L'Hercule sur la place
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J'ai lu n° 333 en 1987
Pocket, 2002
| L'Hercule sur la place | ||||||||
| Auteur | Bernard Clavel | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Éditeur | Robert Laffont J'ai lu n° 333 en 1987 Pocket, 2002 |
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| Date de parution | 1966 | |||||||
| ISBN | 2-221-01913-X | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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L'Hercule sur la place est un roman de l'écrivain Bernard Clavel publié en 1966 aux éditions Robert Laffont.
Ce roman a donné lieu à une adaptation télévisée de René Lucot, avec Martin Trévières.

Voilà ce que dit Bernard Clavel lui-même de son roman, de cet homme Kid Léon qu'il a bien connu et dont il s'est servi pour camper le héros de son roman[1] :
« Nous avons tous le souvenir de maîtres dont l'enseignement nous a marqués. Quand je cherche parmi les miens, le visage qui s'impose est celui de Kid Léon. Ce n'était pas un philosophe, mais un hercule de place publique. Il n'avait jamais quitté l'école où il avait tout appris ; simplement, il avait fini par passer, sans s'en apercevoir, au rang de ceux qui enseignent.
Cette école était la vie. Elle avait pour cadre la fête foraine. Kid enseignait, par l'exemple, la morale, l'honnêteté, le goût de la lutte loyale pour la vie en un monde où rien n'est facile. En somme, écrivant son histoire, c'est un peu l'aventure de notre amitié que je raconte. Je n'ai rien inventé, mais seulement transposé certains faits pour les plier à la forme de mon récit. »[2]
Structure

- Première partie : Le baron
- Deuxième partie : Adieu la vogue
- Troisième partie : La belle vie
- Quatrième partie : Le diable dans le bocal
- Cinquième partie : L'évasion
- Épilogue
Bernard Clavel a placé en exergue cette citation de Dostoïevski :
« Un être qui s'habitue à tout, voilà je pense, la meilleure définition qu'on puisse donner de l'homme. »
Présentation générale
La vie de Kid léon, entre baraque foraine et exhibitions dans les foires, est difficile mais elle lui apporte ce qui est sans doute pour lui le plus précieux : la liberté. Être son maître, faire ce qui lui plaît. Les contraintes, il les vit tous les jours, les contreparties, il les connaît bien et s'en glorifie parfois : pas d'attaches, pas de femmes, pas d'enfants.
La vie de Pierre Vignaud, entre errance et petits larcins, est difficile aussi, une vie qui aurait pu le conduire en prison comme son ami Guy ou pis encore au meurtre, à l'irrémédiable, comme les trois adolescents de son roman Malataverne. Partir, c'est aller à l'aventure, juste ce qu'il faut à Pierre pour qu'il suive une autre route et trouve d'autres raisons de vivre.
Tous deux vont conjuguer leur soif de liberté au hasard des foires de villages : c'est ce qui les rapproche, eux qui sinon sont si différents.
Mais le passé va les rattraper : Kid Léon va rester à Lyon, fidèle à sa vieille amitié pour Gégène qui meurt en laissant sa famille dans le besoin, Pierre pour Diane et l'enfant qu'elle porte. Fidélité à ceux qu'ils aiment et à l'image qu'ils ont d'eux-mêmes.
