Le Journal d'Hélène Berr
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| Le Journal d'Hélène Berr | |
| Auteur | Hélène Berr |
|---|---|
| Pays | |
| Préface | Patrick Modiano |
| Genre | Journal autobiographique |
| Version originale | |
| Langue | français |
| ISBN | 978-2-84734-500-1 |
| Version française | |
| Éditeur | Éditions Tallandier |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 2008 |
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Le Journal d'Hélène Berr est le journal tenu par une étudiante juive parisienne, Hélène Berr, d' à . Ce témoignage sobre et pudique sur la vie, les aspirations et l’oppression subie, font de ce texte une véritable œuvre littéraire.
Ce journal commence le , après une visite chez Paul Valéry. Il s’achève au camp de Drancy le .
Le Journal est constitué de 262 feuillets volants truffés de citations de Shakespeare ou de Lewis Carroll. À travers quelques pages, l'autrice nous montre qu'elle parvient à oublier la guerre, le temps d'une « journée parfaite » à cueillir des framboises, dans la maison de campagne familiale. Pour fuir l'oppression, l'agrégative d'anglais se raccroche aux après-midi ensoleillées, aux poésies de Shelley, aux journées passées en bibliothèque…
Le port de l'étoile jaune, imposé en , est une première cassure. Hélène a noté son désarroi, les gestes de solidarité des Parisiens dans le métro, le zèle du contrôleur qui la refoule dans la voiture de queue, réservée aux juifs. Elle raconte l'arrestation de son père et son internement à Drancy, le désarroi de la famille, la joie que suscite sa libération obtenue par le paiement d'une rançon.
Elle évoque la solitude, l'impuissance à témoigner de la barbarie et l'abîme qui se creuse entre elle et ses amis.
« À chaque heure de la journée se répète la douloureuse expérience qui consiste à s’apercevoir que les autres ne savent pas. »
Les derniers mots du journal, « Horror! Horror! Horror! », font écho à la pièce de Shakespeare Macbeth, où Macduff s'exclame : « O horror, horror, horror! ». Cette dernière phrase rappelle aussi le « The horror! The horror! » de Kurtz, à la fin du roman Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad.
Publication de l’œuvre
Sa publication résulte de la volonté de Mariette Job, la nièce d’Hélène Berr et ancienne libraire, qui, connaissant ce texte par des copies circulant dans sa famille, a retrouvé le manuscrit original : selon le vœu de sa tante, il avait été remis après la guerre à son fiancé, Jean Morawiecki (d) qui a institué Mariette Job légataire du journal.
Le manuscrit du journal fut déposé en 2002 au Mémorial de la Shoah. Au printemps 2007, Karen Taieb, archiviste au Mémorial de la Shoah, montre à Antoine Sabbagh, directeur de la collection Archives Contemporaines aux Éditions Tallandier, le manuscrit du Journal d'Helene Berr. La famille, dit-elle, n'est pas encore prête à publier. L'éditeur contacte alors Mariette Job en lui garantissant que l'édition du Journal ne sera pas savante, peu de notes, et qu'elle sera accessible au plus grand public. Après l'accord de la famille d'Hélène Berr, Tallandier contacte Patrick Modiano qui écrit au cours de l'été la préface au journal.Il est publié pour la première fois en , avec la préface de Patrick Modiano[1].
Lectures publiques
À partir du printemps 2008, le Journal d'Hélène Berr est lu en public, d'abord par Isabelle Carré et Sophie Neveu au Théâtre du Rond-point puis par Elsa Zylberstein, Ariane Ascaride, Guila Clara Kessous et de nombreuses autres actrices qui, jusqu'à aujourd'hui, continuent de faire entendre la voix d'Hélene Berr.