L'Express du Midi est un quotidien publié entre 1891 et 1938 à Toulouse et desservant la ville ainsi que la Haute-Garonne.
La première édition du journal parait le sous le sous-titre « Journal quotidien de Toulouse et du Sud-Ouest ». Les sous-titres suivants sont « Organe quotidien de défense sociale et religieuse » et « Organe régional de redressement national, de défense religieuse et de progrès social »[1].
Dès sa création L'Express du Midi est un journal de droite et royaliste. Ses premiers directeurs sont un groupe d’aristocrates de la Haute-Garonne (les comtes de Suffren, de Palaminy et d’Adhémar), le journal publie souvent de longs extraits d’articles de Charles Maurras, principal philosophe de l’Action française, un mouvement politique monarchiste de droite. Le journal affirme avoir pour mission de défendre les valeurs du catholicisme romain, mais son approche n’est pas toujours approuvée par les prélats catholiques[2].
En 1893, L'Express absorbe Le Nouvelliste du Tarn, un quotidien basé dans le département du Tarn et créé en 1880. En 1914, il absorbe Le Ralliement et le Courrier de Tarn-et-Garonne, un quotidien également basé dans le Tarn et créé en 1904, et reprend la même année les abonnements de à La Voix du peuple, un organe du parti de l'Union Conservatrice du Gers[note 1],[3]. Entre 1909 et 1914 le journal publie également une édition pour la région Hautes-Pyrénées intitulée L'Action pyrénéenne[1],[4],[5],[6].
L'Express cesse de paraître après son numéro du . Ce jour-là, sa une comporte des articles sur la prise de Kiautschou par les Japonais, la guerre d'Espagne et la démission de Léon Blum de son poste de Vice-président du Conseil des ministres, ainsi qu'un long article d'Armand Praviel sur l'histoire du journal et ses adieux. Il réapparait deux jours plus tard sous le nom de La Garonne, à la même adresse (25 rue Roquelaine, Toulouse), avec un nouveau propriétaire et René Séguy comme rédacteur en chef. Sa une comporte de longs articles de Séguy et d'Abel Bonnard sur l'orientation et la mission future du journal nouvellement lancé. La Garonne cesse de paraître le [7],[8],[9].
Notes et références
Notes
↑L’Union conservatrice est un parti royaliste de droite, dont la création et le financement est en grande partie orchestrés par Philippe, comte de Paris.
↑Jean-Louis Clément, «Doctrine sociale de l'Église et attitude des fidèles», dans Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse: 1929-1956, Beauchesne, , 415p., in-8º (ISBN978-2-70101-309-1, OCLC31165536, lire en ligne).