Léon Aurousseau
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Saint-Estèphe (Dordogne)
Hôpital du Val-de-Grâce (Paris 5e)
| Léon Aurousseau | |
| Naissance | Saint-Estèphe (Dordogne) |
|---|---|
| Décès | (à 60 ans) Hôpital du Val-de-Grâce (Paris 5e) |
| Origine | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | Colonel |
| Années de service | 1870 – 1914 |
| Commandement | 146e régiment d'infanterie 108e régiment d'infanterie |
| Conflits | Guerre de 1870 Première Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la légion d'honneur Croix de guerre 1914-1918 |
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Léonard Léon Aurousseau (Saint-Estèphe, - Hôpital du Val-de-Grâce à Paris 5e, [1]) était un officier français qui a servi en Algérie, en Tunisie, en Indochine, et qui meurt au combat lors de la Grande Guerre dans les Ardennes belges avec ses deux fils.
Né le à Saint-Estèphe, dans le département de la Dordogne, il n'a pas encore 16 ans lorsque débute la guerre franco-prussienne de 1870[2]. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, l'annonce des défaites de l'armée impériale l'incite à s'engager pour tenter de venger l'humiliation des premières batailles. Le , il souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre. C'est à l'Armée de la Loire qu'il connaît son baptême du feu. Passé ensuite à l'Armée de l'Est, il en subit le sort, ce qui lui vaut d'être interné quelque temps en Suisse.
Avant 1914
Une fois libéré, il s'engage une seconde fois, en , au titre du 2e Zouaves. Commence alors une carrière intégralement consacrée à l'infanterie. Homme de troupe puis sous-officier, il sert tout d'abord au 2e Zouaves puis au 12e bataillon de chasseurs à pied. Après avoir suivi les cours de l'École militaire d'infanterie de Saint-Maixent, il est nommé sous-lieutenant le .
C'est au 3e RTA qu'en 1880 il commence sa nouvelle carrière d'officier. Avec lui, il sert en Algérie et en Tunisie. En , il est nommé lieutenant et passe au 1er RTA L'année suivante il part pour l'Indochine, où il rejoint le 1er régiment de tirailleurs tonkinois.
Il rentre en France en 1888 et termine son temps de lieutenant au 19e RI.
Capitaine le , il est muté au 63e RI.
Il quitte ce régiment limousin quelques années plus tard, pour être nommé major du 50e RI, l'un des deux régiments implantés en Dordogne (à Périgueux, en l'occurrence). Pour la première fois, sa carrière le ramène dans son Périgord natal. Il sert toujours au 50e RI lorsqu'il est nommé chef de bataillon, le , puis lorsqu'il est promu lieutenant-colonel, en .
Il accède au grade de colonel le et prend brièvement la tête du 146e RI, à Toul, avant de revenir dans le Périgord dès l'année suivante. C'est en 1912 en effet qu'il devient chef de corps du 108e RI, en garnison à Bergerac. Pendant deux ans, il marque profondément la vie de la petite ville de garnison. C'est un homme respecté, dont les décorations illustrent la carrière mouvementée. Promu commandeur de la Légion d'honneur le (ce qui n'est pas fréquent pour un officier de son grade, la plupart des colonels n'étant encore qu'officiers, voire chevaliers), il est décoré au cours d'une revue militaire le à Bergerac, par le général de division Henri de Pourquéry de Péchalvès, ancien gouverneur militaire de Verdun, en retraite à Bergerac où il a des attaches familiales. Il est également titulaire de la médaille du Tonkin, de la médaille coloniale (agrafe "Tunisie"), de la médaille commémorative de la guerre 1870-1871, officier de l'Ordre royal du Cambodge, officier de l'ordre du Dragon d'Annam et officier de l'ordre tunisien du Nichan Iftikhar…! Bien peu de chefs de corps peuvent alors se vanter d'avoir un tel palmarès !