Léon Gaultier
collaborateur français
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Léon Édouard Gaultier, né le [1] à Bourges et mort le à Ménétréol-sous-Sancerre, est un ancien membre de la Waffen-SS et collaborationniste français. Il est l'un des membres fondateurs du Front national.
Ménétréol-sous-Sancerre (Cher)
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(à 82 ans) Ménétréol-sous-Sancerre (Cher) |
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Militaire |
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Biographie
Léon Gaultier naît en pleine Première Guerre mondiale ; son père est au front et sa mère gère en son absence la corderie familiale fondée en 1867. Il grandit dans un milieu où l'on parle beaucoup de politique : sa mère est abonnée au Journal des débats et à l'Illustration et se passionne pour l'histoire et la poésie, mais elle n'a pas la foi. « Ce double atavisme de curiosité intellectuelle et de rejet de la chose religieuse me fut légué » écrit Gaultier dans son autobiographie. Son père, en revanche, ne s'intéresse pas aux livres[2].
À dix-neuf ans, il suit de son Berry natal les événements de février 1934. Ses études l'amènent à finir diplômé supérieur d'études classiques puis professeur d'histoire[3]. Il rédige un mémoire intitulé Les arguments tirés du passé chez Lycurgue et Hypéride.
En , Gaultier entre dans un bataillon de chasseurs pyrénéens. Il devient un proche collaborateur de Paul Marion — secrétaire général à l'Information du gouvernement du maréchal Pétain —, chroniqueur à « Radio Vichy », et est l'un des fondateurs de la Milice française[4]. Il combat sous l'uniforme allemand de la Waffen-SS[5] avec le grade de Untersturmführer, et commande une unité française sur le Front de l'Est durant l'été 1944. Il est grièvement blessé au combat en Galicie[4].
Frappé d'indignité nationale, il est emprisonné et condamné aux travaux forcés en [6]. Libéré le , il travaille pour l'agence Havas.
En 1965, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la maison d'éditions SERP (Société d'études et de relations publiques[7]) qui se spécialise dans l'édition de disques historiques (discours politiques, chants militaires, etc.)[4].
En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Front national[8], sans avoir de responsabilité particulière. Après avoir milité quelques années au FN, écrit épisodiquement dans Rivarol, il est progressivement écarté du cercle des amis de Jean-Marie Le Pen au début des années 1980. Par la suite, il se consacre notamment à l'écriture de mémoires et de souvenirs, revenant sur son passé de collaborationniste.
Léon Gaultier meurt le [9], à 82 ans, à Ménétréol-sous-Sancerre.
Publications
- Catalina de Erauso, la Nonne Conquistador, Paris, Jean Picollec, , 320 p. (ISBN 978-2-86477-011-4 et 2864770113, OCLC 7255341).
- Jean Coëtanlem : le cœur au poing, le lys aux lèvres, Paris, Jean Picollec, coll. « Biblio Celtique », , 267 p. (ISBN 978-2-86477-045-9 et 2864770458, OCLC 9854275).
- Siegfried et le Berrichon : parcours d'un "collabo", Paris, Perrin, , 378 p. (ISBN 978-2-262-00888-8 et 2262008884, OCLC 24429779)

