente discussion avec sa femme, dans la matinée du lundi, l’homme de lettres a quitté son domicile du 6 square Thiers, dans l’après-midi, vers 16 heures. Après avoir erré à l’aventure dans Paris jusqu’à mardi soir, il a pris le train à destination de Saint-Brieuc, à 20 h 10, à la gare Montparnasse. Vers deux heures du matin, à hauteur de Servon, mercredi, il saute du train. L’identification du cadavre s’est faite après qu’un cantonnier a découvert des fragments de crâne, des débris de cervelle, des lambeaux de bras et de jambes, relevés sur un parcours de cinquante mètres, à trois cents mètres de la gare de Servon, au cours d’une inspection de la voie ferrée sur la ligne Paris-Brest, grâce à son veston retrouvé à douze cents mètres environ du cadavre déchiqueté[2]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[4].

Léo Claretie était le cousin germain de Jules Claretie ainsi que le premier époux d'Henriette Rainouard[5], devenue plus tard l’épouse de l’homme politique Joseph Caillaux, qui fut président du Conseil et plusieurs fois ministre. Elle devait assassiner en le journaliste et directeur du Figaro Gaston Calmette dont le journal menait une violente campagne de presse contre son mari.

Au début du XXe siècle, Léo Clarétie habitait au 44 avenue Niel dans le XVIIe arrondissement de Paris[6].

Publications partielles

  • Paris depuis ses origines jusqu’en l'an 3000, préface de Jules Claretie, 1886
  • Florian, Paris, H. Lecène et H. Oudin, , viii-238 p., front., pl., ports. ; in-8º (OCLC 457753778, lire en ligne).
  • Lesage romancier, d’après de nouveaux documents : le roman en France au début du XVIIIe siècle, 1890.
  • L'Université moderne, préface de Octave Gréard, 1892.
  • Feuilles de route en Tunisie, 1893.
  • Les Jouets : histoire, fabrication, (lire en ligne sur Gallica).
  • Feuilles de route aux États-Unis, (lire en ligne sur Gallica).
  • Lectures françaises, 1895.
  • J.-J. Rousseau et ses amies, préface de Ernest Legouvé, 1896.
  • Coins de Paris, 1897.
  • Nos grands écrivains racontés à nos petits Français, préface de Gabriel Hanotaux, 1904.
  • Histoire de la littérature française, 900 à 1910, 5 vol., 1905-1912.
  • Histoire des théâtres de société, avec 29 gravures dans le texte, Paris, Librairie Molière, , 280 p., fig. ; in-18 (OCLC 1254596970, lire en ligne sur Gallica).
  • Sourires littéraires, 1909.
  • Les Contemporains, 1900-1910, 1912.
  • Feuilles de route en Roumanie, 2 vol., 1912.
  • Les Jouets de France, leur histoire, leur avenir, 1920.

Romans

  • Le Carnaval de Binche, roman, 1900.
  • La Vallée fumante, roman du far-west américain, (lire en ligne sur Gallica).
  • Nos petites grand'mères. La Jeune Fille au XVIIIe siècle, 1901.
  • Le Roman d'un agrégé, 1902.
  • Marie Petit, roman d'aventures, 1903.
  • L'École des dames, (lire en ligne sur Gallica).
  • Les Héros de la Yellowstone, roman, (lire en ligne sur Gallica).
  • Cadet-la-Perle, roman, 1909.
  • Le Vieux Tzigane, ou Une idylle aux Carpathes, 1910.
  • Linette. Mémoires d'une enfant de Paris, 1926.
  • Sophie, ou les Amants fidèles, roman, s. d.
  • La Vallée fumante.
  • L’Oie du Capitole
  • Marie Petit, 1790.

Théâtre

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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