Dans son compte rendu de l'ouvrage[4], l'historien Dominique Julia note que l'essai « ne semble pas avoir échappé au travers majeur de l'anachronisme qui consiste à vouloir plaquer à tout prix sur les réalités anciennes nos propres préjugés »[4]. Les hypothèses et les interrogations soulevées par les livres des historiens deviennent ici des « certitudes définitives »[4]. Dominique Julia note qu'Élisabeth Badinter utilise abondamment les publications d'Edward Shorter « dont les thèses simplificatrices ont déjà fait tant de ravages »[4]. Il lui reproche également l'utilisation systématique de textes littéraires sans critique préalable, textes qui sont presque toujours pris au pied de la lettre ce qui entraîne des contre-sens. L'ouvrage, selon lui, charrie « trop de préjugés et d'inexactitudes pour pouvoir être utile »[4].
Marcel Bernos, Catherine Fouquet et Yvonne Knibiehler sont également très critiques vis-à-vis de l'essai. Ils jugent qu'Élisabeth Badinter « n'a aucune connaissance personnelle solide sur l'Ancien régime »[5]. Elle utiliserait des travaux de seconde main relevant ce qui sert sa thèse et rejetant le reste. Ils lui reprochent également l'anachronisme de son essai et une lecture des textes sans aucune critique, le point de vue qu'elle dégage se basant presque uniquement sur des discours masculins[5].