Léon Guignard
pharmacien français
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Léon Guignard est un savant pharmacien français né le à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le à Paris[1].
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| Président de la Société botanique de France | |
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| Nom de naissance |
Jean Louis Léon Guignard |
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Botaniste, pharmacien, Pharmazeut |
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| Abréviation en botanique |
Guignard |

Biographie
C’est à Mont-sous-Vaudrey, où son père Claude François Guignard et sa mère, Marie Josette Constance Fourneret, étaient cultivateurs, que naquit Jean Louis Léon Guignard le , à sept heures du soir. Il est mort et enterré à Paris en 1928 à l’âge de 76 ans.
Jeunesse
Léon Guignard est un brillant écolier. L’abbé Bouvier, curé de la paroisse, va déceler ses capacités. Il lui apprendra le latin. Admis en classe de 5e au pensionnat des Orphelins à Dole, il obtint son baccalauréat en 1870 à Besançon.
Formation et vie professionnelle
Léon Guignard part à Paris, s’inscrit à l’École de pharmacie. Il devient interne en pharmacie à l'hôpital Necker en 1876, puis à l'hôpital de la Pitié, aide de clinique de la Faculté de Médecine de Paris en 1878 puis chef de laboratoire (travaux chimiques de la même Faculté à l'hôpital de la Pitié entre 1879 et 1883. Il a aussi été préparateur, puis aide-naturaliste au Museum entre 1882 et 1883. Il a obtenu la médaille d'argent de l'internat en 1878, puis la médaille d'or en 1880[2]. Il est pharmacien (diplôme supérieur) en 1882, lauréat de l'École supérieure de pharmacie de Paris. Simultanément, il s’inscrit à La Sorbonne et sera reçu Docteur ès sciences. Dès lors il va se consacrer à la recherche et à l’enseignement dans des domaines intéressant à la fois la pharmacie, la botanique et les sciences. Il fera ses débuts comme professeur de botanique à la Faculté des Sciences de Lyon en 1883. En 1884, il est nommé directeur des serres du Parc de la Tête-d'Or, à Lyo, en 1884n.
Il revient à Paris en 1887 où il est nommé professeur de botanique générale à l’École supérieure de pharmacie. Il en devient directeur de 1900 à 1910 mais y enseigna jusqu’en 1927. Botaniste, homme de science, il a étudié la forme, le mode de développement et la reproduction des espèces végétales. Particulièrement ingénieux, Léon Guignard a mis au point de nouvelles techniques d’examens de laboratoire.
Pendant son directorat de l'École de pharmacie, on a célébré son premier centenaire avec la publication d'un livre consacré à l'histoire de l'enseignement de la pharmacie à Paris depuis Nicolas Houël jusqu'en 1903 dont il a rédigé les premiers chapitres[3].
Il reçoit le prix Bordin de l'Institut, en 1891, et le prix Buignet de l'Académie de médecine, en 1894.
Nommé Président de la Société botanique de France en 1894, il entre à l’Académie des sciences le et en devient le président en 1919. Il sera membre de l’Académie nationale de médecine[4], membre associé de l’Académie nationale de pharmacie.
Distinctions
Reconnaissances
Mont-sous-Vaudrey a donné son nom à sa rue natale ; sur la façade du numéro 32 on peut voir un médaillon en bronze à son effigie, par le sculpteur d'origine franc-comtoise Henri Rey, ainsi qu'une plaque commémorative[5]. Dole a aussi honoré sa mémoire en donnant son nom à une rue de la ville.[réf. nécessaire]
Un monument lui a été élevé dans le jardin de son laboratoire à Paris en 1933 (buste par Jean Magron). Un tableau par André Louis Mestrallet le représentant est conservé dans la salle Houël de la Faculté des Sciences pharmaceutiques et biologiques Robert Weil[6] dont une des salles de cours porte son nom.
Sources
« Échos du Jura au temps passé », Pierre Gouhot