L'Empire de la morale
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| L'Empire de la morale | ||||||||
| Auteur | Christophe Donner | |||||||
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| Pays | France | |||||||
| Genre | Roman autobiographique | |||||||
| Version originale | ||||||||
| Langue | français | |||||||
| Version française | ||||||||
| Nombre de pages | 326 | |||||||
| ISBN | 2-246-59291-7 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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L'Empire de la morale est le quinzième roman de Christophe Donner, publié chez Grasset en 2001.
Ce roman auto-fictionnel dépeint un adolescent pris entre les obsessions de ses parents, la psychanalyse pour sa mère et le communisme pour son père. L’histoire commence en 1997, lorsque le narrateur revient à Paris après une longue absence. Il va ici raconter ce qui fait qu’il est devenu écrivain, cet écrivain qui raconte sa famille, pourquoi il l’a quittée et pourquoi il y avait cette part malheureuse derrière les moments heureux. Pourquoi il a vécu « une certaine histoire d’amour » (page 10), qui a pu avoir lieu justement parce que ce qu’il va décrire s’est d’abord produit. Et en premier lieu cette hallucination.
Analyse et style du roman
Forme d'écriture fétiche de l'auteur[1], ce roman est une autofiction où l'on retrouve des événements qu'il a lui-même vécus, comme l'hallucination, le divorce de ses parents (voir plus bas), et d'autres liés à son histoire familiale (« Les contours de ma personne se dessinent au fusain des peines que je peux faire aux autres. », page 8). Ainsi, dans les pages 59 à 61, l’auteur opère la confusion entre ce qu’il vit au moment où il écrit - la lecture d’ouvrages sur le cerveau et les hallucinations - et ce que vit le narrateur, enfermé dans l’institut pour enfant, plongé dans les lectures lui permettant de comprendre sa propre folie.
On retrouve cette confusion lorsque l'auteur s'amuse à brouiller les époques : alors que le divorce de ses parents et ses hallucinations remontent aux années 60, il introduit quelques anachronismes notamment lorsqu’il évoque le « game-boy » du gardien du centre. (page 75)