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Léon Lallemand

général de division français From Wikipedia, the free encyclopedia

Orphis Léon Lallemand, né le à Éteignières où il est mort le , est un militaire français

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Orphis Léon Lallemand
Portrait photographique d’Ernest Eugène Appert.
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Général de division, il est grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Saint-Cyrien, il effectue la majeure partie de sa carrière en Algérie française. Général de division en 1870 et nommé commandant supérieur des forces de terre et de mer en Algérie, il est chargé de réprimer l'insurrection de 1871. Il commande ensuite plusieurs corps d'armée et termine sa carrière à la présidence du Comité consultatif d'état-major.

Biographie

Famille

Il est le fils de Jean-Baptiste Lallemand, brigadier de gendarmerie royale, ancien soldat ayant participé aux guerres napoléonniennes, et de Marie Augustine Lagneaux[1].

Formation

Il intègre l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1837 puis l'École d'application du Corps royal d'état-major en 1840, réservée aux meilleurs élèves de l'ESM.

Conquête de l'Algérie

Nommé lieutenant en 1842, il est envoyé en Algérie ou il sert presque sans interruption jusqu'en 1871[2].

Il sert d'abord comme aide de camp puis comme chef d'état-major des généraux Lamoricière, Pélissier et Bosquet. Il est nommé capitaine en 1844[2].

Guerre de Crimée

Promu chef d'escadron en 1854, il se distingue au cours de la guerre de Crimée et est cité à l'ordre de l'armée le et promu lieutenant-colonel la même année[2].

Retour en Algérie

Après cette campagne, il est renvoyé en Algérie à l'État-Major du gouverneur de l'Algérie, le maréchal Randon. En 1857, il participe à l'expédition de grande Kabylie, puis devient commandant de la province de Tizi Ouzou avec pour charge de pacifier la région[2].

Devenu colonel en 1860 il prend la tête de la subdivision d'Aumale puis, en 1862, de celle d'Orléansville[2].

Il est promu général de brigade en 1868[2].

Commandant supérieur des forces de terre et de mer en Algérie (1870-1871)

Rappelé brièvement en France après le déclenchement de la guerre de 1870, il ne participe pas aux combats. Promu général de division le , il est nommé le jour même commandant supérieur des forces de terre et de mer en Algérie qu'il rejoint le . Ayant sous ses ordres sept colonnes qui comptent ensemble plus de 22 000 hommes, il réprime l'insurrection de 1871 avec fermeté[1].

Commandant de corps d'armée

De retour en France, il commande de 1874 à 1876 le 11e corps d'Armée à Nantes, puis de 1877 à 1879 le 15e corps à Marseille et enfin de 1882 à 1883, le 1er corps à Lille[3].

Il est élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur le puis décoré de la médaille militaire le [4].

Président du Comité consultatif d'État-major

Il est président du Comité consultatif d'État-major de 1884 à 1886[1].

Il inspecte également l'école supérieure de guerre et l'école spéciale militaire de Saint-Cyr[3].

Dernières années

En , ayant atteint l'âge de 70 ans, il est placé en disponibilité hors cadre.

Il se retire dans son village natal où il meurt le .

Il a eu pour officiers d'ordonnance les généraux François Ernest Leplus (d) et Jamont[3].

Hommages

Le fort Lallemand, construit en 1894, à 56 km au sud d'Hassi Messaoud, a porté son nom, jusqu’à l’indépendance de l’Algérie[5].

Décorations

Notes et références

Sources biographiques

Liens externes

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