Le Collecteur d'impôts

From Wikipedia, the free encyclopedia

Date
XVIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Les Collecteurs d'impôts
Artiste
Date
XVIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Matériau
Dimensions (H × L × l)
94 × 77 × 7 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
No d’inventaire
RF 1989-6, RF 1989 6Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
musée du Louvre, Salle 814, aile Richelieu, niveau 2

Le Collecteur d'impôts, ou Les Collecteurs d'impôts voire Le Receveur de la ville de Reymerswaele et son Aide[1], est une peinture à l'huile sur panneau de bois de chêne réalisée vers 1535, par le peintre flamand de la Renaissance Marinus van Reymerswale, qui fut actif à Anvers de 1530 à 1546. L'œuvre est conservée au département des peintures du musée du Louvre à Paris.

Le motif du collecteur d'impôts succède à celui du peseur d'or, inauguré en peinture dès 1449 par Petrus Christus dans son portrait d'orfèvre recevant un couple (Un orfèvre dans son atelier, peut-être saint Éloi, Metropolitan Museum of Art, New York) et développé par Quentin Metsys dans Le Prêteur et sa Femme (musée du Louvre)[2].

Le tableau est signalé à la National Gallery de Londres, par Benjamin Rivière, conservateur de la Bibliothèque municipale de Douai en 1897 alors qu'il était chargé de vendre pour une de ses connaissances un tableau du même sujet censé être absolument semblable à celui de Londres. Il est acquis par le musée du Louvre à la vente Sotheby de Monaco le , par préemption en vente publique, à l’initiative de Michel Charasse, alors ministre du budget, pour dépôt au ministère des Finances, avant d'être renvoyé au musée du Louvre en 2001[3].

Description

À gauche, un contrôleur âgé et calme, enregistre la contribution d'un individu, peut-être collecteur lui-même, dont le rictus narquois et la main crispée à côté des pièces de monnaie expriment toute la cupidité[2].

Le portrait du premier, sans doute Cornelis Danielsz, dont le nom apparait sur l'un des documents accumulés sur l'étagère et qui fut maire de Reimerswaal, s'oppose au caractère moral, ou immoral, du second[2].

Analyse

Sous le couvert de costumes du siècle précédent, Marinus van Reymerswale s'inscrit dans le sillage stylistique de Quentin Metsys, dénonçant un usage de son époque[2].

Portrait et scène de genre sont ici étroitement imbriqués, mais sans aucune référence explicite à la Vanité de la Richesse ou au message biblique, à l'inverse des précédents de Petrus Christus et Quentin Metsys[2].

Exposition

Cette peinture est exposée dans le cadre de l'exposition Les Choses. Une histoire de la nature morte au musée du Louvre du au , parmi les œuvres de l'espace nommé « Accumulation, échange, marché, pillage »[4].

Variantes du sujet

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI