La Neuville-d'Aumont

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Communes limitrophes

La Neuville-d'Aumont, petit village de l'Oise situé à 18 km au sud de Beauvais et 10 km au nord de Méru, est composé de deux hameaux : Le Bois-de-Molle, Aumont qui s'ajoutent au chef-lieu, La Neuville-d'Aumont.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Nova villa (1230) ; Nova villa d’Osmont (XIIIe) ; Nova villa d’Oomont (XIIIe) ; Nova villa d’Hesmunt (XIIIe) ; Nova villa d’Eaumont (XIIIe) ; de Villanova d’Osmont (vers 1320) ; la Neuville d’Aumont (1375) ; la Neufville d’Omont (XIVe) ; la Neufville d’Aumont (1465) ; Neuville en Beauvoisis (1480)[3].

Le nom Neuville dérive du latin novavilla, ou « nouveau domaine ».

Le village s'est appelé La Neufville-d’Aumont, La Nova Villa et la Nova Villa d’Osmont, en référence au village voisin d'Aumont[4].

Histoire

Les origines anciennes du village sont mal connues. C'est le berceau de la Maison d'Aumont.

On sait qu'un château-fort existait dans le bois des Prés, entre Aumont et La Neuville. Celui-ci fut sans doute détruit à l'époque de la Ligue catholique, et seuls subsistèrent quelques caves, des puits comblés et les vestiges des fossés. On raconte que les cloches de la Neuville ont été jetées dans l'un des puits dont l'orifice fut longtemps visible au milieu du bois, et qu'on y aurait enfoui quantité d’argenterie et d'objets précieux[4]...

La commune est créée sous la Révolution française. Elle est fugacement intégrée au Coudray-sur-Thelle, de 1827 à 1833[5].

Au XIXe siècle et au début du XXe siècle existaient un four à chaux au Bois-de-Molle et un moulin à vent sur la commune. On y a fabriqué de la tabletterie et des éventails. Le village comptait un café en 1900[4].

Les communes du Déluge, de La Neuville-d’Aumont et de Ressons-l’Abbaye envisagent de se regrouper en 2017 pour former une commune nouvelle[6] afin de mutualiser leurs moyens et d’éviter pendant plusieurs années une baisse des dotations de l’État[7].

La décision de fusion et de création de La Drenne est prise par arrêté préfectoral du et prend effet le [8]. La Drenne est l'une des trois communes nouvelles créées le dans l'Oise, avec Bornel (issue de la fusion entre les communes de Bornel, Fosseuse et Anserville) et Saint-Crépin-Ibouvillers (issue de la fusion de Saint-Crépin-Ibouvillers avec Montherlant)[9].

Politique et administration

L'ancienne communauté de communes du pays de Thelle dans le département de l'Oise.

Rattachements administratifs et électoraux

L'ancienne commune de La Neuville-d'Aumont se trouvait dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle faisait partie de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Noailles[5] puis a été intégrée, dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, au canton de Chaumont-en-Vexin.

Intercommunalité

La Neuville-d'Aumont était membre de la Communauté de communes du pays de Thelle, créée en 1996. Celle-ci a fusionné le avec la communauté de communes la Ruraloise, formant une nouvelle intercommunalité qui a pris la dénomination provisoire de communauté de communes du Pays de Thelle et Ruraloise.

Toutefois, la commune nouvelle regroupe trois villages qui étaient membres de deux intercommunalités différentes. En conséquence, le conseil municipal de La Drenne décide de se rattacher à la communauté de communes des Sablons[10].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
nov 1792   M. Lanctin    
an II   M. Henocq    
an II an VIII
(municipalité de Canton)
   
an IX 1814 François Jacques Lanctin   Cultivateur
oct 1811 1815 Charles Dupuis    
mai 1815 1815 François Jacques Lanctin   Cultivateur
oct 1815 1816 Charles Dupuis    
1816 1824 François Jacques Lanctin   Cultivateur
1824 1826 Jacques Henocq    
1826 1827 François Jacques Lanctin   Cultivateur
1827 1833
(Commune supprimée)
   
1833 1837 Jean Baptiste Dupuis    
1837 1839 Jean François Dupuis    
1839 (12j) 1839 Napoléon Charles Masselin    
1839 1847 Charles Frédéric Lanctin    
1847 1860 Jean François Dupuis    
1860 1861 Napoléon Charles Masselin    
1861 1876 Jacques Honoré Henri Grebet   Cultivateur
1876 1876 François Noël Lanctin    
1876 1883 Jacques Honoré Henri Grebet   Cultivateur
1883 1883 Jacques Honoré Dozet   propriétaire
1883   Louis Édouard Rausse    
mai 1884 1885 Jacques Honoré Henri Grebet   Cultivateur
1885 1888 Ernest Alfred Henneguy   maçon
1888 1901 Jacques Honoré Henri Grebet   Cultivateur
1901 1908 Louis Charles Porquier   Cultivateur
1908 1919 Charles Poiret   Cultivateur
1919 1929 M. Fournier    
1929 1933 Henri Masselin   Propriétaire
1933 1954 Aristide Bailly   Boutonnier Tentier
1954 1959 Lucien Duval    
1959 1961 Thierry Fourquemin   Cultivateur
Démissionnaire
1961 1965 Madame Chamson   retraitée
1965[4] 2008 Albert Alluyn   maréchal-forgeron
2008[4] décembre 2016 Christian Chorier SE Retraité de la fonction publique
Maire de La Drenne (2017 → )
Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2017[11] en cours Christian Chorier SE Maire de La Drenne (2017 → )

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 317 habitants, en évolution de +13,21 % par rapport à 2009 (Oise : +2,14 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
165204221169188183187203197
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
198202190174163153143112127
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
132128123111127119123104100
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
98105119172243263289317-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (11,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 26 %, 15 à 29 ans = 13,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 28,2 %, plus de 60 ans = 11,5 %) ;
  • 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 12,2 %).
Pyramide des âges à La Neuville-d'Aumont en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90  ans ou +
0,8 
1,5 
75 à 89 ans
2,3 
9,2 
60 à 74 ans
9,1 
28,2 
45 à 59 ans
25,0 
20,6 
30 à 44 ans
25,0 
13,7 
15 à 29 ans
17,4 
26,0 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Enseignement

La commune accueille une école de deux classes en 2016 (CM1 et CM2), gérée en regroupement pédagogique intercommunal avec Ressons-l’Abbaye, Le Déluge et Le Coudray-sur-Thelle, ainsi qu'une cantine scolaire[4].

Économie

En 2016, le village ne compte plus de commerces de proximité. La commune accueille une entreprise de travaux publics, un électricien et un maçon[4].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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