L'Enfant qui criait au loup
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L'Enfant qui criait au loup est une fable d'Ésope. Elle est également appelée Le Berger mauvais plaisant.
C'est cette fable qui est à l'origine de l'expression française « crier au loup », c'est-à-dire « exagérer l'alerte ». À force de toujours prétendre que quelque chose arrive, lorsque celle-ci se produit, personne ne nous croit[1].
La fable raconte l'histoire d'un jeune berger qui s'amuse à plusieurs reprises à faire croire aux villageois du village voisin qu'un loup attaque ses moutons. Ceux-ci viennent à son aide, mais à force de venir pour rien leur patience s'amenuise. Le jour où un loup apparaît réellement face au jeune berger, ce dernier appelle à l'aide les villageois qui ne viennent pas, s'imaginant avoir encore affaire à une farce de sa part. Les moutons seront alors mangés par le loup.
La morale de la version grecque est « que les menteurs ne gagnent qu’une chose, c’est de n’être pas crus, même lorsqu’ils disent la vérité[2] ».
Cette morale rappelle une déclaration attribuée à Aristote par Diogène Laërce dans le Livre 5 : Les péripatéticiens de sa série Vies et Opinions d'éminents philosophes. Lorsque l'on demande à Aristote ce que gagnent ceux qui mentent, il répond « que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus[3] ». Par ailleurs, Aristote explique qu’il est contre-nature d’investir le langage d’une signification contraire à la pensée ; le mensonge est donc mauvais en soi[4].
Finalement avec le temps cette fable mettra aussi en avant que les enfants et les adultes sont égaux face au danger.
