L'Éternaute (série télévisée)
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| Type de série | Série |
|---|---|
| Titre original | El Eternauta |
| Série adaptée | L'Éternaute |
| Genre | Action, drame, science-fiction |
| Création | Bruno Stagnaro |
| Acteurs principaux |
Ricardo Darín Carla Peterson César Troncoso Andrea Pietra Ariel Staltari Marcelo Subiotto |
| Musique | Federico Jusid |
| Nb. de saisons | 1 |
| Nb. d'épisodes | 6 (Liste des épisodes) |
Production
| Durée | 44 à 68 minutes |
|---|---|
| Format d'image | 4K (UHDV) |
| Format audio | Dolby Atmos |
| Production |
Diego Copello[1] Leticia Cristi[1] Matías Mosteirín[1] Hugo Sigman[1] |
| Production exécutive |
Laura Bruno Micky Buyé Rodrigo Cala Analía Castro Ricardo Darín Martín Mórtola Oesterheld |
| Société de production |
K&S Films[2] Netflix[2] |
| Société de distribution | Netflix |
Diffusion
| Pays d'origine |
|
|---|---|
| Chaîne d'origine | Netflix |
| Diff. originale | 30 avril 2025 – en production |
L'Éternaute (El Eternauta) est une mini-série télévisée argentine en six épisodes de 55 minutes, créée par Bruno Stagnaro et diffusée le en intégralité sur la plateforme Netflix[3],[2].
Il s'agit de l'adaptation de la bande dessinée argentine du même titre, créée par Héctor Germán Oesterheld et Francisco Solano López, publiée en 1957[4].
Pour la première fois pour Netflix, une séquence, celle du sixième épisode, d'où l'effondrement d’un immeuble, est entièrement conçue avec l’intelligence artificielle générative dans la série[5].
Une tempête de neige toxique tombe sur Buenos Aires (Argentine) par surprise, terrassant presque toute vie en quelques heures. Juan Salvo, vétéran de la guerre des Malouines, se prépare, avec ses amis, pour survivre à la chute de neige, en fabriquant des vêtements de protection pour ensuite rassembler des vivres, et à l'invasion extraterrestre sur Terre[6],[7].
Distribution
Acteurs principaux
- Ricardo Darín (VF : Bernard Bollet) : Juan Salvo
- Carla Peterson (VF : Anne Dolan) : Elena, ex-épouse de Juan Salvo
- César Troncoso (es) (VF : Bernard Métraux) : Alfredo « Tano » Favalli
- Andrea Pietra (es) (VF : Sophie Planet) : Ana, épouse de Tano
- Ariel Staltari (es) (VF : Charles Mendiant) : Omar
- Marcelo Subiotto (es) (VF : Sacha Petronijevic) : Lucas Herbert, ami de Juan Salvo
- Claudio Martínez Bel (VF : Diego Asensio) : Ruso Polsky, ami de Juan Salvo
Acteurs secondaires
- Mora Fisz (VF : Laure Filiu) : Clara Salvo, fille de Juan et Elena (épisodes 1, 4 et 6)
- Orianna Cárdenas (VF : Ludivine Maffren) : Ingrid « Inga »
- Aron Park : Pablo (épisodes 3 et 6)
- Gabriel Fernández (VF : Patrick Bonnel) : Roberto (épisodes 3, 5 et 6)
- Thiago Uriel Aguiar : Jorgito (épisode 4 et 6)
- Raúl Esteban Gigena : Raúl (épisodes 4 et 6)
- Charly Velasco (VF : Florent Pochet) : Bob (épisodes 4, 5 et 6)
- Claudia Vivian Schijman : Claudia (épisodes 4 et 6)
- Paloma Alba : Pecas (épisodes 4 et 6)
- Byron Barbieri (VF : Tom Trouffier) : Tony (épisodes 4 et 6)
Invités
- Ernestina Gatti : Tati (épisode 1)
- Mercedes Barranus : Loli (épisode 1)
- Ricardo Federico García (VF : Patrick Raynal) : Rengo (épisodes 1 et 4)
- Fabio Taphanel : Vicente (épisode 1)
- Mario Vidal : Alessio (épisode 1)
- Ramiro Vayo : Ramiro (épisode 2)
- Mercedes Moltedo : Paula (épisode 2)
- Facu Baban : vecino de Elena (épisode 2)
- Andrea Strenitz : Zulma (épisode 2)
- Agustín Chenaut : Gerardo (épisode 2)
- Diego Julio : Rubén (épisode 2)
- Graciela Cravino : Susana (épisode 2)
- Carlos March (VF : Gérard Darier) : Charly (épisode 2)
- Marcelo Xicarts : Oscar (épisode 2)
- Jesús Miseli : George (épisode 3)
- Guillermo Jacubowicz (VF : Bruno Magne) : Benito (épisodes 3 et 5)
- Lautaro Murúa : Horacio (épisodes 3 et 5)
- Joaquín Acebo : Micky Roberts (épisodes 4 et 5)
- Corina Romero : Rita (épisode 4)
- Daniela Pal : Adriana (épisodes 5 et 6)
- Pablo Cernadas (VF : Olivier Cordina) : Juanca (épisode 5)
- Mora Recalde : Caro (épisode 5)
- Abel Edgardo Ledesma : Alberto (épisode 5)
- Jorge Sesán (es) (VF : Martial Le Minoux) : Franco (épisodes 5 et 6)
- Alejandro Sosa : Suruka (épisode 6)
- Leandro Sandonato (es) (VF : Alexandre Gillet) : Ruperto Mosca (épisode 6)
Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[8] et selon les cartons du doublage français.
Production
L'Éternaute

L'Éternaute est une bande dessinée argentine créée par Héctor Germán Oesterheld (1919‑1978) et le dessinateur Francisco Solano López (1928‑2011), publiée du au dans la revue Hora Cero Semanal[9],[10]. Bien qu'elle ait connu le succès auprès des lecteurs, sa suite, intitulée L’Éternaute II, exaltant l'engagement politique, est publiée en 1976. Celle-ci représente également la dernière œuvre réalisée par Héctor Germán Oesterheld, qui, à cette époque, appartenait déjà à l'organisation Montoneros, avant d'être arrêté à La Plata, puis à jamais disparu, l'année suivante, le , pendant la dernière dictature civique-militaire en Argentine[11].
Développement
À l'origine, Adolfo Aristarain, Fernando Solanas, Damián Szifrón[12], Gustavo Mosquera, Lucrecia Martel et Alex de la Iglesia se sont intéressés à l'adaptation de L'Éternaute, sauf qu'aucun d'eux n'a pu réaliser en raison du budget élevé[13].
Le , le journaliste argentin, Jorge Rial, lance la nouvelle sur son poste de X, soulignant que Netflix vient de signer un contrat pour diffuser L'Éternaute sur sa plateforme, prête à investir une valeur d'environ 15 millions de dollars[14]. Le lendemain, lors d'une conférence de presse, tenue à l'Usina del Arte, dans le quartier de La Boca, à Buenos Aires, Reed Hastings, cofondateur et directeur de Netflix, confirme produire la série qui est produite par K&S Films et dirigée par Bruno Stagnaro, en tant que scénariste et réalisateur[15], avec la participation de Martín Mórtola Oestherheld, petit-fils de l'auteur de L'Éternaute[16], en tant que consultant en créativité[1] :
« (…) nous travaillons avec Bruno Stagnaro sur le développement des scénarios de son adaptation de L'Éternaute. L'histoire de la résistance de Juan Salvo et de son courageux groupe de combattants est un véritable défi pour l'ensemble du média audiovisuel argentin, de la science-fiction avec un regard local, de cet « hémisphère austral qui fait également partie de la planète », dirait mon très cher grand-père. »
— Martín Mórtola Oestherheld[1].
Selon Netflix, le tournage aurait lieu à la fin de l'année 2021 ou au début de l'année 2022[17].
À la mi-, révèle le commencement du tournage, et que la mini-série contiendrait six épisodes écrits par Bruno Stagnaro promettant « d'être fidèle à l'histoire », avec Ariel Staltari[1].
À la mi-, une première bande annonce est dévoilée[18].
Le , Netflix confirme la seconde saison[19].
Attribution des rôles
Le , Ricardo Darín est confirmé pour participer à la mini-série dans le rôle de Juan Salvo[20]. C'est sa première participation avec la production Netflix[21]. Le de la même année, la distribution est finalement complète avec Carla Peterson, César Troncoso, Andrea Pietra, Ariel Staltari, Marcelo Subiotto, Claudio Martínez Bel, Orianna Cárdenas et Mora Fisz[22].
Tournage
Le tournage débute le dans la ville de Buenos Aires[1],[23], et s'achève en décembre de la même année[24].
Il a lieu dans la zone nord du Grand Buenos Aires[25],[26] pour utiliser l'Avenue Maipú (es) enneigée vers le pont de Saavedra (es), dans le quartier de Saavedra, du côté de Vicente López[27], ainsi que l'avenue General Paz, d'où l'abandon des voitures et camions sur tout le long de l'autoroute[28], puis les partidos de San Isidro et de San Fernando[25].
La maison de Tano et Ana Favalli se trouve au coin des rues Florencio Varela et Acassuso, dans le partido de San Isidro, à Beccar[29],[30].
Il a également lieu aux studios Cacodelphia pour la production virtuelle, « faire fonctionner toute cette création numérique, de la capturer par la caméra et de la rendre crédible. Que le mouvement de la perspective soit généré en temps réel », explique le directeur, Gastón Gallo[31].
La production a utilisé la Plaza Italia de l'avenue de Santa Fe, le stade monumental de River Plate[32], la place des Barrancas de Belgrano (es) et la place du Congrès[33].
- Le kiosque des Barrancas de Belgrano
- La Plaza Italia
Intelligence artificielle générative
Le , Netflix annonce avoir utilisé, pour la première fois dans la série, l'intelligence artificielle générative pour une séquence où un bâtiment s'effondre à la fin du sixième épisode : « c’est dix fois plus rapide (…) pour aider les créateurs à rendre les films et les séries meilleurs, et pas seulement moins chers », rapporte le directeur de la plateforme, Ted Sarandos[5].
Musique
La musique est composée par l'Argentin Federico Jusid[34].
Les chansons des années 1970 y sont également entendues : No pibe, Porque hoy nací et Jugo de tomate sont interprétées par le groupe de blues et rock argentin Manal, Salgan al sol, par Billy Bond et La Pesada del Rock and Roll, Blues del atardecer, par El Reloj, Post-crucifixión, par Pescado Rabioso (entendue durant une partie de Truco (es)), ainsi que les voix de Mercedes Sosa et Carlos Gardel[35],[36] Ainsi que des groupes récents comme Él Mató a un Policía Motorizado.
- Liste de pistes[37]
- Limbo (0:56)
- El Eternauta (3:07)
- Hombres-Robots (1:39)
- Hay algo en el aire (4:21)
- Sol (2:39)
- Cascarudos (1:33)
- Lo que se rompió es el mundo (1:59)
- Maquinaria pesada (1:23)
- Muralla (1:27)
- Los "Manos" (2:51)
- Campo de Mayo (1:25)
- Antes de llegar abajo sos boleta (3:13)
- Militares (1:40)
- Casa rodante (1:16)
- Restos de formación (1:33)
- Tres ráfagas (1:02)
- San Jorge (1:12)
- Exterminio (1:10)
- Lo viejo funciona (1:24)
- Armemos un traje (1:45)
- Clara (2:03)
- ¡Se escucha, carajo! (1:17)
- Fuga (1:28)
- Buenos Aires nevada (1:33)
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : El Eternauta
- Titre français : L'Éternaute
- Création : Bruno Stagnaro (es)
- Réalisation : Bruno Stagnaro
- Scénario : María Alicia Garcías, Bruno Stagnaro, Gabriel Stagnaro, Ariel Staltari et Martin Wain, d'après la bande dessinée argentine, L'Éternaute, de Héctor Germán Oesterheld et Francisco Solano López
- Musique : Federico Jusid (es)
- Décors : María Battaglia et Julián Romera[2]
- Photographie : Gastón Girod[2]
- Son : Nahuel De Camillis et Martín Grignaschi
- Montage : Alejandro Brodersohn et Alejandro Parysow
- Production : Diego Copello, Leticia Cristi, Matías Mosteirin et Hugo Sigman[2],[1]
- Production exécutive : Laura Bruno, Micky Buyé, Rodrigo Cala, Analía Castro, Ricardo Darín, et Martín Mórtola Oesterheld
- Société de production : K&S Films et Netflix[2]
- Société de distribution : Netflix
- Pays de production :
Argentine - Langue originale : espagnol
- Format : couleur — 4K (UHDV) — son Dolby Atmos
- Genre : Action, aventure, drame, science-fiction post-apocalyptique, survie
- Nombre de saisons : 1
- Nombre d'épisodes : 6
- Durée : 44 à 68 minutes
- Date de sortie : sur Netflix
Épisodes
Accueil
Audience
Une semaine après la première diffusion sur Netflix, L'Éternaute est à la première place du Top 10 au niveau mondial non anglophone, avec 10,8 millions de vues, et du Top 10 hebdomadaire dans 87 pays, tels que le Brésil, la France, l'Inde, les États-Unis, l'Italie, le Mexique, l'Allemagne et l'Espagne[19]…
Accueil critique
Argentine
Sur le site Filmaffinity, elle reçoit le score de 7.1⁄10 avec 2 874 notes, dont 48 critiques[38].
Diego Batlle, du webzine Otros Cines semble être satisfait du fait que « la série est assez fidèle à l'esprit de la bande dessinée originale en termes d'atmosphères, d'esthétique, de lieux et d'autres récits (…)[39] » et Santiago García, du webzine Leer Cine, assure qu'elle a également « de rythmes du genre, générant de l'attente, du suspense et, grâce à Bruno Stagnaro, des moments claustrophobes assez inquiétants[40] ».
France
Sur le site Allociné, elle reçoit le score de 3.1⁄5 avec 195 notes, dont 61 critiques[41].
Michel Valentin, du journal Le Parisien, prévient qu'« après un premier volet très lent à démarrer, notamment pour cause de longue exposition des différents personnages principaux, l’action prend ensuite le dessus dans l’intrigue, et la continuation apparaît très prometteuse[42] ».