Léonard Gallois
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Léonard-Charles-André-Gustave Gallois |
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Léonard Gallois, né le à Monaco et mort le à Paris, est un journaliste politique et historien français.
Né de parents français, après avoir fini ses études, il a fait plusieurs voyages en Europe avant d’entrer dans le commerce. En , il est devenu le secrétaire particulier d’Aimé-Jean-François de Chassepot de Chapelaine (d)[1]. En , il est entré dans la Garde nationale mobile, avec le grade de lieutenant payeur, et pendant les Cent-Jours, il est passé capitaine d’habillement dans le 2e bataillon des chasseurs des Pyrénées[2].
Persécuté en 1816 pour cause d’opinions politiques, et arrêté à Toulouse par les Verdets[3], ayant réussi à leur échapper, il a quitté la France pour se retirer dans sa ville natale, où il a fondé, avec Simoneau, un journal, qui a eu beaucoup de succès, mais dont les opinions démocratiques ont amené le roi Charles-Félix de Savoie à en exiger la suppression[2].
Monté à Paris en 1818, il a dirigé L’Aristarque et le Bulletin des Chambres et des Tribunaux, avant d’intégrer la rédaction du Constitutionnel, qui représentait alors l’opinion libérale en France. Vers cette époque, il a publié plusieurs brochures politiques, lues avec grand enthousiasme, mais qui lui valut une condamnation à trois mois de prison, ce qui ne l’a empêcher de persévérer jusqu’à sa mort dans ses opinions démocratiques[2]. Il s’est signalé parmi les champions les plus énergiques du parti libéral sous la Restauration[3].
Publiciste sérieux et énergique, il a également composé de nombreux ouvrages historiques, qui constituent autant de documents utiles aux historiens[2]. Il s’est également consacré à beaucoup de compilations utiles et de traductions estimées[3]. Il a dirigé la publication de la réimpression de l’ancien Moniteur, depuis la réunion des États généraux jusqu’au Consulat ( à ), et il a rédigé les notes explicatives qui accompagnent les premiers volumes de la Constituante et de la Convention, dans cette réimpression[2].
Il a eu un fils, le journaliste et écrivain Léonard-Joseph-Urbain-Napoléon Gallois, né à Foix, le , une figure reconnue du théâtre, pour avoir été l'auteur d'une comédie Vaudeville en 1845 représentée au Théâtre "Des Délassements Comiques" sur le Boulevard du Temple à Paris, et intitulée : "Une Passion de Salon" en collaboration avec un certain Denisard Hypolite Léon RIVAIL, bien connu lui aussi dans le monde de l'occulte.