L'Ajaccienne

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L'Ajaccienne est un chant créé à Ajaccio en 1848[1] au moment de l'abrogation de la loi d'exil en 1848. Il sera repris plus tard par Tino Rossi, José Luccioni.

A l’occasion du retour des cendres de l’Empereur à Paris en , le Conseil municipal d'Ajaccio avait demandé une nouvelle fois la suppression de la loi d’exil qui éloignait les Bonaparte de Corse (et de France). Cette suppression ne sera votée qu’en 1848.

Le prince Jérôme-Napoléon, fils du roi Jérôme et neveu de Napoléon, est le premier Bonaparte à revenir à Ajaccio en 1848. Accueilli avec une grande solennité par les autorités civiles et militaires, il est porté en triomphe jusqu’à la maison ancestrale. Dans son discours, il prononce la formule : ” Vive l’Empereur, Vive la République ! “, aujourd'hui contradictoire mais à l'époque plutôt consensuelle.

Dans le défilé qui parcourt alors la ville, on entend pour la première fois, mêlé à la Marseillaise un chant nouveau, l’Ajaccienne. Celle-ci aurait été chantée pour la première fois le , peu de temps donc après la chute de Louis-Philippe.

L'auteur du texte est Jean François Costa (1813-1889) qui fut sous préfet de Sartène de 1841 à 1848 puis passa à la Cour des Comptes; La mélodie a été composée par François-Xavier Giacobini[2]

Des paroles chargées de sens

De la dévotion impériale à une cristallisation identitaire

Notes et références

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