Labyrinthe d'église

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Labyrinthe d'église dans la cathédrale de Cologne.

Un labyrinthe d'église est un labyrinthe représenté sur le sol d'une église par un pavage bicolore.

Lorsque se développe le christianisme, bien souvent au lieu d'effacer ou de combattre les signes des rites antérieurs, le nouveau culte les récupère : ainsi sont absorbés les dieux, les temples, les cathédrales, les reliques, les fêtes agricoles et les labyrinthes présents dans les tombeaux ou les différents espaces sacrés des cultes païens où ils sont notamment destinés à piéger les esprits des morts[1]. La Bible n'évoque aucunement l'existence de labyrinthes, si ce n'est, indirectement, celui formé par les murailles qui entouraient et protégeaient la ville de Jéricho[2].

Le plus ancien labyrinthe connu dans un édifice chrétien est trouvé à El-Asnam en Algérie, dans les vestiges de la basilique de San Reparatus qui date de 324[3]. Il faut attendre le VIe siècle pour voir apparaître des labyrinthes d'églises en Europe : le plus ancien se trouve à la basilique Saint-Vital de Ravenne en Italie. Mais le symbole hautement païen du labyrinthe est abandonné durant tout le Haut Moyen Âge, pour n'être repris qu'au XIIe siècle[réf. souhaitée]. Ce trait est devenu commun à bon nombre d'églises et à la plupart des grandes cathédrales d'Europe. Les labyrinthes y sont généralement constitués de chemins uniques menant de façon oscillatoire à un centre sans impasse[4]. Les plus vastes se trouvent dans les cathédrales françaises[réf. souhaitée] :

Labyrinthes détruits

Le labyrinthe y est toujours situé du côté ouest, la direction d'où viennent les démons (l'ouest, où le soleil disparaît, représentant la direction de la mort). Ne pouvant se déplacer qu'en ligne droite, les démons étaient ainsi piégés avant d'arriver au chœur[5].

Un exemple : Chartres

Notes et références

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