Léonie Abo

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Naissance
Nom de naissance
Wassis Hortense Léonie Abo
Nationalité
Léonie Abo
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Wassis Hortense Léonie Abo
Nationalité
Activités
Conjoint

Léonie Abo, née en 1945 à Malungu au Congo-Kinshasa, est une activiste politique et écrivaine congolaise. Elle est l'auteure de témoignages apportant un éclairage sur la période coloniale et l'insurrection au Zaïre de 1963 à 1968, déclenchée pendant la rébellion du Kwilu. Veuve de Pierre Mulele, elle vit en exil au Congo-Brazzaville depuis la mort de son mari en 1968[1].

Léonie Abo est née à Malungu en 1945, dans la province de Bandundu au Congo belge[2]. Sa mère décède après l’accouchement d’où son nom « Abo » qui signifie Deuil en langue Bambunda[3].

La petite Léonie Abo est élevée par Mabiungu, une femme stérile du village de sa mère. À une occasion, la petite Leoni vit son père adoptif s'en prendre à son épouse avec un bâton, et lui brisa le bras. Elle commençât ensuit l'école à sept ans et intégra une école missionnaire à neuf ans[4].

À un âge précoce, elle exerça la gynécologie et à quatorze ans surveillait déjà des naissances[5]. Après ses études primaires, en , elle a été obligée de se marier avec Gaspar Mumputo qui abusa d'elle. Elle se souvint de la nuit de noces comme étant « pleine de sang et douleur »[5].

Son mariage prit fin en juin de 1962, après que son mari l'a poursuivie devant un tribunal avec son amant. Léonie Abo fut envoyée en prison pendant un mois. Peu après sa libération, elle rejoint, en 1963 un groupe de rebelles après été convaincue par ses frères[4]. En , ce groupe prit part à la Rébellion de Simba contre le gouvernement central congolais. Elle se maria avec le rebelle Pierre Mulele[6],[7]. Les deux époux demeurèrent cinq années avec les guérillas loyales à Mulele. Elle y fut traitée avec un grand respect en déférence à son mari. Elle fut cependant très déçue quand son mari s'enticha d'une autre femme, tout en projetant de faire de même avec une troisième. En 1968, après l'assassinat de son mari, Leonie Abo fuit au Congo-Brazzaville, craignant par sa vie. Abo fit de grands efforts pour laisser une trace de son travail et de Pierre Mulele[8].

Le livre Abo, Une Femme du Congo, écrit par Ludo Martens, raconte sa vie et son parcours[9]. Cette biographie décrit son enfance au village, sa scolarité puis son mariage arrangé. Elle raconte aussi les années passées dans les maquis aux côtés de son nouveau mari, Pierre Mulele, et sa prise de conscience en tant que femme dans le maquis[10],[11]

Elle vit en exil à Brazzaville depuis l’assassinat de son mari en 1968 par la police secrète de Mobutu Sese Seko[12].

Publication

Notes et références

Liens externes

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