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Le Signal (immeuble)

immeuble à Soulac-sur-Mer From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Signal était un ensemble de deux bâtiments d'habitat collectif, situé à Soulac-sur-Mer en France. Le premier bâtiment fut construit en 1967 et le second en 1970[1], quand l'ensemble était localisé à encore environ 200 mètres de l'océan Atlantique et séparé de celui-ci par une dune végétalisée depuis disparue.

Fondation
Démolition
Faits en bref Type, Fondation ...
Le Signal
Vue en 2017.
Présentation
Type
Fondation
Démolition
Localisation
Localisation
Coordonnées
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L'ensemble est détruit le à cause du recul du trait de côte provoqué par l'érosion du littoral en France[2].

L'immeuble

Contexte

L'ensemble devait à l'origine faire partie d'un lot de 14 immeubles, regroupant 1 200 logements, un hôtel de luxe et une thalassothérapie, le tout connecté aux autres communes par de larges voies automobiles[3]. Ce projet voulu par le maire, Jean-François Pintat[4], est un symbole des Trente Glorieuses, durant lesquelles l'accès à la propriété et aux vacances bon marché était favorisé [5]. Néanmoins, le promoteur a fait faillite et sa liquidation a été prononcée en 1968[6].

La construction

Le permis de construire est déposé en [7]. L'immeuble est livré en deux temps : d'abord un premier bâtiment en 1967 (bâtiment A) puis le second en 1970[2] (bâtiment B). Qualifié de « verrue » par les riverains, l'immeuble est composé de quatre étages, mesure 40 mètres de long et comporte 78 logements[8]. En 2008, la modernisation des parties communes est votée et les dépenses s'élèvent à 700 000 euros[2]. S'il est distant à l'époque de 200 m de l'océan Atlantique, en 2023, l'immeuble se trouve à une dizaine de mètres de l'océan[9].

Premières vicissitudes et recours

Tempêtes hivernales

L'immeuble est d'abord touché en 2010 par la Tempête Xynthia qui provoque le recul de 15 mètres de la dune, puis en 2014 par la tempête hivernale[10]. Chaque année, le trait de côte recule entre 5 et 8 mètres. Des nombreuses campagnes de réensablement ont été engagées, mais ne suffisent pas à endiguer le recul du trait de côte. En , l'immeuble est définitivement vidé de ses habitants par arrêté municipal.

Des indemnisations

L’État propose d'abord une indemnisation à hauteur de 20 000 euros par appartement, ce que les propriétaires refusent[1]. Ces derniers s'engagent dans de longues procédures judiciaires afin de bénéficier du « fonds Barnier », sans succès car l’érosion des dunes n'entre pas dans ses critères d’attribution[11]. Cependant le vote en d'un amendement du projet de loi de finances pour 2019 leur permet, en raison du cas unique que représente le Signal, que leur soit affectée une partie du programme de prévention des risques[12]. En 2020 et sur une enveloppe de 7 millions d'euros, les 75 propriétaires sont indemnisés à hauteur de 70 % de la valeur initiale de leur logement[13].

Démolition

Un désamiantage est effectué en 2019[14]. La démolition de l'immeuble débute le [3] et s'achève le , sous l'égide du ministre Christophe Béchu. L'Office national des forêts sera chargé de restaurer écologiquement la dune par la plantation d'espèces.

Références

Articles connexes

Liens externes

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