L'Ersatz d'amour
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| L'Ersatz d'amour | |
| Auteur | Willy et Suzanne de Callias |
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| Pays | France |
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L'Ersatz d'amour est un roman français de Willy paru en 1923, cosigné avec Ménalkas, pseudonyme de la femme de lettres Suzanne de Callias (1883-1964), avec laquelle il cosigna aussi Jeux de princes (1919) et Le Naufragé (1924).
- Marc Revenal, jeune peintre parisien
- Carl von Rudorff, jeune officier allemand
- Simon-Pierre, peintre parisien âgé et reconnu
- Willy dans son propre personnage d'hommes de lettres, en tant que préfacier
Résumé
Le roman est introduit selon le procédé d’une confession. Pendant la Première Guerre mondiale, un soldat vient déposer au peintre parisien Simon-Pierre un manuscrit en disant qu’il repassera plus tard. Ce manuscrit lui est destiné par son ami Marc Revenal. Le soldat revient deux heures plus tard, le temps pour Simon-Pierre d’avoir lu le manuscrit. Il lui annonce alors que Marc Revenal est mort à la guerre lors d’une mission périlleuse.
C’est à la suite d’une déception amoureuse avec une femme, Rolande, que le jeune peintre Marc Revenal, entreprend un voyage en Allemagne. À Hambourg, lors d’un concert au Stadt theater, il rencontre un jeune officier allemand Carl von Rudorff. Celui-ci engage la conversation puis lui saisit la main lors d’un morceau de Wagner, les lamentations d’Yseult face au corps de Tristan. D’abord inspiré par la curiosité, puis fasciné par la beauté du jeune homme, Marc se sent de plus en plus attiré par lui. Ils correspondent puis Carl invite Marc à Coblence, dans sa famille, pour y passer Noël. Marc et la sœur de Carl, Elfriede, sont attirés l’un par l’autre, mais Carl défend à sa sœur qu’ils se fréquentent. Marc reparti, Carl se fait muter en garnison à Metz, alors ville allemande, afin qu’ils puissent se voir plus souvent. Carl fait un voyage à Paris, rencontre Simon-Pierre, mais celui-ci devine que Carl est un « disciple d'Eulenbourg », et Carl repart amer. À Metz, Carl commet une tentative de suicide par empoisonnement. Prévenu par la bonne de Carl, Marc court le rejoindre et Carl se remet. Arrive le début de la Guerre. Carl déserte et se réfugie en Suisse, à l’Hôtel national de Lucerne. Marc estimant la France agressée, s’enrôle, ce qui suscite des pages très lucides sur le début de la Guerre. Il écrit à Carl de s’engager dans la légion étrangère, mais celui-ci refuse, lui invitant à le rejoindre, là où la vie est plus facile, dans lequel sont réfugiés plusieurs autres princes autrichiens, et un autre déserteur « qui arbore des pyjamas japonais admirables ». Marc part en tête d’une mission périlleuse (cisailler les fils de fer de la tranchée d’en face) et se fait tuer.
