Lamine Diakhaté
diplomate sénégalais
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Lamine Diakhaté, né le à Saint-Louis et mort le à Paris, est un homme politique et écrivain sénégalais.
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(à 58 ans) Paris |
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Biographie
Après sa scolarité à Louga et Saint-Louis et ses études universitaires à Katibougou (Soudan français), Dakar et Paris, gagnant des diplômes en langues orientales, en phonétique, en littérature et linguistique générales, il se forme comme journaliste et rédacteur. Jeune homme, il attire l’attention du président-poète Léopold Sédar Senghor.
Diakhaté occupe ensuite des postes élevés en France et au Sénégal, entre autres comme chef de la Division d’Information de la Société de radiodiffusion de la France d’Outre-Mer (SORAFOM) à Paris, comme directeur de la Radiodiffusion du Sénégal (SORAFOM et Gouvernement du Sénégal) et comme directeur de l’information et de la Radio de la fédération du Mali. Dans ses diverses fonctions, il rédige un grand nombre d’articles et éditoriaux pour des journaux comme Afrique en marche (Paris), Condition Humaine, Dakar-Matin, Le Soleil, les trois derniers étant publiés à Dakar.
Proche collaborateur du président Léopold Sédar Senghor, Lamine Diakhaté sert comme directeur du cabinet de la présidence du Sénégal, comme ministre de l’Information, des Télécommunications et du Tourisme, comme ambassadeur du Sénégal au Nigéria puis au Maroc, et finalement comme ministre conseiller ou délégué permanent adjoint du Sénégal auprès de l’Unesco à Paris.
Auteur et poète africain d’expression française, Lamine Diakhaté est l'un des représentants de la négritude. À ses yeux la négritude est un mouvement littéraire, un effort pour donner une voix aux traditions et valeurs de la culture africaine avec le but de participer activement au développement d’un humanisme universel des autres civilisations. En tant que critique littéraire, il promeut des idées formulées à l'origine par Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor en présentant les œuvres des poètes et auteurs de la négritude et en critiquant d’autres. Avec Césaire et Alioune Diop, il est un des cinq membres du comité de direction des éditions Présence africaine, à Paris. Cette maison de publication imprime quelques-unes de ses œuvres poétiques. Pendant plusieurs années, il sert aussi comme secrétaire culturel de la Société africaine de culture (SAC).
Lamine Diakhaté participe à plusieurs festivals littéraires et conférences en Afrique, Europe et en Asie : les Biennales Internationales de Poésie (entre autres la Ve () et XIIe) à Knokke-le-Zoute ; la Première et la Troisième Biennale de la langue française, à Namur en 1965 et à Liège en 1969 ; les Colloques des Écrivains Afro-Scandinaves à Stockholm ; le Congrès des Écrivains Afro-Asiatiques, à Beyrouth en ; le Festival Poétique de Struga en ; le Fourth World Congess of Poets à Séoul du 2 au 7 ; et le 15e Congrès de l'Union Internationale des journalistes et de la presse de langue française à Paris du au . En plusieurs occasions, il est un des organisateurs, par exemple à l’occasion du Premier festival mondial des Arts Nègres, du 1er au ; du Festival culturel panafricain d'Alger en 1969, des Journées culturelles africaines de Turin, en , du Colloque sur la négritude à Dakar, en , et de l'« Introduction à la Poésie de L.S. Senghor » à Casablanca, en .
Il est élu membre de la Société des gens de lettres en , et deux distinctions lui sont attribuées : le prix Edgar Poe pour l'année 1971 de la Maison de Poésie à Paris, et le grand prix littéraire d'Afrique noire 1979 pour son roman Chalys d’Harlem[1].
Lamine Diakhaté meurt le à Paris, et est enterré au cimetière musulman de Yoff à Dakar, le . Son épouse, Gisèle, née Clément, et leurs deux enfants, Laurence et Thierry, sont également décédés.
Œuvres
Poésie
- La joie d’un Continent, éditions P.A.B, Alès, 1954 ;
- « Pour la Jeune Fille de Soie Noire », Présence Africaine 2e série no 3, avril-, p. 48 ;
- Primordiale du Sixième Jour, éditions Présence Africaine, Paris, 1963 ;
- Temps de Mémoire, éditions Présence Africaine, Paris, 1967 ;
- Nigérianes, Nouvelles Éditions africaines, Dakar/Abidjan, 1974 ;
- Terres Médianes, éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1984.
Romans
- Lecture libre de Lettres d’hivernage et d’Hosties noires de Léopold Sédar Senghor, Nouvelles Éditions africaines, Dakar, 1976 ;
- Chalys d’Harlem, Les Nouvelles Éditions Africaines, Dakar, 1978 ;
- Le Sahélien de Lagos, Les Nouvelles Éditions Africaines, Dakar 1984.
Autres
- « Sarzan » (adaptation théâtrale d’une nouvelle de Birago Diop), Liaisons, numéro spécial « l’Afrique nouvelle », Dakar, le ;
- « Prisonnier du regard », Présence Africaine, nouvelle série bilingue no 65 (1er trimestre 1968, p. 144-155 ;
- « Prisonnier du regard », Les Nouvelles Éditions Africaines, réimpr. Dakar, 1975.