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L'Ombre d'un doute (film, 1943)

film d'Alfred Hitchcock, sorti en 1943 From Wikipedia, the free encyclopedia

L'Ombre d'un doute (Shadow of a Doubt) est un film américain en noir et blanc réalisé par Alfred Hitchcock, sorti en 1943.

Titre original Shadow of a Doubt
Réalisation Alfred Hitchcock
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
L'Ombre d'un doute
Description de cette image, également commentée ci-après
Affiche du film.
Titre original Shadow of a Doubt
Réalisation Alfred Hitchcock
Scénario Gordon McDonell (histoire)
Thornton Wilder
Sally Benson
Alma Reville
Acteurs principaux Teresa Wright
Joseph Cotten
Macdonald Carey
Hume Cronyn
Sociétés de production Universal Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Suspense
Thriller
Durée 104 minutes
Sortie 1943

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il est inscrit depuis 1991 au National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès des États-Unis pour tous les temps en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique »[1].

Synopsis

Surveillé par le FBI, Charlie Oakley leur échappe après s'être caché dans une chambre meublée à Philadelphie. Tentant de trouver un refuge, il arrive par train à Santa Rosa (Californie), sous prétexte de rendre visite à sa sœur Emma, son mari et ses trois enfants dont sa nièce, qui porte le même prénom que lui, et qui lui voue une profonde admiration. L'oncle apporte des cadeaux à tout le monde et est très aimé. Cependant, l'oncle cache quelque chose de très inquiétant. Les deux policiers du FBI le retrouvent en le suivant de Philadelphie, et sous prétexte de faire une séance photo dans la maison où l'oncle Charlie est hébergé, sont à la recherche d'informations importantes concernant le mystérieux invité.

Il est en fait recherché pour le meurtre de riches veuves à qui il aurait volé l'héritage, mais quand la nouvelle arrive que dans le nord-est qu'un autre suspect a été capturé (ou plutôt, mort accidentellement alors qu'il fuyait), l'affaire est apparemment résolue. Pas pour sa nièce, cependant, qui a trouvé des indices impliquant qu'il est le tueur. L'oncle tente de la tuer trois fois (en découpant une marche d'escalier, l'enfermant dans le garage avec la voiture en route et tente finalement de la jeter hors du train), mais à la fin ce sera elle, se défendant, qui laissera tomber son oncle du train entrainant sa mort. Elle pourra vivre son histoire d'amour avec l'un des deux policiers, tandis que les conventions locales sont sauvées du scandale, puisque l'oncle est veillé par la population dans un enterrement solennel, totalement inconscient du fait qu'il était le véritable meurtrier des veuves (sauf Charlie, la seule à connaître la vérité).

Fiche technique

Teresa Wright et Joseph Cotten dans une scène du film.

Distribution

Teresa Wright.

Légende : 1er doublage (1945[3]) ; 2e doublage (années 1980) ; 3e doublage[4] (2012).

Acteurs non crédités
 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage

Autour du film

Récompenses et nominations

Commentaires

  • À propos de Charlie Oakley, l'oncle meurtrier, Hitchcock a déclaré :
« C'est un assassin idéaliste. Il fait partie de ces tueurs qui sentent en eux une mission de destruction. Peut-être les veuves méritaient-elles ce qui leur est arrivé, mais ça n'était pas son boulot de le faire. Un jugement moral est porté dans le film, n'est-ce pas, puisque Cotten est détruit à la fin, même accidentellement, par sa nièce ? Cela revient à dire que tous les méchants ne sont pas noirs et que tous les héros ne sont pas blancs. Il y a des gris partout. L'oncle Charlie aimait beaucoup sa nièce mais toutefois pas autant qu'elle l'aimait. Mais elle a dû le détruire car n'oublions pas qu'Oscar Wilde a dit : « On tue ce que l'on aime. » »
Citation d'Hitchcock dans Le Cinéma selon Hitchcock, de François Truffaut, Robert Laffont, 1966
  • Une scène revient plusieurs fois, parfois en surimpression : des dames mûres en robe du soir dansent sur l'air de la valse Heure exquise (de La Veuve joyeuse) avec des hommes en habit.
  • Hitchcock avait pour habitude de dire que L'Ombre d'un doute était, parmi tous ses films, son préféré[5].

Notes et références

Voir aussi

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