Le Derby d'Epsom
tableau de Théodore Géricault
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Course de chevaux, traditionnellement appelé Le Derby de 1821 à Epsom ou simplement Le Derby d'Epsom, est un tableau de Théodore Géricault.
| Artiste | |
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| Date | |
| Type | |
| Technique |
Peinture à l'huile sur toile |
| Dimensions (H × L) |
92 × 123 cm |
| Propriétaire | |
| No d’inventaire |
MI 708 |
| Localisation |
Contexte
Passionné par les chevaux, Géricault réalise de nombreux tableaux représentant ces animaux. Travaillant un temps aux écuries impériales, il a ainsi l'occasion de les étudier en détail et exécute ainsi de très nombreux « portraits » de chevaux[1].
Le tableau Course de chevaux ne s'apparente toutefois pas à ces séries de portraits mais illustre un thème mettant en scène des chevaux, comme l'artiste l'a fait à de nombreuses reprises, par exemple avec Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant en 1812 ou Course de chevaux libres à Rome en 1819[1].
Situation de l'œuvre dans la carrière de l'artiste
En voyage à Londres en 1820, Géricault intègre des influences locales à son œuvre : représentation pittoresque d'un événement de la vie quotidienne, influence des paysages de Constable et goût pour les peintures sur le sport, autant d'éléments qui se diffusent en France dans les années suivantes[2],[3].
D'autre part, cette œuvre constitue un rare - et donc précieux - exemple de peinture daté de son voyage en Angleterre, Géricault préférant y travailler la lithographie. Il peint cette toile pour le marchand de chevaux anglais Adam Elmore. Le tableau est acquis par le Musée du Louvre en 1866[1].
Description
Cette œuvre retient l'attention par le contraste qui réside dans la grande minutie du tableau et l'aspect complètement irréaliste du mouvement des chevaux. Ceux-ci semblent en effet flotter dans les airs, comme s'il s'agissait d'une danse où tous les chevaux seraient représentés pendant le temps de suspension de leur galop. Ce tableau illustre donc parfaitement les recherches de Géricault, et plus généralement du XIXe siècle, sur le mouvement et sa représentation.
La découverte « scientifique » et vériste de la décomposition du mouvement n'interviendra que plus tard, à la fin des années 1870, avec la chronophotographie de Marey et Muybridge. Nous savons dorénavant que les chevaux n'ont jamais les quatre jambes tendues simultanément, en dehors d'un saut.