L'Ouvrier de la nuit

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PaysDrapeau de la France France
GenreRoman
ÉditeurJulliard
L'Ouvrier de la nuit
Auteur Bernard Clavel
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Julliard
Date de parution 1956
Nombre de pages 190
Chronologie

L'Ouvrier de la nuit est le premier roman publié de l'écrivain Bernard Clavel, paru en 1956 aux éditions Julliard puis en livre de poche comme la plupart de ses romans. Il a également été réédité chez Robert Laffont en 1971 sous le titre Jura.

Bernard Clavel vécut à Vernaison, petite cité située le long du Rhône au sud de Lyon de 1945 à 1957 où il écrivit en particulier ses trois premiers romans : L’Ouvrier de la nuit, Pirates du Rhône et Qui m'emporte, plus connu sous le titre que porte le film Le Tonnerre de Dieu.

De cette période, il nous donne ce témoignage : « Je revois Vernaison, les rives encore sauvages, la véranda où j’écrivais. Je revois mes enfants tout petits, sans gâteries ni vacances de soleil, car nous étions pauvres. Je revois ma femme tapant le manuscrit sur une antique machine prêtée par le menuisier du village, mon ami Vachon, qui croyait en moi. »

Graffiti sur Le Cri

En 1956, Clavel fait un voyage à Paris pour parler avec l'éditeur Julliard de son dernier roman qui s'appelait alors Vorgine[1] C'est un nouvel échec. Il en reviendra ulcéré et chez lui à Vernaison, écrira en quelques jours et quelques nuits L'ouvrier de la nuit.

Comme Bernard Clavel l'a lui-même écrit : « Ce livre est un cri, jeté sur le papier en quelques jours et nuits de fièvre. » Le cri d'un homme qui a tout sacrifié pour sa passion et qui s'aperçoit qu'il ne peut plus supporter cette situation, non seulement pour lui-même mais surtout pour ceux qu'il aime. C'est un livre sur la passion et l'égoïsme sur laquelle elle repose.

Cette part de soi irréductible a pris une telle importance chez cet homme, qu'elle emporte tout et il faudra toute sa force pour que l'écrivain prenne assez de recul pour voir clair en lui avec une lucidité féroce. C'est également ce choix terrible, véritable alternative ontologique, de tout homme obligé d'arbitrer dans sa vie entre des chemins où il se sent attiré. Un choix se fait toujours au détriment d'autres choix.

N'y cherchez aucune projection personnelle, a aussi recommandé Bernard Clavel, parfois excédé qu'on recherchât à toute force dans son œuvre des connotations biographiques. Cet écrivain qui pousse ce cri immense, ce n'est pas lui, même s'il a emprunté à sa propre réalité des éléments factuels.

Pourtant, dans la biographie qu'il lui a consacrée, Michel Ragon écrit : « Son premier roman publié L'ouvrier de la nuit est tout entier fait de la soudaine révélation qu'il s'est trompé. Les vraies valeurs, ce ne sont pas celles auxquelles il a sacrifié ses vieux parents, sa femme, son métier de pâtissier mais au contraire celles qu'il a reçues à la naissance et qu'il n'a pas su voir : l'accord avec la nature, la poétique du métier manuel, l'amour maternel, le langage simple et dru, la géographie jurassienne. »

Résumé et contenu

Commentaires

Notes et références

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