À partir de 1753, Sionville sert sous les drapeaux de la légion dite de «volontaires royaux». Premier lieutenant dans le régiment de Bouillon infanterie le , il fait avec son père les campagnes d’Allemagne de 1759 à 1762, et les guerres d’Amérique de 1769 à 1771.
Lieutenant de grenadiers le , rang de capitaine le , il prend le commandement de la compagnie-colonelle le . Capitaine en second le , et capitaine-commandant le , il sert en Espagne, et assiste aux sièges des forts Mahon et de Gibraltar. En 1792, il combat aux batailles de Jemappes, d’Anderlecht et à Malines. À la retraite du , près d’Aldenhoven, il rallie 2 bataillons de grenadiers, les poste sur une hauteur et arrête la nombreuse cavalerie ennemie.
Le , Sionville se distingue à la bataille de Neerwinden. Il se trouve toujours à l’avant-garde, aux différents combats qui se livrent près de Valenciennes, et se fait remarquer aux affaires des 1er et . Passé à l’armée des Ardennes, il y remplit les fonctions de chef de l’état-major, dirige la défense de la frontière, et élève des fortifications dont l’ennemi ne peut s’emparer malgré la supériorité de ses forces.
Nommé adjudant-général chef de bataillon par les représentants du peuple Perrin et Massieu le suivant, il est arrêté le , à Namur avec La Fayette. Il prouve qu’il n’a jamais fait partie de l’état-major de ce général, qui l’employait seulement comme militaire intelligent et propre à diriger la marche d’une armée, et parvient sans peine à se disculper. Réintégré le , dans son grade d’adjudant-général à l’armée des Ardennes, Sionville continue à servir avec zèle et activité, et obtient le , le grade d’adjudant-général chef de brigade, dans lequel il est confirmé par le Comité de salut public le suivant. Promu général de brigade le , il sert dans la 2edivision militaire.
Mis en non-activité le , et créé membre de la Légion d’honneur le , il passe le , dans la 24edivision militaire. L’Empereur le nomme commandant de l’Ordre de la Légion d'honneur le , et l’emploie dans la 18edivision militaire à Dijon le suivant.
Il meurt en activité le à Dijon.
Sources
A. Liévyns, Fastes de la Légion-d’honneur: biographie de tous les décorés, accompagnée de l’histoire législative et réglementaire de l’ordre, Au bureau de l'administration, 1844, p.556.
Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris: Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p.459