LGBT en Nouvelle-Zélande

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La communauté LGBT en Nouvelle-Zélande a une visibilité accrue depuis les années 1980.

Démographie

L'office gouvernemental de la statistique Statistics New Zealand, dans le recensement de 2023, demande pour la première fois des questions relatives à l'appartenance à la communauté LGBT[1],[2]. Dans ce recensement, un vingtième de la population néo-zélandaise s'identifiait comme LGBT, dont % déclarait avoir une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle, 0,7 % comme trans et 0,4 % comme intersexe.

Lesbiennes

Famille lesbienne à Wellington en 2004.

Au XIXe siècle, les lesbiennes en Nouvelle-Zélande mènent des vies discrètes à cause des attentes sociales, puis à partir de 1950, la culture lesbienne devient davantage visible avec des associations politiques et des bars communautaires. Deux études médicales publiées en 2000 suggèrent que les lesbiennes pourraient souffrir d'une moins bonne santé que les autres femmes en Nouvelle-Zélande. Ce pays a le seul musée lesbien du monde.

Événements publics

À la suite du développement des mouvements LGBT se crée en la première pride nommée « Gay Day » à Auckland[3]. Il faudra attendre 1986 pour voir un développement d'évènements communautaires de grande ampleur à travers le pays. On peut noter alors la création de Gay and Lesbian Fair, Pride, Devotion, Freedom, Hero, Big Gay out[4]. Ce développement se continue jusqu'à aujourd'hui avec la pride d'Auckland, réunissant plus de 75 000 personnes en 2021[5].

Marche des fiertés d'Auckland de 2016.

Hero Festival

Une première fête annonciatrice est organisée en 1991 à Auckland par la New Zealands AIDS Fundation, où les invités étaient conviés à se déguiser et à se protéger avec des préservatifs[6],[7].

Ce succès permis en 1992 le lancement de ce qui deviendra l'évènement principal du festival, la Hero Parade, malgré l'opposition du maire conservateur de l'époque Les Mills. La parade avait lieu tous les ans en février, une à deux semaines après le Mardi gras. Sa fréquentation augmente progressivement, jusqu'à atteindre 200 000 spectateurs en 2000[6],[7].

En 2002, un scandale de dette met fin à la parade[6],[7].

Big Gay Out

Créé en 2000 comme une partie du Hero Festival[4], Big Gay Out est un évènement communautaire permettant aux personnes LGBT de se retrouver et s'amuser, et de faire de la prévention autour du SIDA. Il prend place chaque année au Coyle Park à Point Chevalier, dans la banlieue d'Auckland. En 2003, New Zealands AIDS Fundation prend la responsabilité de l'évènement[8].

Depuis la première édition ayant réuni plusieurs centaines de personnes, Big Gay Out a grandi, jusqu'à devenir un évènement incontournable de la vie LGBT d'Auckland avec une participation de 15 000 personnes en 2014[9]. Il est donc devenu un lieu prisé par les personnalités politiques et des manifestants occasionnels. On peut noter un échange d'anneaux entre six couples gays en 2004, ou encore la présence pendant son mandat de l'ancienne Première ministre Helen Clark[8].

Visibilité

Personnalités publiques

En 1993, Chris Carter (en) est devenu le premier parlementaire gay de Nouvelle-Zélande. Il devient par la suite le premier ministre gay du pays en 2002[4],[10].

En 1999, Georgina Beyer devient la première personne publiquement trans à être élue maire et députée en Nouvelle-Zélande et dans le monde[11],[12].

Maryan Street devient en 2005 la première femme ouvertement lesbienne à être élue députée de Nouvelle-Zélande[13].

En 2020, la scène politique néo-zélandaise est l'une de celles mettant le plus en avant les personnes LGBT dans le monde. Huit parlementaires du Parti travailliste sont ouvertement LGBT : Louisa Wall, Meka Whaitiri (en), Tāmati Coffey (en), Glen Bennett (en), Shanan Halbert (en), Grant Robertson (en), Kiri Allan et Ayesha Verrall. Ces trois derniers sont membres du cabinet Ardern ; il s'agit dès lors du gouvernement le plus ouvert sur le sujet dans l'histoire du pays[14],[15].

En 2021, aux Jeux olympiques de Tokyo, l'haltérophile kiwi Laurel Hubbard est la première athlète ouvertement trans à participer à une épreuve olympique[16].

Droits

Références

Bibliographie

Voir aussi

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