École de la Rose-Croix d'Or
mouvement spirituel d'inspiration gnostique et chrétienne
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'École internationale de la Rose-Croix d'Or (RCO), également connue sous le nom de Lectorium Rosicrucianum, fondée en 1945 par Jan van Rijckenborgh (Jan Leene,1896-1968) et Catharose De Petri (Henny Stok-Huyser, 1902-1990)) à Haarlem aux Pays-Bas, est un mouvement spirituel d'inspiration gnostique et chrétienne, sans orientation politique, présente dans plus de 40 pays. Elle compte environ 15000 membres au total, dont environ 700 pour la France.
Historique
En 1924, les deux frères Jan et Wim Leene se rapprochent du mouvement américain Rosicrucian Fellowship (Fraternité rosicrucienne), fondé en 1909 par Max Heindel. En 1929, ils prennent la tête de la branche hollandaise. Rejoints par Henriette Stok-Huizer en 1930, ils fondent ensemble un groupe indépendant en 1935, sous le nom de Rozekruisers Genootschap (Société rosicrucienne). Wim Leene meurt en 1938, mais Jan Leene et Henny Stok-Huyser poursuivent l'aventure et écrivent de nombreux ouvrages, publiés sous leurs noms d'auteur : Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri.
Après la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle ils sont contraints d'effectuer leurs activités dans la clandestinité, ils créent en 1945 l'École de la Rose-Croix d'Or (Lectorium Rosicrucianum) aux Pays-Bas. Dans le même temps, Jan Van Rijckenborgh crée en France l'association Lectorium Rosicrucianum France, présidée dès 1956 par Antonin Gadal, historien ariégeois qui réhabilita la dimension spirituelle et initiatique du catharisme. En 1965, Jan Van Rijckenborgh et Catharose De Petri s'entourent d'un collège dénommé Direction Spirituelle Internationale (DSI). Après le décès de Jan van Rijckenborgh en 1968, Catharose de Petri guide l'École de la Rose-Croix d'Or jusqu'en 1970, confiant ensuite à la Direction Spirituelle Internationale le soin de continuer à développer l'essor du mouvement[1]. Catharose De Petri décède en 1990.
À ce jour, le Lectorium Rosicrucianum dispose d'une vingtaine de grands centres de conférences Aux Pays-Bas et en Allemagne, ainsi qu'en Suisse, Autriche, Pologne, Hongrie et en Angleterre, de six centres au Brésil, six en Afrique, et deux en France, "Le Phénix" en Région Grand Est et "La Licorne" en Région Occitanie. De plus, en France, le Lectorium Rosicrucianum propose des activités dans une douzaine de centres locaux implantés dans les grandes villes (https://www.rose-croix-d-or.org/).
Philosophie et enseignements
La Rose-Croix d’Or est un mouvement spirituel qui puise sa source dans le christianisme des origines. L'enseignement rosicrucien se transmet par la publication de livres, de brochures et l'organisation de soirées à thèmes, conférences publiques et séminaires. Elle se rattache à la tradition gnostique, selon laquelle la connaissance universelle est présente en chaque être humain[2]. Cet enseignement est aussi l'objet d'études par des universitaires (belges, néerlandais, canadiens et français). Il n'y a pas de cours par correspondance. L'École de la Rose-Croix d'Or prétend s'inspirer des « antiques mystères chrétiens » (cathares, Graal, Rose-Croix)[3],[4].
« L'esprit gnostique y est très marqué[5],[6],[7] ». L'ésotérisme chrétien est central (l'Évangile de Jean est ouvert dans tous les temples), mais l'enseignement de la Rose-Croix d'Or se réfère également à l'évangile de la Pistis Sophia, à la Table d'émeraude et au Corpus Hermeticum d'Hermès Trismégiste, ou encore au Tao Te King de Lao Tseu, ainsi qu'aux textes des Rose-Croix classiques de Jean Valentin Andreae.
Des cycles d'approche de l'enseignement de la Rose-Croix d'Or sont organisés dans les centres locaux et sur internet.
On peut trouver l'ensemble des ouvrages de la Rose-Croix d'Or sur le site https://www.septenaire.com
Organisation


L'organisation de l'École spirituelle fonctionne à tous ses niveaux sur la collégialité. Il y a une « direction spirituelle » internationale de treize membres :
- Des membres du « présidium » au nombre de cinq par région. Ainsi la région trois comprend : la Suisse, le Canada, la Grèce, la Roumanie, l'Italie et la France ;
- Les « directions nationales » représentent leurs pays, et assistent les présidiums. Les directions nationales sont des courroies de transmission des présidiums vers les « directions des centres » de ville. Le rôle des treize directions des centres de France est organisationnel autant que « spirituel » ;
- Un groupe d'« élèves » assume la tâche des « contacts avec le public » ;
- Les autres membres participent aux réunions, conférences, etc. à la hauteur de l'engagement qu'ils ont pris vis-à-vis d'eux-mêmes et symboliquement vis-à-vis de l’École spirituelle.
Analyses et critiques
Elle a été listée comme secte en France, pratiquant l'occultisme ou un « ésotéro-occultisme », dans un rapport parlementaire de 1995[8],[n 1] considéré obsolète et complètement caduc par les plus hautes instances de l'état, contenant même des éléments erronés :
"Le premier rapport officiel datant de 1995 a établi une liste de 173 « mouvements sectaires », qui a été considérée, depuis 2005, comme obsolète, tant par le gouvernement et les parlementaires et comme « complètement caduque » par le président de la MIVILUDES bien qu'elle ait « permis de cerner le phénomène même si c'était de manière parfois erronée et partiellement incomplète », et « de moins en moins pertinente » par la circulaire Raffarin de 2005 qui ajoute que le recours à des listes est à éviter « au profit de l'utilisation de faisceaux de critères »"
Cependant en , d'après l'ADFI de Toulouse, « il n’y a pas de victimes des Rose Croix. [...] Ce qu’ils croient ou pas les regardent, mais il n’y a pas à ce jour de conséquences sur la vie civile, sur les droits ou libertés de chacun. La Miviludes les observe mais sans plus ». Elle est alors reconnue comme association cultuelle en France, et comme religion en Espagne, aux-Pays-Bas et en Hongrie[9].