Le Goûter après le bain
tableau de François-Alfred Delobbe
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Le Goûter après le bain est une peinture à l'huile sur toile de François-Alfred Delobbe, réalisée en 1892.
| Artiste | |
|---|---|
| Date |
1892 |
| Type | |
| Dimensions (H × L) |
131 × 97 cm |
| Mouvement |
École de Concarneau (d) |
| Localisation |
Collection privée |
Historique
Un tableau majeur du Delobbe tardif (Salon de 1892)
La peinture est présentée au Salon de 1892[1], au Palais des Champs-Élysées[2]. Le Goûter après le bain appartient à la même veine que À la mer ! (1891) et Joies d'enfants (1891). C’est le Delobbe intime, lumineux, naturaliste-poétique, centré sur l’enfance, la douceur du quotidien, la relation entre aînée et cadet, la nature comme écrin.
Le tableau montre deux enfants au bord d’un étang ou d’un bras d’eau calme : une jeune fille assise, vêtue d’une blouse blanche glissant légèrement de l’épaule, jupe rayée rouge et beige, posture détendue mais attentive ; un tout‑petit enfant, tenant une poignée de cerises qu’il offre à l’aînée ; un environnement luxuriant, feuillage dense, eau immobile, nénuphars, lumière douce filtrée par les arbres ; une atmosphère tiède, estivale, intime, presque silencieuse.
Delobbe n’est pas impressionniste, mais il partage avec eux l’intérêt pour la lumière naturelle, les scènes de plein air, les moments intimes, la vie moderne (enfants, loisirs, nature). Cependant, il s’en distingue radicalement par sa touche lisse, fondue, héritée de l’académisme[3].
En 1890, âge d'or de la peinture en Bretagne[4], la région est peinte soit comme un théâtre folklorique (coiffes, pardons), soit comme un laboratoire symboliste (Pont‑Aven), soit comme un drame social (Lhermitte). Delobbe fait l’inverse : pas de folklore, pas de symbolisme, pas de drame, juste la vie, la lumière, la tendresse. C’est une modernité anti‑pittoresque, très rare.
Suites
Le tableau a eu une carrière internationale conséquente : exposé lors de l'Exposition universelle de 1893 à Chicago[5],[6],[7],[8], puis de l'Exposition universelle d'Anvers de 1894[9],[10]. Reproduit en photoglyptie[11] par Braun & cie dès 1892[12], ce tableau a ensuite été édité en photogravure par Goupil & Cie dès 1893[13], aussitôt reprise aux États-Unis par D Appleton. En 1893 la maison Boussod, Valadon & Cie (successeurs de Goupil) produit une version en couleur, chromotypogravure destinée aux marchés étrangers. Les reproductions se sont alors multipliées sous les titres et les formats les plus divers. On connait au moins deux variantes du tableau : une version de grande taille probablement destinée à une exposition universelle, et une réduction destinée au marché privé[14]. La version la plus connue, celle qui a été la plus reproduite, n'est pas celle du Salon, mais celle de Chicago, reprise par les éditeurs étrangers. Comme pour Joies d’enfants ou À la mer !, les titres varient : Cherries after the bath, The offering, after the bath[15].
- Réduction du tableau destinée au marché privé.
- Photoglyptie Braun & Cie du tableau présenté au Salon de 1892 conservée au Musée des Beaux-Arts de Paris.
- Cherries after the bath, Photogravure Goupil & Co, 1893
- After the bath, Photogravure Goupil D Appleton & Co, 1893
