Le thème général est le retour d'exil : 1. la famille exilée revient. 2. Napoléon était déjà revenu. 3. Sa grande ombre est de retour. Les trois couplets avec leur refrain adapté contiennent des références multiples : famille, gloire militaire, biographie, arme et vêtement etc. Les notations religieuses sont nombreuses : sacrée, Sainte Famille, Enfant prodigue, à genoux. Les références locales sont aussi présentes : dans nos murs, sa maison, nos rues, nos pierres.
Réveille-toi, ville sacrée,
Dans ton orgueil et ton amour :
La Sainte Famille est rentrée,
Les exilés sont de retour,
Les exilés sont de retour.
Oh ! les voici, victoire! victoire!
Qu'il soit fêté dans sa maison,
L'Enfant prodigue de la gloire,
Napoléon ! Napoléon !
L'Enfant prodigue de la gloire,
Napoléon ! Napoléon !
Plus tard, après les Pyramides,
Dans nos murs, il revint encore ;
Avec les mameluks, les guides
Lannes, Murat, l'état-major,
Lannes, Murat, l'état-major.
Lui, portait la capote grise,
Le sabre turc, le chapeau rond,
Avec cette seule devise :
Napoléon ! Napoléon !
Avec cette seule devise :
Napoléon ! Napoléon !
A genoux, citoyens et frères,
Son ombre descend parmi nous ;
Dans Ajaccio, et sur nos pierres,
Citoyens, frères, à genoux,
Citoyens, frères, à genoux.
Que sur nos places, dans nos rues,
L'on entende plus que ce nom,
Du fond du cœur jusque aux nues :
Napoléon ! Napoléon !
Du fond du cœur jusque aux nues :
Napoléon ! Napoléon !
|
Un autre couplet, chanté en troisième position (par exemple par José Luccioni) disait :
La Corse, toujours la première,
Après vingt ans d'obscurité,
Voit le retour de la lumière,
Le réveil de la liberté,
Le réveil de la liberté.
La République les rappelle,
L'Aigle n'est plus, mais les aiglons
À leur tour, combattront pour elle,
Napoléon ! Napoléon !
À leur tour, combattront pour elle,
Napoléon ! Napoléon !
|
Ce couplet républicain et Bonapartiste à la fois, avec inspiration maçonnique (la lumière, la liberté comme l'allusion aux citoyens et frères du dernier couplet) est en ligne avec l'allocution de Jerome-Napoleon à son retour à Ajaccio en 1848. On pouvait à la fois se dire Bonapartiste et Républicain.
Il existe deux autres couplets :
Entre la Corse et l'Italie,
Ces deux mères d'Ajaccio,
Dont l'une chante et l'autre prie,
Tu t'élèves comme un berceau,
Tu t'élèves comme un berceau.
Ce fut ici nouvelle Rome,
Que le beau jour de l'Assomption :
Une autre fois Dieu se fit homme,
Napoléon ! Napoléon !
Une autre fois Dieu se fit homme,
Napoléon ! Napoléon !
(Deuxième couplet)
Et :
Il montrait déjà son étoile
Aux yeux des peuples éblouis ;
Déjà, sans nuage et sans voile,
C'était le soleil d'Austerlitz,
C'était le soleil d'Austerlitz.
Un soir, on vit, dans la tempête,
Un incendie à l'horizon :
L'Etoile était une comète,
Napoléon ! Napoléon !
L'Etoile était une comète,
Napoléon, Napoléon !
(Quatrième couplet. La trois couplets chantés usuellement, sont le premier, le troisième et le sixième, et le couplet additionnel, cité ensuite, est le cinquième).