On enterre l’assesseur de collège[2] Kyrill Vavilonov[3]. Ce matin, l’alcool et une femme méchante l’ont envoyé dans l’autre monde. Pour le discours au cimetière, on va chercher en catastrophe Grigori Zapoïkine[4]. Ce dernier est capable de parler longtemps, si longtemps que l’on a parfois recours à la police pour l’arrêter.
Zapoïkine rejoint le cortège au cimetière. Il commence un magnifique discours qui, au début, tire quelques larmes à l’assemblée. Rapidement pourtant, on se demande pourquoi il fait l’éloge de Prokofi au lieu de Vavilonov. Pourquoi dit-il qu’il était célibataire, alors que sa veuve est présente ? Pourquoi insinue-t-il qu’il était rasé, alors qu’il avait une grande barbe rousse ?
Zapoïkine s’arrête quand il voit Prokofi bien vivant dans l’assemblée : « Mais alors qui est mort ? », demande-t-il. On le lui explique, et il continue imperturbablement son discours. Seul Prokofi est vexé.