L'Annexe (Anne Frank)
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Het Achterhuis
| Destination initiale |
Entreprise Opekta |
|---|---|
| Destination actuelle |
Musée, La maison d'Anne Frank |
| Propriétaire |
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Adresse |
263-267 Prinsengracht |
| Coordonnées |
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L'Annexe (en néerlandais : het achterhuis) est la cachette dans laquelle Anne Frank, sa famille et quatre autres clandestins juifs se sont cachés pour échapper aux nazis durant la Seconde Guerre mondiale[1]. C'est ainsi qu'Anne Frank nomme elle-même la cachette dans son journal[2].
La cachette
Datant de 1635, la maison du 263 Prinsengracht est entièrement reconstruite au XVIIIe siècle[3]. De 1901 à 1928, la bâtisse devient une entreprise gérée par Jan Alle Pieron qui y fabrique des poêles et des cadres de lits[3]. Dans les années 1930, il accueille un atelier de couture, une imprimerie et un entrepôt d'alcool mais est finalement laissé vide en 1939. En décembre de cette année-là, Otto Frank loue le 263 Prinsengrach pour y installer les locaux de son entreprise Opekta[3]. Il s’agit en fait de deux sociétés : Opekta et Pectacon. Opekta vend un produit qui permet de faire de la confiture soi-même et Pectacon vend des épices pour viande et saucisses. Miep Gies, Victor Kugler, Johannes Kleiman, Hermann van Pels et Bep Voskuijl travaillent au bureau de l’entreprise. Hermann van Pels, tout comme Otto Frank, est juif.

Au printemps 1942, Otto Frank et Hermann van Pels décident d’aménager une cachette, aidés de Johannes Kleiman et de son frère Willy. Ils apportent alors autant de meubles et de nourriture que possible à l’Annexe. Otto demande également à Victor, Miep et Bep de les aider. Tous les trois ont directement accepté, en dépit du fait qu'ils avaient parfaitement conscience qu’ils mettaient leur propre vie en danger (car aider les Juifs était sévèrement condamné). Les hommes travaillant dans l’entrepôt et les voisins ne devaient donc absolument rien remarquer.
L'Annexe ne donne pas sur la rue. Elle se trouve à l'arrière de l'immeuble dans une partie inutilisée des locaux, s'organisant sur trois étages et un grenier. « L’Annexe est une cachette idéale et, bien qu’humide et biscornue, il n’y en a probablement pas de mieux aménagée dans tout Amsterdam, voire dans toute la Hollande », écrira Anne le .
Au premier se trouvent le bureau privé avec la radio, et la cuisine. Au deuxième, la porte d'entrée est camouflée par une bibliothèque coulissante. Le , Anne confie d'ailleurs : « Notre cachette est devenue une cachette digne de ce nom. M. Kugler a jugé plus prudent de mettre une bibliothèque devant notre porte d’entrée (...), mais naturellement une bibliothèque pivotante qui peut s’ouvrir comme une porte »[4]. C'est le père de Bep, Johan Voskuijl, qui a d'ailleurs construit cette fameuse bibliothèque. Ne sachant rien de toute clandestinité au départ, ce n'est que plus tard qu’il a été mis dans la confidence[5].
Puis on trouve la salle de bain, la chambre d'Anne et de Fritz Pfeffer, puis la chambre des parents et de la sœur d'Anne, Margot. Au troisième étage, on trouve la chambre de Peter van Pels (le fils d'un autre couple de juifs clandestins cachés dans l'annexe) puis la chambre des parents de celui-ci, Augusta et Hermann Van Pels. Au dessus se trouve le grenier.
L'annexe fait aujourd'hui partie du musée Maison Anne Frank à Amsterdam. L'association a désormais rendu possible, depuis son site internet, une visite virtuelle de la cachette encore dans son jus, pièce par pièce[6].
Le journal et l'Annexe
Anne Frank démarre l'écriture de son journal le après l'avoir reçu en cadeau pour son 13e anniversaire, alors que la famille habitait encore au 37-II place Merwedeplein, à Amsterdam[7] Après s’être cachés dans L'Annexe en , ils ne retourneront plus à cette adresse. Ainsi, Anne fera pendant 2 ans (soit en tout 761 jours) de l'Annexe l’objet principal de son œuvre, en y racontant sa vie quotidienne[8] Après leur arrestation, Miep et Bep sont retournées quelques heures plus tard dans la cachette, où elles ont trouvé à même le sol les journaux, les cahiers et les notes d’Anne. Miep a ensuite caché les écrits dans un tiroir de son bureau, pour tout rendre à Anne après la guerre. Quand Otto (seul survivant) lui a appris que la jeune fille était décédée entre-temps, Miep lui a donné les écrits qu'il publiera le [9].


