L'Atlantide (film, 1921)

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Réalisation Jacques Feyder
Scénario Jacques Feyder
L'Atlantide
Description de cette image, également commentée ci-après
La reine Antinea, affiche italienne par Manuel Orazi.
Réalisation Jacques Feyder
Scénario Jacques Feyder
Musique Joseph Jemain
Acteurs principaux Stacia Napierkowska
Jean Angelo
Georges Melchior
Marie-Louise Iribe
Abd-el-Kader-Ben-Ali
Sociétés de production Établissements L. Aubert[1]
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Fantastique
Durée 163 minutes
Sortie 1921

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

L'Atlantide est un film muet franco-belge réalisé par Jacques Feyder et sorti en 1921.

Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de Pierre Benoit[2],[3], grand prix du roman de l'Académie française[4] (1919).

Deux officiers français, égarés dans le désert du Sahara algérien, sont capturés par les hommes d'une reine, Anthinéa, qui affirme être reine de l'Atlantide et descendante des Atlantes dont la lignée remonte à Neptune. Une habitude de la reine est de garder embaumés, après les avoir tués, ses anciens amants.

Fiche technique

Distribution

Production

Développement

En 1919, le roman L'Atlantide de Pierre Benoit connait un immense succès littéraire à sa sortie en librairie, récoltant le grand prix du roman de l'Académie française[4], Jacques Feyder se l'intéresse et l'adapte pour en faire un film[3] après avoir rencontré l'écrivain en personne[2]. Ce dernier a touché 6 000 francs pour la vente des droits d'adaptation[14].

« Je m'en suis aperçu le jour où Jacques Feyder vint me demander l'autorisation de porter L'Atlantide au cinéma. En cet instant, je me suis rendu compte des inconvénients de la prodigalité, même imaginative : je me souviens alors avoir essayé de pallier mes torts en donnant à Feyder quelques bons conseils pratiques. « Vous n'allez pas faire la sottise d'aller jusqu'au Hoggar, lui disais-je. C'est au diable, et d'un inconfortable ! Je vous assure qu'il y a des coins très bien dans la forêt de Fontainebleau et tout ce qui se fait de mieux comme grottes. En outre, vous avez le restaurant Franchart à côté, ce qui n'est pas négligeable. Si vous vous entêtez, vous me direz des nouvelles des grill-room de Temassinin et d'Hassi-Inifel. ». Il s'est entêté. Je ne pouvais réellement pas m'opposer à son départ. Voilà maintenant qu'il est revenu, et que j'ai sous les yeux les photographies de ce qu'il a fait là-bas. »

 Pierre Benoit dans le mensuel Je sais tout, [15].

Jacques Feyder crée une société, Atlantide Films, avec l'aide de son oncle, Alphonse Frédérix, administrateur de la banque Thalman et Cie, qui lui avance 600 000 francs[16]. Georges Sadoul lui avance 1,8 million de francs et Pierre Decourcelle, patron de la Société cinématographique des auteurs et gens de lettres (S.C.A.G.L.), en fait également partie[17].

Il est produit par Louis Aubert pour la société Établissements L. Aubert[1],[18]. Le coût de la production est estimé à 2 millions francs[3],[9].

Début , Jacques Feyder recherche une « héroïne (…) maigre, mince au moins » pour incarner Anthinéa[19]. À la mi-janvier, il est mentionné être parti pour le Sahara algérien et avoir confié au peintre Manuel Orazi pour les décors[2].

« (…) Manuel Orazi a le génie du décors. Ses illustrations d'Edgar Pöe et de Jean Lorrain, par exemple, sont des prodiges ; elles placent extraordinairement le texte dans son atmosphère, elles lui donnent plus de vie encore. »

 Jean Joseph-Renaud, dans Le Courrier, [20].

À la mi-mars, les acteurs principaux « s'embarquent aujourd'hui pour l'Algérie et Touggourt »[13].

Fin , la société, Pigeard et Cie, sont chargés de la diffusion en France[5] et dans le monde entier[21].

Attribution des rôles

Stacia Napierkowska est Antinéa.

À la mi-, Marie-Louise Iribe, Georges Melchior, Jean Angelo, Pierre Daltour, André Roanne, entre autres, sont recrutés[2]. Fin février, Stacia Napierkowska est révélée pour incarner Antinéa[22]. Cette actrice avait, à l'origine, cru que ce rôle avait été donné à Musidora[23]. À la mi-mars, Christiane Mancini et Fernand Fabre sont également mentionnés dans les rôles principaux[13].

« Il y avait en tout vingt-cinq artistes, dont le plus grand nombre venait de Paris, et soixante Touaregs avec leurs méhara, sans compter l'armée des indigènes recrutés sur place par Jacques Feyder, vraiment infatigable. »

 Stacia Napierkowska dans ses écrits pour la revue Ciné-Miroir, en [24].

Tournage

Le tournage débute en , jours de Pâques[25],[26], dans la vallée Igharghar[27], ainsi qu'aux alentours de Touggourt, pendant deux mois et demi[9], en oued Righ[3], dans le Sahara, à 840 kilomètres d'Alger[28], entre 5 h du matin et 8 h du soir, au profit de la lumière[29], sous la température de 39 °C à l'ombre et de 61 °C au soleil[25]. À la mi-, la tempête de sable a retardé le tournage pendant cinq jours[25]. Fin juin, le journal, Comœdia, reçoit une carte postale signée l'acteur, Georges Melchior, annonçant qu'après « après trois mois dans le sud algérien, nous rentrons à Alger. Nous resterons deux mois pour faire les intérieurs »[30].

Le palais d'Antinéa est entièrement reconstitués, par Manuel Orazi, dans une carrière de la banlieue d'Alger[31].

Il a également lieu à Ouargla, M'Nchouech pour les Aurès, Rouffi, Djidjelli et Bab El-Oued, où de nombreux décors sont construits[9].

Les prises de vues ont durée huit mois[9].

Accueil

Notes et références

Voir aussi

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