Léonce Angrand

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Léonce Angrand
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Distinction

François Marie Léonce Angrand, né le à Paris[1] et mort le dans la même ville[2], est un diplomate, dessinateur et collectionneur français.

Carrière diplomatique

Fils du diplomate Marie Aimé François Pascal Angrand (1770-1850)[3], il profite de l'influence de son père et commence sa carrière en 1831 auprès de Bertin de Vaux, ambassadeur de France à La Haye[4]. Il existe parfois une confusion entre Léonce, son père et ses deux frères, Anatole Ladislas Nicolas (ca. 1813-1881) et Evariste Philippe Gonzalve (1814-1904)[5] : ces derniers accompagnent Angrand père lors de sa nomination au consulat d'Edimbourg et l'assistent dans son travail entre 1833 et 1836[6].

Léonce Angrand est successivement vice-consul à Cadix (1831-1833) puis à Lima (1833-1838). En 1839, il est nommé consul de deuxième classe à Santiago de Cuba, puis il est de nouveau nommé à Cadix, où il reste de 1843 à 1846. Il est d'ailleurs promu officier de la Légion d'honneur en 1845[7]. Il occupe ensuite le poste de consul de première classe à Chuquisaca (actuelle Sucre) entre 1847 et 1850. Sa dernière nomination est celle de consul général et chargé d'affaires à Guatemala, poste qu'il occupe officiellement de 1851 à 1857. Placé en inactivité en , il est officiellement à la retraite en .

Connaisseur et collectionneur

Les aquarelles qu’il a réalisées à Lima entre 1836 et 1839 et les dessins qu’il a faits de plusieurs villes du Pérou constituent une contribution précieuse à la connaissance de ce pays dans la première moitié du XIXe siècle[8],[9].

Ces nombreuses années passées en Amérique latine lui permettent d'acquérir une solide connaissance de la région et de ses sites archéologiques (par exemple le site de Tiahuanaco[10]) qu'il partage avec ses contemporains érudits : il rédige les notes de bas de page d'un ouvrage[11] d'Ernest Desjardins, et Charles Wiener fait référence à son mentor à de nombreuses reprises[12].

Un des objets du don Angrand au Louvre.

Ses affectations diplomatiques lui permettent également de constituer une importante collection d'objets, principalement péruviens, dont il fait don au musée du Louvre ainsi qu'à la Ville de Genève. Il réalise un premier don au Louvre en 1839, qu'il réitère ensuite à trois reprises (1850, 1851 et 1855), cette fois dans le contexte de l'ouverture du musée américain du Louvre en 1850[13]. À la fermeture du musée, la collection Angrand est déplacée au musée d'Ethnographie du Trocadéro, puis au musée de l'Homme ; elle se trouve aujourd'hui au musée du quai Branly - Jacques Chirac, sous le numéro 71.1887.115. La Ville de Genève reçoit quant à elle deux donations, en 1881 et 1887 : en remerciement, il est décidé qu'une médaille soit frappée en son honneur[14]. Les objets se trouvent aujourd'hui au musée d'ethnographie de Genève[15].

En 1885, il lègue ses collections à la BnF[16], dans laquelle il avait travaillé au Département des estampes. S’élevant à 1 200 pièces, elles contiennent principalement des ouvrages d’histoire et de géographie de l’Amérique latine[17], ainsi que ses carnets de dessins et une cinquantaine d'aquarelles, presque toutes consacrées à Lima[18].

Il fonde un prix quinquennal du meilleur ouvrage sur les langues, l’histoire et les antiquités précolombiennes[19].

Distinctions

Galerie d'images

Références et notes

Bibliographie

Liens externes

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