L'Amour ouf
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Réalisation | Gilles Lellouche |
|---|---|
| Scénario |
Gilles Lellouche Ahmed Hamidi Audrey Diwan |
| Musique | Jon Brion |
| Acteurs principaux |
Adèle Exarchopoulos François Civil Mallory Wanecque Malik Frikah Alain Chabat Benoît Poelvoorde |
| Sociétés de production |
Chi-Fou-Mi Productions Trésor Films Studiocanal France 2 Cinéma Artémis Productions |
| Pays de production |
|
| Genre |
Drame Romance Film de gangsters |
| Durée | 161 minutes |
| Sortie | 2024 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
L'Amour ouf est un drame franco-belge co-écrit et réalisé par Gilles Lellouche, sorti en 2024. Le film est une adaptation du roman Jackie Loves Johnser OK? de Neville Thompson (1997), paru en français sous le titre L'Amour ouf[1],[2].
Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2024, il bénéficie de treize nominations pour la 50e cérémonie des César et remporte une seule récompense, celle du meilleur acteur dans un second rôle pour Alain Chabat[3].
Le film débute dans les années 1990 avec Clotaire, adulte, se préparant à se venger d'une bande rivale, accompagné de ses alliés. Au même moment, Jackie, elle aussi adulte, court vers une cabine téléphonique. Le téléphone de Clotaire sonne deux fois : il ne décroche pas. La scène s'intensifie lorsque Clotaire, après une montée de colère, arrive sur les lieux ; en rentrant dans sa voiture, il est abattu d'une balle en pleine tête. L'action s'arrête et un flashback commence, dix années en arrière, dans les années 1980.
Jackie, alors âgée de quinze ans, vient d'être exclue de son ancien établissement privé et arrive dans un nouveau lycée. Elle porte avec elle le fardeau d'un deuil récent, ayant perdu sa mère, et entretient une relation proche avec son père qui veille sur elle. Clotaire, fils d'un ouvrier d'usine et enfant turbulent d'une famille nombreuse, a dix-sept ans et a déjà quitté l'école, errant dans les rues avec son frère Kiki et avec son ami Lionel, son quotidien étant rythmé par les errances et par les petits larcins. Lorsque Clotaire aperçoit Jackie à la descente du bus scolaire, il est immédiatement intrigué par cette jeune fille rebelle qui est la seule à répondre à ses provocations. Il cherche à attirer son attention, commençant par des petits gestes, puis fait des choses de plus en plus téméraires pour l'impressionner. Clotaire décide de la surnommer Jackie, son vrai prénom étant Jacqueline.
Pour séduire Jackie, Clotaire n'hésite pas à commettre de petits délits, dont le méticuleux vol d'une petite cargaison de flans. Ces écarts entraînent de lourdes conséquences pour son frère Kiki qui est envoyé dans un établissement de correction après avoir été retrouvé enfermé dans le camion frigorifique. Malgré ces obstacles, Clotaire continue ses tentatives de séduction, allant jusqu'à enregistrer une compilation de chansons sur une cassette pour la lui offrir. Leur relation devient rapidement officielle et les deux adolescents s'embarquent dans une histoire d'amour passionnelle et tumultueuse. Ce bonheur intense est vite assombri par les réalités de leurs vies respectives. Jackie rêve d'émancipation et aspire à une vie meilleure, tandis que Clotaire se trouve de plus en plus entraîné dans un monde de délinquance.
Lors d'une nuit d'errance avec Lionel, Clotaire commet l'erreur de voler un paquet de stupéfiants caché dans le frigidaire d'un gymnase appartenant à un grand criminel local surnommé La Brosse. Cette action déclenche une série d'événements tragiques : repéré pour ses pulsions violentes, Clotaire se retrouve contraint de travailler pour La Brosse pour éviter de subir des représailles. Lionel, son ami fidèle, ne supporte pas cette descente aux enfers et prend ses distances, laissant Clotaire encore plus isolé. Dans le même temps, le père de Jackie, soucieux de l'avenir de sa fille, désapprouve de plus en plus leur relation et la presse de se concentrer sur ses études. Les tensions grandissent entre Jackie et Clotaire ; leur amour autrefois fusionnel commence à s'effriter.
Le tournant dramatique arrive lors d'un braquage sur les quais où Clotaire, avec Tony, le fils de La Brosse, et d'autres complices tentent de dérober une cargaison de lingots d'un fourgon blindé, profitant d'une grève à l'usine où le père de Clotaire travaillait avant d'être licencié. La situation dégénère lorsque Tony, sans scrupule, abat l'un des convoyeurs qui tente de protéger la cargaison. Horrifié par cet acte, Clotaire s'élance pour porter secours au convoyeur gisant au sol. Ses compagnons l'abandonnent lâchement. Après une longue course-poursuite avec les policiers, il est arrêté et accusé du meurtre. La Brosse, soucieux de protéger son fils Tony, pousse Clotaire à garder le silence lors de son procès. Clotaire suit les ordres et accepte. Il est condamné à douze années de prison pour un crime qu'il n'a pas commis, tandis que Jackie, dévastée par cette nouvelle, échoue à ses examens.
Plus de dix années s'écoulent. À sa sortie de prison, Clotaire retrouve sa famille, notamment sa mère et son frère, son père étant mort, qui tentent de le réconforter. Il reste obsédé par le souvenir de Jackie. Il apprend, par le père de celle-ci, qu'elle est désormais mariée à Jeffrey, gérant d'une agence de location de voitures pour laquelle elle travaille, et même le père de Jackie pense à refaire sa vie. De son côté, Jackie tente de mener une vie rangée ; elle ne parvient pas à oublier Clotaire et s'ennuie. Lorsque Jeffrey commence à percevoir son trouble, une distance s'installe entre eux. Les choses basculent lorsqu'elle obtient le numéro de Clotaire auprès de sa mère. Dans un élan de nostalgie et de regret, elle le contacte.
Pendant ce temps, Clotaire tente de tourner la page en demandant des excuses à La Brosse, qui profite désormais d'une retraite paisible, alors que Tony prend la direction des affaires. Les retrouvailles entre les deux hommes se terminent en tragédie : Clotaire échoue à réclamer son dû pour avoir gardé le silence pendant sa détention et est battu sur le parking d'une boîte de nuit. En représailles, il provoque un accident de voiture dans lequel il tue Tony. Clotaire renoue ensuite avec Lionel et, avec Kiki, ils envisagent de reconstruire leur vie dans le monde de la délinquance. Plus tard, Lionel et Clotaire regardent l'éclipse solaire de 1999 sur la même plage où Clotaire et Jackie se donnaient rendez-vous dans le passé. Au même moment, Jackie y participe avec Jeffrey sans se rendre compte de la présence de Clotaire. Pendant la nuit, Lionel est tué par une bande rivale, plongeant Clotaire dans un désir profond de vengeance, celui qui le mène à la scène initiale du film.
De son côté, Jackie réalise qu'elle n'aime plus Jeffrey et se rend à la cabine téléphonique où elle avait parlé avec Clotaire avant son arrestation. C'est la scène initiale du film, sauf que Clotaire, voyant que son téléphone sonne deux fois sans répondre - code qu'il avait établi avec Jackie au début de leur relation -, renonce immédiatement à sa vengeance pour la retrouver. Jeffrey a suivi Jackie et l'agresse sexuellement. Elle se défend et l'assomme avec le combiné du téléphone. Clotaire arrive alors sur les lieux, retrouvant enfin son amour de jeunesse. Ensemble, ils se rendent aux urgences pour que Jackie soit soignée et ils discutent de leur passé et des choix qui les ont éloignés. Clotaire lui confie avoir appris le sens de nombreux mots en prison en confectionnant une feuille contenant 457 mots qu'il a écrits en pensant à elle. Ils retombent dans les bras l'un de l'autre et partent ensemble.
Clotaire et Jackie, désormais employés dans un hypermarché, vivent une vie simple et apaisée. Lorsqu'un supérieur réprimande Clotaire pour un léger écart, il reste calme, ayant appris de ses erreurs et promis à Jackie de ne plus se battre. Elle intervient pour défendre son compagnon, forte de leur passé commun. Plus tard, les deux amoureux savourent un dîner dans un restaurant, célébrant cette seconde chance qui leur est offerte, enfin libres de vivre leur amour loin de la violence et des regrets. Clotaire dit pour la première fois à Jackie qu'il l'aime.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : L'Amour ouf
- Réalisation : Gilles Lellouche
- Scénario : Gilles Lellouche, Ahmed Hamidi et Audrey Diwan[4], d'après le roman L'Amour ouf (Jackie Loves Johnser Ok?) de Neville Thompson[5]
- Musique : Jon Brion
- Décors : Jean-Philippe Moreaux
- Costumes : Isabelle Pannetier et Sarah Lazaro
- Photographie : Laurent Tangy
- Chorégraphie : (La)Horde
- Montage : Simon Jacquet
- Production : Alain Attal et Hugo Sélignac
- Sociétés de production : Chi-Fou-Mi Productions, Trésor Films, Studiocanal, France 2 Cinéma, Cool Industrie, Artémis Productions, RTBF, Proximus, BeTV et Shelter Prod[6],[7]
- Société de distribution : Studiocanal (France)[8]
- Budget : 35,7 millions d'euros[9]
- Pays de production :
France,
Belgique[7],[6] - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : drame, romance[10],[11], film de gangsters
- Durée : 166 minutes (version cannoise)[12],[13]; 161 minutes[14]
- Dates de sortie[15] :
- France : (Festival de Cannes 2024) ; (sortie nationale)
- Classification :
- France : tous publics avec avertissement : « Certaines scènes violentes peuvent heurter un jeune public »[14].
Distribution

Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Adèle Exarchopoulos : Jacqueline, dite « Jackie », à 25 ans
- François Civil : Clotaire, à 28 ans
- Mallory Wanecque : Jacqueline, dite « Jackie », à 15 ans
- Malik Frikah : Clotaire, à 17 ans
- Alain Chabat : le père de Jackie
- Benoît Poelvoorde : La Brosse
- Vincent Lacoste : Jeffrey Valrinck
- Jean-Pascal Zadi : Lionel, à 28 ans
- Élodie Bouchez : la mère de Clotaire
- Karim Leklou : le père de Clotaire
- Raphaël Quenard : Kiki, à 20 ans
- Anthony Bajon : Tony, le fils de La Brosse
- Hugo Dillon : Belin
- Nicolas Wanczycki : Henri Gachet
- David Ayala : Ludovic Pierson
- Andranic Manet : le dealer wallon
- Ysé Tran : Myriam
- Liv Del Estal : Tara
- Guillaume Mélanie : l'employé de la cantine
- Syrus Shahidi : le prof de sport
- Michel Masiero : le propriétaire du bar racketté
- Affif Ben Badra : le serveur du bar racketté
- Johann Dionnet : le responsable du supermarché
Production
Genèse et développement
En 2013, il est annoncé que Gilles Lellouche va réaliser une adaptation du roman L'Amour ouf (Jackie Loves Johnser Ok?) de l'écrivain irlandais Neville Thompson, publié pour la première en fois en 1997[16]. Il s'agit d'un projet de longue date de l'acteur-réalisateur, qui avait reçu un exemplaire du livre offert par Benoît Poelvoorde lui disant qu'il fallait absolument en tirer un film[5]. Gilles Lellouche tentait depuis des années de monter ce film qu'il décrit alors comme « une comédie romantique ultra violente »[16]. Le film mettra encore des années à se faire. Il refait parler de lui en marge du Festival de Cannes 2021 avec une affiche dévoilée lors du Marché du film, annonçant une sortie pour 2023[17].
Lors du Marché du film du Festival de Cannes 2023, le film fait la une du Film français[18]. En , il est précisé que le film dispose d'un budget de 32 millions d'euros[18]. Il s'agit alors du plus gros budget d'un film français de Studiocanal, qui bénéficie également du soutien de Canal+, Netflix et France Télévisions[10]. Le film est produit par les sociétés françaises Chi-Fou-Mi Productions, Trésor Films, Studiocanal, France 2 Cinéma et Cool Industrie, et coproduit par les sociétés belges Artémis Productions, RTBF, Proximus, BeTV et Shelter Prod[6],[7]. Le film dépasse finalement son budget initial. Le budget total de L'Amour ouf selon le CNC est de 35,7 millions d'euros[9], ce qui en fait le deuxième film français le plus cher de 2024, après Le Comte de Monte-Cristo (42,9 millions d'euros)[9].
Gilles Lellouche coécrit le scénario avec Audrey Diwan[18]. Il déclare notamment : « J'ai tout de suite vu en elle un alter ego. Sa pensée, qui n'est pas forcément la mienne, évidemment, sa capacité à argumenter, à analyser l'époque dans laquelle elle vit sont phénoménales. C'est une femme très forte, intelligente, une féministe éclairée qui porte des combats dans ce qu'ils ont de plus juste[5]. »
Le film se déroule dans les années 1980 et 1990[19]. Il présente des chansons d'artistes tels que The Cure, New Order, Prince, Billy Idol, Foreigner, Soft Cell, Nas[8],... Le collectif de danse (La)Horde crée trois danses pour les protagonistes[8].
Gilles Lellouche déclare que le film cite Martin Scorsese, Quentin Tarantino et West Side Story (1957)[20].
Attribution des rôles
En , François Civil et Adèle Exarchopoulos sont annoncés dans les rôles principaux[21],[22],[23]. Élodie Bouchez est annoncée au casting en [24]. La distribution complète est annoncée en : Mallory Wanecque, Malik Frikah, Alain Chabat, Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste, Jean-Pascal Zadi, Karim Leklou, Raphaël Quenard et Anthony Bajon[18].
Gilles Lellouche explique, durant la promotion, avoir pensé aux deux acteurs principaux en tournant avec eux une scène dans le film Bac Nord, puis avoir choisi Vincent Lacoste et Jean-Pascal Zadi après les avoir rencontrés grâce au film Fumer fait tousser[25].
Tournage
Le tournage commence le [26] et s'achève le [27], soit une durée de quatre-vingt-huit jours[20] sur une période de dix-huit semaines[19]. Il a lieu principalement dans les Hauts-de-France, notamment à Villeneuve-d'Ascq, Lille, Dunkerque, Douai, Valenciennes, Cambrai, Avesnes-sur-Helpe, Calais, Saint-Omer, Béthune, Lens, Arras, Boulogne-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer et Roubaix[28],[29],[30]. Quelques scènes sont également tournées dans l'institut Saint-Henri, une école secondaire de Comines en Belgique[31]. Dans la nuit du au , des scènes sont tournées dans le tunnel de la N58 (dite Route Express) à Mouscron[32].
Évolution de la durée du film
Jusqu'en , le plan de Gilles Lellouche est que le film dure plus de trois heures[20],[19]. Jusqu'en , la première version du film dure quatre heures[33]. Le , Lellouche déclare au magazine américain Variety que le film dépassera les trois heures[34]. En , le site officiel du Festival de Cannes indique que la durée du film est de deux heures et quarante-six minutes[12], ce qui est confirmé plus tard par des critiques telles que celle publiée par le magazine britannique Screen International après la projection du film à Cannes[13].
Le , Lellouche déclare au journal Le Parisien qu'il a continué à monter le film après sa projection au festival de Cannes, et qu'il a coupé une scène de danse et deux séquences de violence qui rendaient le personnage de François Civil « bête, pas sympathique »[33]. Le , Lellouche explique dans une interview à l'émission C à vous qu'il était encore en train de monter et de retravailler la fin du film jusqu'au week-end précédent, soit quelques jours avant la sortie du film en salles, le [35]. La version du film sortie dans les salles françaises en dure deux heures et quarante-et-une minutes[14].
Musique
Les onze musiques originales sont composées par Jon Brion[36], qui avait déjà collaboré avec Gilles Lellouche pour Le Grand Bain (2018).
| No | Titre | Auteur | Interprètes | Durée | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | L'Amour Ouf - Opening | Jon Brion | 1:25 | ||||||
| 2. | Make Up, School and Flamby | Jon Brion | 1:45 | ||||||
| 3. | First Time, First Eclipse | Jon Brion | 3:21 | ||||||
| 4. | Guilty | Jon Brion | 1:43 | ||||||
| 5. | Jackie and Jeffrey | Jon Brion | 1:15 | ||||||
| 6. | Clotaire Is Back | Jon Brion | 4:11 | ||||||
| 7. | Second Eclipse | Jon Brion | 1:56 | ||||||
| 8. | Meet the Mother | Jon Brion | 1:31 | ||||||
| 9. | Lionel's Death | Jon Brion | 1:34 | ||||||
| 10. | Clotaire and Jackie | Jon Brion | 2:49 | ||||||
| 11. | L'Amour Ouf Musical | Jon Brion | 2:53 | ||||||
| 0:24:23 | |||||||||
Le film comporte également les chansons suivantes[36] :
| No | Titre | Auteur | Interprètes | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1. | Au pays des merveilles de Juliet | Jean-Claude Darnal | Yves Simon | |
| 2. | Je ne veux pas rentrer chez moi seule | Agathe Labernia | ||
| 3. | Eyes Without a Face | Billy Idol, Steve Stevens | Billy Idol | |
| 4. | Emmanuel | Michel Colombier | ||
| 5. | J'aime regarder les filles | Patrick Coutin | ||
| 6. | Rock'n Roll | Daft Punk | Daft Punk | |
| 7. | A Forest | Robert Smith | The Cure | |
| 8. | Nothing Compares 2 U | Prince | Prince | |
| 9. | D'aventures en aventures | Serge Lama, Yves Gilbert | Serge Lama | |
| 10. | Child in Time | Deep Purple | Deep Purple | |
| 11. | Madame | Claude Barzotti, Harry Frékin | Claude Barzotti | |
| 12. | Made You Look | Nas | Nas | |
| 13. | Mes mains | Pierre Delanoë | Gilbert Bécaud | |
| 14. | Big Momma Thang | Lil' Kim, Jay-Z, Lil' Cease, Stretch Armstrong, Harvey Fuqua, Sylvester | Lil' Kim feat. Jay-Z & Lil' Cease |
Gilles Lellouche déclare qu'il a dû renoncer aux chansons Never Tear Us Apart d'INXS et Year of the Cat d'Al Stewart, pour une raison de budget, les droits de ces chansons ayant été jugées trop onéreux par le réalisateur et les producteurs[37],[38]. On entend également Sirius d’Alan Parsons Project, titre écrit par Alan Parsons et Eric Woolfson, extrait de l’album Eye in the Sky.
Accueil
Sortie
Le film a été présenté en avant-première mondiale en compétition officielle au Festival de Cannes 2024[39]. Studiocanal publie un premier teaser musical le [40] ainsi qu'une bande-annonce le [41]. Le film sort en salles en France le [19].
Accueil critique
En France, le film reçoit un accueil plutôt bon de la part de la presse, avec une moyenne de 3,2/5[42]:
Du côté des critiques positives : pour le magazine Elle « Après Le Grand Bain, Gilles Lellouche confirme qu'il est un immense directeur d'acteurs et un cinéaste de ouf. »[43]. Pour L'Humanité : « Gilles Lellouche a vu grand, dans une œuvre qui oscille entre du Scorsese, pour les gangsters et la galerie de personnages, et Top Gun pour les couchers de soleil un peu kitsch. »[44]. Du côté du Parisien : « Entre coup de foudre et coups de poing, scènes de baston viriles et premier baiser dans un champ de colza, L’Amour ouf cogne fort et c’est un vrai plaisir de cinéma. »[45]. Pour Première : « Il y a dans ce geste un panache kamikaze qui emporte souvent tout sur son passage. Mais pour que ce voyage tonitruant fonctionne sans que les moments plus intimes ne paraissent hors sujet, il fallait des acteurs au diapason. »[46].
Du côté des critiques négatives : le journal Libération pense qu'« on imagine sincèrement Lellouche vouloir dénoncer la part de haine de ce monde injuste où tout ce qui a des burnes s’écharpe, batte en main, mais pris dans le même élan de sa mise en scène volontariste tout en surenchère, il se retrouve à l’exaucer en spectacle nauséeux, d’une importance d’autant plus poisseuse et lénifiante qu’elle fait de ce monde de brutes une version clip qu’on est censé admirer. »[47]. Pour Les Échos, le film est une « saga amoureuse sur fond de guerre des gangs dans le nord de la France, le nouveau film de Gilles Lellouche étouffe sous le poids de ses ambitions. »[48]. Ou encore Les Inrockuptibles « Jusque dans sa forme, L’Amour ouf bande les muscles, performe la moindre scène dans une surenchère spectaculaire et surfilme tout ce qu’il regarde comme si chaque plan était un soulevé de poids. »[49].
Quant au public, lors de sa sortie en salle, L'Amour ouf reçoit un très bon accueil, avec une moyenne de 4/5[50].
Box-office
France
| # | Dates | Nombre d'entrées | Place au box-office | Nombre d'entrées cumulées | Réf. |
|---|---|---|---|---|---|
| 1re semaine | du au | 1 001 108 entrées | 1re | 1 001 108 entrées | [52] |
| 2e semaine | du au | 1 170 681 entrées | 1re | 2 171 789 entrées | [53] |
| 3e semaine | du au | 864 877 entrées | 1re | 3 036 666 entrées | [54] |
| 4e semaine | du au | 703 293 entrées | 1re | 3 739 959 entrées | [55] |
| 5e semaine | du au | 395 898 entrées | 2e | 4 135 857 entrées | [56] |
| 6e semaine | du au | 260 799 entrées | 2e | 4 396 656 entrées | [57] |
| 7e semaine | du au | 160 628 entrées | 4e | 4 557 284 entrées | [58] |
| 8e semaine | du au | 101 828 entrées | 7e | 4 659 112 entrées | [59] |
| 9e semaine | du au | 57 516 entrées | 12e | 4 716 628 entrées | [60] |
| 10e semaine | du au | 44 953 entrées | 15e | 4 761 581 entrées | [61] |
| 11e semaine | du au | 70 604 entrées | 16e | 4 832 185 entrées | [62] |
| 12e semaine | du au | 45 741 entrées | 18e | 4 877 926 entrées | [63] |
| 13e semaine | du au | 22 960 entrées | NC | 4 900 886 entrées | [64] |
| 14e semaine | du au | 15 072 entrées | NC | 4 915 958 entrées | [65] |
| 15e semaine | du au | 7 507 entrées | NC | 4 923 465 entrées | [66] |
| 16e semaine | du au | 4 907 entrées | NC | 4 928 372 entrées | [67] |
| 17e semaine | du au | 2 712 entrées | NC | 4 931 084 entrées | [68] |
| 18e semaine | du au | 1 582 entrées | NC | 4 932 666 entrées | [69] |
| 19e semaine | du au | 1 178 entrées | NC | 4 933 844 entrées | [70] |
| 20e semaine | du au | 1 468 entrées | NC | 4 935 312 entrées | [71] |
| 21e semaine | du au | 2 961 entrées | NC | 4 938 273 entrées | [72] |
| 22e semaine | du au | 916 entrées | NC | 4 939 189 entrées | [73] |