La Révolte à deux sous
From Wikipedia, the free encyclopedia
| La Révolte à deux sous | ||||||||
Lyon : de la Croix-Rousse aux Terreaux | ||||||||
| Auteur | Bernard Clavel | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Éditeur | Albin Michel Pocket en 1994 |
|||||||
| Date de parution | 1992 | |||||||
| Nombre de pages | 200 | |||||||
| ISBN | 2-7441-8462-4 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
La Révolte à deux sous est un roman de l'écrivain Bernard Clavel paru aux éditions Albin Michel en 1992.
Bernard Clavel nous parle d’une ville qu’il connaît bien, Lyon la cité de la soie', à une époque où « plus la ville monte et plus les maisons sont hautes, serrées les unes contre les autres ». C’est la colline du labeur où travaillent sans relâche et dans de terribles conditions les canuts qui tissent la soie, des miséreux qui triment pour des riches qui vivent dans les beaux quartiers, en bas dans la presqu’île. Elle s’oppose à la colline des prières qui « enfonce dans la clarté du ciel les aiguilles de ses clochers.
C'est l'histoire réelle de la révolte des Canuts de la Croix-Rousse à Lyon du 21 au pour réclamer une augmentation de deux sous qu'ils n'obtiendront jamais. Le pouvoir réagit vite et , l'armée du duc d’Orléans met fin à la rébellion. Le président du Conseil de l'époque, Casimir Perier déclarant « Il faut que les ouvriers sachent bien qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation. »
C’est l’histoire d’une révolte des canuts contre leur sort misérable, comme il s’en est produit plusieurs au cours du XIXe siècle, révolte libératrice, violente et sans espoir. Mais comme souvent, Bernard Clavel s’approprie l’histoire, lui impulse son propre rythme à travers des personnages projetés dans des événements qui les dépassent et cette nature rebelle qui se révolte à son tour.
Il rend une nouvelle fois hommage au Rhône, ce fleuve qu’il a tant chanté dans ses romans, de Pirates du Rhône à La Guinguette, ou dans son album Je te cherche, vieux Rhône. On retrouve parfois ici, dans ce fleuve où « les embarcations piquent du nez dans les remous […] où le prouvier force sur sa longue harpie de mélèze et l’homme de barre s’arc-boute, le dos cassé et les bras vibrant », des accents de La Table du roi quand le Rhône se fâche et s’insurge contre la folie des hommes.

