L'ultima stazione

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L'ultima stazione (La Dernière Gare) est une pièce de théâtre de Beniamino Joppolo, écrite en 1941.

Le vieil homme – Le chef de gare – L'homme pâle – L'homme inquiet – L'homme qui a travaillé – L'époux – L'épouse – Carlina – Maria – Giovanni – Le frère – La mère – Le père – La fiancée – Les fils – La fille – Les morts – Les femmes – Le gardien de la gare – Agata

Résumé

Atto unico (Acte unique)

Au petit matin, dans une salle d'attente d'une petite gare du monde, un gardien de gare semble attendre quelqu'un, au milieu des bruits de trains, du travail, des voyageurs. Agata, étrange créature, quant à elle, est assise dans la lumière, dans un coin. Elle intervient régulièrement en même temps que certains interlocuteurs par des propos distancés et poétiques. Le gardien commence par vanter, seul, les mérites du chef de gare dont il qualifie la mission d'apostolat. Apparemment, tout voyageur réclamerait et aurait besoin de l'avis du chef de gare avant tout départ. Peu à peu, les aspirants voyageurs s'avancent vers le gardien de la gare qui joue le rôle de filtre avant le passage obligé devant le médecin du voyage que serait son supérieur. Deux époux se présentent. Le voyage de noces semble les préoccuper. Après que la mariée a avoué qu'elle aurait préféré partir en compagnie de ses parents, les deux époux s'assoient dans l'attente d'un verdict. L'homme inquiet arrive, suivi de l'homme qui a travaillé. Ce dernier exprime le besoin de se distraire après avoir travaillé durement et gagné considérablement sa vie. Le vieil homme fait son entrée, et prend place silencieusement en pleine lumière. L'homme pâle, enfin, arrive et fait montre de son obsession. Le vieil homme enfin, intervient très succinctement. L'arrivée du chef de gare est accueillie avec empressement et fibrillation. Il envoie les jeunes mariés dans une ville quelconque pour qu'ils puissent simplement concevoir un enfant né de leur amour. L'homme qui a travaillé est, en revanche, dirigé vers un village proche afin qu'il puisse évoquer librement son bon droit de se plaindre et de se reposer. Seule condition à son bonheur, la reconnaissance publique de sa qualité pourra ainsi être actée, et lui procurer une femme à son image, nécessaire à son accomplissement. L'homme préoccupé, homme de culture et voyage, semble ne plus ressentir quoi que ce soit. Maria, son frère et Giovanni apparaissent et lui demandent si les soirées lui conviennent. Ensuite, une jeune femme à vélo apparaît également sous ses yeux. Tous ces spectres semblent matérialiser ses désirs, ses peurs, ses souvenirs. La fiancée entre à son tour, et s'offre à lui. Le père et la mère terminent le bal, dans un semblant de reproche. Le chef de gare lui propose d'aller dans un lieu proche d'un lac pour se reposer et soigner ses maux et ses craintes par le calme. Le vieil homme interrompt l'assemblée et explique qu'il a toujours été traité et considéré comme un moins-que-rien, et davantage ignoré que les denrées qui lui ont permis de vivre. Les fils, les morts, les femmes, la fille, entrent. Ne prétendant pas son droit au voyage, le vieil homme demande simplement à être traité comme il l'a toujours été, à savoir comme un vulgaire objet, un morceau de fer rouillé, un sac, un panier, une table, une pierre, une coulée de lave. Tous les autres se regroupent et décident de l'accompagner dans son dernier voyage. Le chef de gare leur demande d'écrire une phrase chacun, phrase qu'ils devront accrocher sur le wagon qui les accueillera tous. Alors que le vieil homme semble s'être endormi pour toujours et que la nuit tombe, ils partent tous ensemble.

Année de parution

  • L'ultima stazione, atto unico, Milano, Edizioni di Corrente, XIX, 1941.
  • L'ultima stazione, atto unico, Torino, « Il Dramma », Anno XVIII, N. 375, aprile 1942.
  • L'ultima stazione, atto unico, Palermo, L'Asterisco, 1972.
  • Teatro (volume primo), Marina di Patti Editrice Pungitopo, 1989.
  • L'ultima stazione, atto unico, Marina di Patti, Editrice Pungitopo, 1989.

Mots clés

Gare, voyage, ailleurs, amour, mort, maladie, enfant, procréation, marchandise, humain.

Mises en scène

  • 25- : Gruppo sperimentale « Palcoscenico »,mise en scène de Paolo Grassi, décors d'Italo Valenti, Teatro del Parco della Triennale, Milan.
  •  : GUF, mise en scène de Galtieri-Tesei, Cesena.
  • 1953 : mise en scène de Giorgio Strehler, Rome.
  •  : lecture, traduction G. Joppolo, Festival Eurodram, Maison de l'Europe et de l'Orient, Paris.

Remarques

Bibliographie indicative

Liens externes

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