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L'Étourdi ou les Contretemps

pièce de théâtre de Molière From Wikipedia, the free encyclopedia

L’Étourdi ou les Contretemps ou L'estourdy ou les contre-temps[1], est une comédie en cinq actes et en alexandrins de Molière, représentée pour la première fois à Lyon en 1655[2]. Une représentation en a également éfé faite à Paris au Théâtre du Petit-Bourbon le par la troupe de Monsieur, frère unique du Roi.

AuteurMolière
Nb. d'actes5
Date de création en françaisentre 1653 et 1655
Lieu de création en françaisLyon
Faits en bref Auteur, Nb. d'actes ...
L’Étourdi ou les Contretemps
« Sous quel astre ton maitre a-t-il reçu le jour ? »
« Sous quel astre ton maitre a-t-il reçu le jour ? »

Auteur Molière
Nb. d'actes 5
Date de création en français entre 1653 et 1655
Lieu de création en français Lyon
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Frontispice de l'édition de 1682.

Cette pièce s'inspire d'une comédie italienne de 1629 : L'Inavvertito, overo Scappino disturbato e Mezzetino travagliato, de Niccolò Barbieri.

Résumé

Par son étourderie ou sa maladresse, Lélie fait échouer onze machinations successives que son serviteur Mascarille, « fourbum imperator », a imaginées pour lui assurer la possession de Célie, une jeune esclave que le vieux Trufaldin garde chez lui sans savoir que c'est sa propre fille.

Quelques répliques

  • Voir L'Étourdi, Acte I, scène II.
  • Voir aussi le monologue de Mascarille, L'Étourdi, Acte III, scène I, p. 71.

Distribution

Davantage d’informations Personnage, Acteur ...
Acteurs ayant créé les rôles
Personnage Acteur
Lélie, fils de Pandolfe La Grange
Célie, esclave de Trufaldin Mlle de Brie
Mascarille, valet de Lélie Molière
Hippolyte, fille d’Anselme Mlle Du Parc
Anselme, père d’Hippolyte Louis Béjart
Trufaldin, vieillard
Pandolfe, père de Lélie Béjart aîné
Léandre, fils de famille
Andrès, cru égyptien
Ergaste, ami de Mascarille
Un courrier
Deux troupes de masques
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Molière paraît travesti en femme dans l'acte III, scène VIII. C'est le seul rôle créé par lui où il doit jouer un personnage du sexe opposé. Le déguisement féminin de Mascarille fait partie d'un plan pour tromper Trufaldin et lui prendre Célie ; mais, bien entendu, l'intervention de Lélie fait promptement échouer la ruse. Le frontispice de l'édition de 1682 (qu'on peut voir dans cette page) illustre le moment où Lélie enlève le masque de la supposée « femme » et révèle le visage de son valet Mascarille[3].

Jugements de la postérité

Dans sa Vie de Molière, Voltaire écrit à propos de cette première comédie de Molière[4] :

« … Le dénouement, qui a trop souvent été l'écueil de Molière, n'est pas meilleur ici que dans les autres pièces ; cette faute est plus inexcusable dans une pièce d'intrigue que dans une comédie de caractère. On est obligé de dire (et c'est principalement aux étrangers qu'on le dit) que le style de cette pièce est faible et négligé, et que surtout il y a beaucoup de fautes contre la langue. Non seulement il se trouve dans les ouvrages de cet admirable auteur des vices de construction, mais aussi plusieurs mots impropres et surannés. »

Victor Hugo est bien éloigné de ces réserves de puriste ; il fait part à Paul Stapfer de sa prédilection pour L'Étourdi[5] :

« Sur Molière, le jugement de Victor Hugo est fort original. La mieux écrite de toutes les pièces de notre grand comique, à son goût, c'est l'Étourdi, sa première œuvre. "L'Étourdi, me disait-il, a un éclat, une fraîcheur de style, qui brillent encore dans le Dépit amoureux, mais peu à peu s'effacent, à mesure que Molière, cédant malheureusement à d'autres inspirations que la sienne, s'engage de plus en plus dans une nouvelle voie[6]." J'avoue que je suis sur ce point de l'avis de tout le monde et que je préfère le style parfait d'Amphitryon ou des Femmes savantes au style un peu trop inégal de l'Étourdi. Mais je comprends très bien que Victor Hugo préfère le style de l'Étourdi, si étincelant d'esprit et d'imagination, si plein de la fougue de deux adolescences, l'adolescence de Molière et celle de la littérature française ; la langue de Louis XIII a toujours été chère à l'école romantique. Comme preuves à l'appui de son paradoxe, Victor Hugo me récitait avec une verve admirable deux passages de sa comédie favorite… »

Notes et références

Sources

Liens externes

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