L'Appel du destin

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Réalisation Georges Lacombe
Scénario Jacques Viot
Sociétés de production Miramar Productions
Ciné Sélections
L'Appel du destin
Réalisation Georges Lacombe
Scénario Jacques Viot
Acteurs principaux
Sociétés de production Miramar Productions
Ciné Sélections
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 100 minutes
Sortie 1953

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L'Appel du destin est un film français réalisé par Georges Lacombe, sorti en 1953. Ce film est suite de la vie romancée du jeune Roberto Benzi qui avait été portée à l'écran avec un grand succès par Georges Lacombe en 1950 sous le titre Prélude à la gloire.

Le film traite des problèmes de la paternité et de l’amour filial. Au cours d'une tournée, le jeune chef d'orchestre prodige Roberto Lombardi rencontre son père Lorenzo qu'il n'a jamais connu : celui-ci, pianiste renommé, avait quitté le domicile familial et sombré dans l'alcoolisme. Grâce aux efforts de Roberto et de sa mère, Lorenzo retrouvera sa famille.

Roberto Lombardi, sympathique adolescent de 14 ans, est un jeune chef d'orchestre symphonique talentueux et précoce qui dirige de grands concerts, certes en culottes courtes mais avec une maîtrise remarquable. Accompagné de sa mère, Roberto arrive à Venise, la ville où la musique occupe une place de choix. Pourtant ce premier soir, au bord du Grand Canal de la Sérénissime[1], entouré de palais somptueux, il est contemplatif, mélancolique et triste. Sa mère Lucienne, au cœur dur, qui peut confondre la musique de Mozart avec celle d’une rengaine de gondoliers, l'a élevé sans le comprendre, sans le soutien qui lui serait nécessaire pour son art. Son père ? Il ne l'a jamais vu ! Le lendemain au cours d’une répétition, une sorte de vagabond mal rasé, qui s’est glissé dans le théâtre, est expulsé. L’homme se débrouille pour rencontrer Roberto à la plage du Lido de Venise. Le contact entre les deux est direct, sympathique. Roberto apprend que l’inconnu nommé Lorenzo, est un musicien raté. L'amour de la musique ne tarde pas à rapprocher les deux hommes et reconnaissant pour ses bons conseils, Roberto donne à Lorenzo un billet pour venir, le soir même, le voir jouer au théâtre. Ce soir-là, Lucienne reconnait avec anxiété l’homme dans la salle. Ce Lorenzo n’est autre que le père de Roberto, son ex-mari, un ex-pianiste de génie, déchu, qui n'est plus qu'une épave ruinée par l'alcool et dont elle a dû se séparer pour que leur fils puisse vivre heureux. « Il est ce que je fus et il sera ce que j’aurais pu être » dit Lorenzo. Lucienne lui demande de sortir de la vie de son fils. Trop tard ! Roberto à la fin de son triomphal concert, sortant de scène, les entend discuter dans les coulisses. Il réalise alors que Lorenzo Lombardi est son père et qu'il était un grand artiste autrefois.

Ayant perdu sa trace, Roberto cherche son père dans tout Venise et finit par le retrouver dans une modeste chambre. Il décide de partir avec lui, à Rome, après avoir envoyé une lettre à sa mère. Là, parmi la beauté des lieux, le père et le fils parcourent les rues de cette ville où, nulle part ailleurs, 28 siècles d’histoire[2]sont autant présents. Dans la ville Éternelle, ils se sentent heureux, se redonnant mutuellement le goût de vivre. Apprenant ces retrouvailles, Lucienne, très troublée, se remet en question et vient les rejoindre. Et alors qu’elle n'avait jamais bien compris cette passion commune aux deux hommes de sa vie, ils lui annoncent leur projet de jouer ensemble, dans deux mois, à Paris, le Concerto de L'empereur de Beethoven, qui avait été le grand succès de Lorenzo, en 1938.  Pendant que Roberto poursuit ses tournées dans les grandes capitales européennes, Lorenzo répète avec acharnement sa partition. Tandis que les affiches parisiennes annoncent à la salle Gaveau la prestation des deux artistes, en pleine répétition Lorenzo ne peut plus jouer, ferme le piano et quitte la salle sous le regard sombre de son fils. Par peur de l’échec, Lorenzo disparaît. Le concert a lieu avec un autre pianiste. Déconcerté, abandonné par son père qui est retourné à Venise, à nouveau sous l’emprise de l’alcool, Roberto part à la campagne. Là, aidé par le malicieux Monsieur Galibert, collectionneur de cris et de chants d’oiseaux, Roberto réussit à se ressourcer au sein de la Nature. De son côté, Lucienne, toujours amoureuse de son mari, par un retour sur elle-même, s'emploie, non sans mal, à ce que Lorenzo accepte de suivre une cure de désintoxication. L’équilibre familial retrouvé, le père et fils sont réunis à l’appel du destin, et finalement Lucienne assiste à leur triomphe commun lors d'un concert, heureuse de voir enfin le fils diriger son père soliste, dans le Concerto de l’empereur de Beethoven.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

Notes et références

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